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15.03.2010

n°8 - dossiers du 11-09 - du 14-03 : - Début -: Le 11 septembre 2001 : une provocation mondiale.

n°8 - dossiers du 11-09 - du 14-03 : - Début -: Le 11 septembre 2001 : une provocation mondiale.


dossiers du 11-09 n°8 du 14-03

       C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à part :

Des photos inédites du 11 Septembre.

1-1   Vidéos (3) effectivement excellente !

1-2 Page spéciale sur le 11 septembre 2001.

1-3   Giulietto Chiesa* : Le contrôle politique et militaire de nos sociétés.

2 Brèves

2-1 Le président Mahmoud Ahmadinejad qualifie le 11-Septembre de grand mensonge.

2-2 Des conseillers d’Obama : 11-Septembre : les accusés pourraient être jugés par des tribunaux militaires d'exception.

2-3 Le Sénat US prolonge trois dispositions de la loi antiterroriste PATRIOT ACT.

2-4 Du 11 Septembre 2001 aux prémisses de la mondialisation.

3  Dossiers

3-1 David Ray Griffin : Michael Hess interviewé sur le 11/9 – les preuves que le NIST a menti.

3-2 Général Leonid Ivashov*  : Le 11 septembre 2001 : une provocation mondiale.

Suite

3-3  AE911Truth : 1000 Architectes & Ingénieurs demandent une nouvelle enquête sur le 11-Septembre.

3-4 Vincent Robeyns  :  Michael Hess interviewé sur le 11/9 – les preuves que le NIST a menti.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Ben laden a nié être responsable du 11/09, ne l’oubliez pas !

4-2 Le directeur de la commission sur le 9/11 : « La version officielle des attentats est fausse ».

4-3 François Marginean : La Commission sur le 9/11 confirme: La version officielle est un mensonge.

4-4 Netanyahu : « Mon père a prévu les attentats du 11-Septembre dans les années 90 »

Fin

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Le géophysicien André Rousseau et les ondes sismiques du WTC.

5-2 Pino Cabras : Forte proportion de passagers liés à l’armée dans le vol 77 qui aurait percuté le Pentagone...

5-3 Thierry Meyssan: "L'Effroyable Mensonge", Cet ouvrage n'est pas une contre-enquête, mais un pamphlet.

5-4 Giulietto Chiesa : Le 11-Septembre et la crise économique aux Etats-Unis.



Tiré à part :

Des photos inédites du 11 Septembre.

La chaîne ABC s'est procuré des photos prises par un hélicoptère de la police de New York le jour des attentats.

Une série de photos du 11 Septembre, jusqu'alors inconnues du public, a été diffusée ce jeudi par ABC News. Prises par hélicoptère de la police de New York, elles apportent un nouvel angle, vu du ciel, sur ce drame dont on a pourtant vu et revu les images.

La chaîne américaine les a obtenues auprès du National Institute of Standards and Technology (NIST), qui a enquêté pendant trois ans sur la chute des tours.

Le NIST avait archivé ces images sur neuf CD-Roms, soit 2.779 prises de vue en tout, avant de les communiquer à ABC News qui en avait fait la demande il y a un an en vertu de la loi américaine sur la liberté de l'information.

Libération.fr

Sélection à voir ici.

http://www.liberation.fr/monde/0101618788-des-photos-ined...



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..

 

1-1 Vidéos (3) effectivement excellente !

 


1-2 Page spéciale sur le 11 septembre 2001.

 http://mai68.org/pages-speciales/911/911.htm   - 

 http://mai68.org/spip/spip.php?article97


1-3   Giulietto Chiesa* : Le contrôle politique et militaire de nos sociétés.

Guerre et mensonge (1/3)

Nous vivons une période de mutation historique sans précédent. La planète est devenue un village global dans lequel la démocratie est manipulée par ceux qui contrôlent l’information. Le mensonge et la guerre nous emportent là où nous ne voulons pas aller. Le journaliste italien et homme politique européen, Giulietto Chiesa analyse ce mécanisme et nous invite à ne plus en être dupes.

Communication et démocratie

Rares sont les gens capables de tracer un tableau d’ensemble de la situation actuelle de l’humanité. Mais cela ne signifie pas que personne ne voit cette situation. Ceux qui disposent de l’information ont beaucoup plus de chances de voir : le présent, mais aussi une partie souvent non négligeable de l’avenir.

Toutefois il est vrai que la majorité de la population, y compris beaucoup de ceux qui prennent des décisions et qui ont du pouvoir, n’a pas ces informations. Pourquoi ? Parce que nous vivons dans un système de communication, et non seulement d’information, qui ne rend absolument pas compte du monde dans lequel nous vivons, qui nous en offre même une image complètement faussée et nous empêche de voir ce qui se passe.

Prenons un exemple. En Italie, nous avons connu tous les détails du crime de Cogne [1], de cette mère soupçonnée d’avoir tué son enfant de trois ans. Cela a été la matière principale de la presse écrite, des journaux télévisés, et des débats télévisés. Bref, cela a été l’événement le plus commenté, analysé et discuté par les médias dans les premiers mois de l’année 2002. Et donc par le public.

Quel est l’enjeu de ce fait divers ? A-t-il une influence sur la « conscience » collective ? Il a sans nul doute une forte influence, à de nombreux égards. Mais il y a un enjeu qui saute immédiatement aux yeux : en occupant les premières pages des médias pendant un mois entier, la mère de Cogne – en cela innocente – a éclipsé le reste de la planète. Le monde entier a disparu sous ce linceul, y compris les bombardiers stratégiques états-uniens qui dévataient alors les vallées d’Afghanistan.

Des cas de ce genre, parfois plus éclatants encore, sont légion. Prenons-en un autre, pour illustrer le fait que le système tout entier de la communication et de l’information est construit et fonctionne pour se moquer de nous tous, et nous conduire où « on » veut. À la mi-novembre, quand les Tadjiks sont arrivés à Kaboul et qu’ils l’ont « conquise », la presse écrite et les journaux télévisés italiens les plus importants (mais aussi les moins importants), la Repubblica, la Stampa, le Corriere della Sera, TG 1,TG 2,TG 3,TG 4,TG 5,TG 6 et TG 7 [TG, abréviation des journaux télévisés en italien, Ndt.], nous ont raconté que les femmes afghanes avaient « enfin » ôté leur burka et que les hommes s’étaient « enfin » rasé la barbe. Or, on le sait, ces nouvelles étaient fausses ; mais avec ça, on n’a pas encore tout dit. Il ne suffit pas non plus de dire que ceux qui les écrivaient, qui les prononçaient et qui les publiaient auraient dû savoir qu’il s’agissait de fausses nouvelles. Moi aussi, je suis journaliste et il m’est déjà arrivé de donner une information erronée, d’arriver trop tard sur un événement, de fournir une fausse interprétation, mais ça arrive une fois et ça arrive à une seule personne.

Est-il possible que l’ensemble des journaux et des moyens de communication de masse nous aient donné par hasard, par mégarde, par incompréhension, pendant des semaines entières, deux nouvelles totalement fausses ? Cela ne peut pas avoir été une erreur. Les directeurs de tous les journaux écris et télévisés ont mobilisé leurs meilleurs éditorialistes pour qu’ils nous racontent ces deux bobards pendant des semaines entières. Ce n’est pas un hasard. C’est seulement la démonstration la plus éclatante du fait que le système de communication dans son ensemble fonctionne non pas sur la base de la vérité et de la véracité de l’information mais dans le but de répandre des nouvelles fournissant une certaine interprétation de la réalité, ou de dissimuler des parties de la réalité au profit d’autres, qui servent mieux les rouages de la domination et sont plus commodes à raconter.

On pourrait opposer qu’il en est toujours allé ainsi. Eh bien moi, j’affirme que c’est faux. Ce qui se passe aujourd’hui dans ce domaine est très, très différent de ce qui avait lieu dans le passé. Nous vivons actuellement une nouvelle époque historique, nous nous trouvons devant un tournant de l’histoire. Cela n’arrive pas souvent. Il arrive souvent que, pendant de longues périodes, il n’y ait pas de grands changements structurels. Nous, par contre, nous sommes au beau milieu d’un immense changement structurel. En premier lieu, il est fondamental de comprendre cela. Et de comprendre, en deuxième lieu, que la communication et l’information sont les instruments décisifs de cette mutation structurelle historique, qu’elles en sont le pivot, le socle.

En l’absence de cette base, ce changement non plus n’aurait pas été, et ne serait pas, d’une telle importance historique. Il est essentiel de comprendre tout cela parce que ou bien nous sommes capables de le faire — et nous pourrons alors nous défendre — ou bien nous n’en sommes pas capables — et nous serons vaincus —. Par ailleurs, étant donné que ces processus se développent très rapidement, il faut, pour ainsi dire, comprendre vite. Les questions de la communication, et de la démocratie dans la communication, sont devenues essentielles pour n’importe quelle lutte visant à défendre la démocratie. Ou nous serons capables de les aborder, ou nous perdrons la démocratie. Parce que moins d’information signifie moins de démocratie.

Une communication indécente (c’est-à-dire dépourvue de valeur intellectuelle, de décence, de culture) et manipulée (c’est-à-dire trompeuse, sous les multiples formes par lesquelles on peut induire en erreur ceux qui la subissent) prive la population de moyens intellectuels de défense. Un pays ne peut être considéré comme démocratique si une grande partie de sa population est soumise à une communication manipulée et à une information fondamentalement fausse. Le panorama que nous avons sous les yeux indique qu’on est en train de nous voler la démocratie, même si l’on ne nous empêche pas d’aller voter. Mieux : nous continuerons d’aller voter, sans nous rendre compte (ou en oubliant) que l’exercice de la démocratie est tout autre chose que l’exercice du vote. Celui-ci n’est qu’un élément nécessaire mais non suffisant pour que l’on puisse qualifier une société de « démocratique ». Mais il est évident que l’exercice du vote perd tout son sens et devient une procédure de pure forme si les votants ne sont plus en mesure de choisir, de faire la distinction entre les variantes, entre les programmes, entre les options. Et c’est l’information qui permet de connaître ce qu’il convient de choisir.

Le 11 septembre et la fin de la souveraineté nationale

En ce qui concerne le 11 septembre, je résumerais la situation ainsi : la vérité sur le 11 septembre, nous ne la connaîtrons jamais. Nous ne la connaîtrons pas au cours des cent prochaines années, comme le dit Noam Chomsky. Mais ce que nous pouvons dès maintenant assurer, sans risque d’erreur, c’est que la version que l’on nous a fournie est fausse. On peut même le démontrer. J’ai rassemblé toutes les informations que je pouvais rassembler, et cela n’a pas été facile. Non parce qu’elles faisaient défaut : au contraire, il y en avait beaucoup. Mais elles étaient mêlées à un amas de bêtises et d’incohérences aussi nombreuses que manifestes. Il fallait débrouiller l’écheveau des contradictions avant de pouvoir établir des circonstances plutôt simples.

C’est ainsi que je suis parvenu à la conclusion que le 11 septembre a des causes et des origines très, très différentes de celles que nous connaissons, de celles que vous connaissez, et que l’Ennemi, le Satan dont nous devons nous protéger n’est pas Oussama Ben Laden. Plus précisément : ce n’est pas qu’Oussama Ben Laden. Celui-ci a probablement participé à l’opération, ou alors il en était informé de quelque manière, directement ou indirectement. En tous cas pas tout seul, pas depuis la grotte afghane où il était confiné, pas comme acteur principal mais, éventuellement, comme second rôle. Tout ce que l’on a pu rassembler pour trouver une explication indique que l’ennemi n’est pas l’islam mais quelque chose de bien plus complexe, si complexe que c’est difficilement explicable aux milliards d’individus qui sont contraints d’en subir les conséquences et qui ne pourront jamais comprendre.

Un phénomène typique des grandes opérations de terrorisme d’État est leur caractère complexe et la multiplicité des acteurs qui agissent les uns à l’insu des autres mais comme de concert, rattachés par mille fils et, dans le même temps, conditionnés par des stratégies que seules les quelques personnes au sommet connaissent dans leur intégralité ; tandis que, sous elles, les subalternes employés aux différents niveaux ont une connaissance partielle, et qu’au niveau le plus bas, les exécutants ignorent tout des desseins de ceux qui les dominent et les dirigent, mais ont été convaincus au préalable d’agir dans l’intérêt exclusif de la cause à laquelle ils croient. Expliquer, dévoiler tous les passages, toute la pyramide, est impossible en quelques mots. Mais c’est l’émotion qui rend encore plus difficile une analyse impartiale. Émotion qu’on alimente en exploitant et en amplifiant la douleur et la peur réelles. Émotion nourrie de l’agressivité qui se déchaîne contre tous ceux qui cherchent à distinguer le vrai du faux et que l’on accuse immédiatement de blasphème parce qu’ils ne se plient pas à la version officielle : la plus « évidente », la plus « logique », la plus « simple », mais pas pour autant la plus vraie.

On nous a annoncé le début d’une guerre qui se poursuivrait pendant plusieurs générations. Dick Cheney l’a dit, Donald Rumsfeld l’a dit, George Bush l’a déclaré. Et lorsque je les ai écoutés prononcer ces phrases, j’ai ressenti un frisson d’inquiétude : mais que diable ! Ont-ils perdu la tête ? Ils nous disent que nous mourrons tous en temps de guerre ou que nous mourrons en état de guerre. Mais où ces messieurs lisent-ils l’avenir, dans quelle boule de cristal ? Est-il possible de croire que, pour vaincre Oussama Ben Laden, on ait besoin d’une guerre qui dure une génération tout entière ? Avez-vous jamais entendu un chef militaire appeler son peuple à la guerre en annonçant par avance qu’il ne pourrait pas la remporter au cours des trente années suivantes ? Initialement, cette guerre avait été dénommée « Justice infinie ». Notez bien que les attributs infinis n’appartiennent qu’à Dieu. Nous sommes donc devant des discours religieux, non politiques. À ce qu’il semble, ces gens pensent (ou veulent nous faire croire qu’ils pensent) qu’ils sont investis d’une mission morale, d’un magistère religieux. Cela n’a pas été une erreur, ça a été un lapsus. Je ne sais pas quel est le pire des deux : ce lapsus ou l’annonce en parallèle, répétée jusqu’à l’obsession, que la guerre « durera toute une génération ». Et pourquoi donc ? Contre qui ? À quoi se préparent-ils ? Pourquoi veulent-ils nous terroriser ? Comme je crois qu’ils ne sont ni fous, ni ivres, il ne me reste plus qu’à penser qu’ils parlent sérieusement.

Les faits le confirment. Je vois le président des États-Unis (que j’appellerai dorénavant « Empereur substitut ») qui, à la mi-novembre 2001, émet un décret disant : que le président des États-Unis d’Amérique, sur la base d’informations transmises par ses services secrets, institue des commissions militaires secrètes ; qu’elles se substitueront aux tribunaux civils et militaires, qu’elles pourront juger — sans obligation d’apporter les preuves à l’accusé, encore moins au public — des ressortissants étrangers capturés n’importe où, même hors des États-Unis, qu’elles statueront sur leur sort n’importe où, même hors des États-Unis, sans qu’ils aient le droit de choisir un défenseur ; enfin, que les prisonniers pourront être condamnés sans appel à la peine de mort par le vote de deux commissaires militaires US sur les trois qui composent cette commission spéciale.

Moi, je lis les journaux états-uniens et je réfléchis. Qu’est-ce que l’Empereur a dans la tête lorsqu’il promulgue un décret de ce genre qui signifie, purement et simplement, la fin de toute légalité internationale hormis celle de l’Empereur ? Cela signifie qu’il en est fini de notre souveraineté, de la souveraineté de l’Italie, de la France, de l’Allemagne, du Pakistan, de l’Irak, de quiconque. En d’autres termes : nous avons perdu notre souveraineté.

L’ennemi chinois

Si quelqu’un doute encore que là-bas, à Washington, on plaisante, qu’il ne se fasse plus d’illusions. J’essaierai maintenant de vous exposer la situation qui s’est présenté à moi dans toute son évidence, alors que je travaillais à la rédaction du livre La Guerra Infinita [2] Jusqu’alors, je n’ai trouvé personne qui ait pu fournir une reconstitution, une interprétation en mesure de démentir ma thèse ou d’en contester des aspects de fond. Commençons par une interrogation essentielle — qui prête immédiatement au scandale puisqu’elle ose mettre en question ce que les bien-pensants considèrent comme acquis — : qui est l’ennemi ? À la fin de l’année 2002, le Pentagone a diffusé un document portant une signature très importante, celle de Donald Rumsfeld [3]. En 2002, Donald Rumsfeld n’était pas encore secrétaire à la Défense, mais il est important de ne pas négliger le fait que, dès la fin de l’année 2002, le Pentagone estimait qu’en 2017, l’ennemi principal des États-Unis serait la Chine.

On est en droit de se demander : pourquoi en 2017 précisément ? Réponse : parce que c’est ce qui ressort des calculs et des extrapolations effectués par les centres de recherche militaire. Il suffit d’introduire dans l’ordinateur, comme l’ont sûrement fait les analystes du Pentagone, les données des tendances démographiques, économiques, technologiques et militaires de la Chine pour constater que si la croissance de la Chine se poursuit au rythme actuel de 7-8 % de son produit intérieur brut en moyenne annuelle — comme c’est le cas depuis une vingtaine d’années — vers 2017, 1 300 millions d’individus commenceront à consommer « trop ». C’est-à-dire qu’ils commenceront à manger autant de pain que nous, à boire autant d’eau que nous, à posséder autant de voitures que nous et à consommer autant d’essence que nous. Et nous, les riches (même si nous ne sommes pas tous riches et que nous avons simplement profité des miettes tombées de la table des riches), qui ne sommes qu’un milliard d’individus, nous avons déjà gravement endommagé la Nature qui nous entoure par le type de consommation que nous avons enclenché.

Imaginons un peu ce qui arrivera lorsque un milliard trois cents millions de personnes supplémentaires feront leur apparition sur le marché de la consommation avec les mêmes prétentions au gaspillage que nous ! Il est évident qu’il n’y aura pas de place pour nous et pour eux, à moins de détruire le fondement même de la vie sur la planète. En outre, aujourd’hui déjà, un seul pays sur la terre peut prendre des décisions sans en demander la permission aux USA et à leur président : ce pays s’appelle République Populaire de Chine. Je précise, afin d’éviter tout malentendu, que je n’exprime aucun jugement sur le régime politique et social qui dirige la Chine en ce moment. Je me borne à constater les effets actuels et potentiels de son développement. Et si les choses vont ainsi, on ne peut éluder une autre question : qui décidera de ce que la Chine aura le droit de consommer, et l’autorisera-t-on à consommer autant que nous ?

La guerre des riches

Il y a une énorme tension sociale dans le monde, qui s’est accrue au-delà de toute limite précédente, entre riches et pauvres. Le nombre de riches se restreint, alors qu’ils deviennent de plus en plus riches, et le nombre de pauvres augmente, alors qu’ils deviennent de plus en plus pauvres. Cela représente le premier élastique ; un élastique terrible qui, ces vingt dernières années, s’est tendu au-delà du supportable. La différence entre le quintile le plus riche et le plus pauvre du monde s’est multipliée par quatre et demi au cours des vingt dernières années. Le quintile, c’est les 20 % les plus riches et l’autre quintile, les 20 % les plus pauvres. Quatre fois et demie en vingt ans. C’est-à-dire que la mondialisation états-unienne (je l’appelle ainsi parce que ce sont les USA qui ont déterminé cette phase de manière absolument prédominante) a produit une accumulation de richesse monstrueuse aux mains d’un nombre infime de gens. Néanmoins, cela ne représente qu’une partie du problème. Il y en a une seconde, beaucoup plus importante. C’est le fait que nous sommes arrivés aujourd’hui aux limites du développement. Cela non plus n’avait jamais eu lieu. Nous avons connu un siècle et demi de développement (capitaliste et non capitaliste), qui a vu une forte croissance du nord de la planète et une croissance faible ou inexistante au sud. Nous connaissons la façon dont l’humanité s’est développée et nous l’observons d’un oeil distrait. Mais c’est notre vie quotidienne qui devrait nous faire réagir. En effet, dans l’histoire de l’humanité, il n’était encore jamais arrivé que les hommes modifient l’environnement à une si grande échelle. Nous, nous sommes parvenus exactement à ce stade. Ce n’est pas ici que nous pourrons en analyser toutes les causes. Là encore, je me borne à constater des faits. La limite, le plafond de ce développement qui est le nôtre, est désormais à peine au-dessus de nos têtes ; si nous nous mettons sur la pointe des pieds, nous effleurons ce plafond. Dans tout l’Occident, nous sommes déjà obligés de fermer nos villes car nous ne respirons plus ; et déjà, pendant que nous discutons, un milliard d’hommes n’a pas assez d’eau à boire. Dans dix ans, les projections indiquent que le nombre d’hommes qui n’auront pas suffisamment d’eau à boire s’élèvera à deux milliards et demi. L’alimentation de trois des six milliards d’habitants de la planète pose déjà des problèmes. Déjà ! Et que se passera-t-il alors, si ce milliard deux cents millions de gens que nous évoquions plus haut entrent en scène en tant que consommateurs ? Ces gens qui voudront consommer comme nous, comment pourrons-nous le leur refuser ? Selon quel critère et avec quelle force leur dirons-nous qu’ils n’y ont pas droit ? Et aux trois autres milliards de personnes qui vivent avec un dollar par jour ? Et aux millions d’enfants qui meurent de faim ? Comment le leur expliquerons-nous, qu’ils n’y ont pas droit ? Et quel président des États-Unis se lèvera un beau matin et dira aux 300 millions d’Etats-uniens : « Mes chers concitoyens, nous ne pouvons plus continuer ainsi. Nous devons changer ce système de vie, nous devons établir avec le reste du monde les moyens de survivre, nous devons déterminer avec eux nos niveaux de consommation, la qualité de notre vie » ? Cela suppose de prendre place autour d’une table, de s’asseoir tous ensemble – les représentants de l’Occident, de l’Europe, de l’Amérique, de la Chine, de l’Inde, du monde arabe, tous ensemble, de sortir les pistolets des poches et de les mettre de côté. Cela suppose que l’on commence à discuter d’égal à égal, honnêtement, sur la manière dont on doit vivre, sauver notre planète, éviter de compromettre nos glaciers, nos sources ; que l’on se mette à réfléchir à l’avenir de nos enfants et des générations futures.

C’est l’une des possibilités. Malheureusement, ce n’est pas la plus probable. Quelle est l’alternative ? La guerre. Voilà pourquoi nous allons à la guerre. Nous allons à la guerre parce que le groupe dirigeant des États-Unis et tous les groupes dirigeants occidentaux sont incapables de dire la vérité sur la situation du monde. Ces hommes n’ont ni les instruments culturels, ni l’intention de le faire. Peut-être est-ce une tâche trop grande et trop difficile, voire dangereuse, car si un président des États-Unis se levait pour dire quelque chose de ce genre, il est probable qu’on le tuerait le jour suivant. Il existe des pouvoirs aussi forts qu’obtus, dont l’unique intérêt est de continuer ainsi, comme ils l’ont toujours fait, tête basse, à la recherche du profit.

Mais il faut reconnaître qu’en la matière, il n’existe pas non plus d’alternative culturelle forte. Le point essentiel est qu’il ne s’agit pas seulement d’un affrontement entre les riches et les pauvres du monde. Nous sommes confrontés à une lutte totalement inédite, qui ne doit plus être mesurée d’après les vieilles théories sur l’impérialisme, mais plutôt en termes de survie pure et simple de l’être humain.

Vous aurez compris que nous sommes au beau milieu d’un tournant difficile et nouveau. Et c’est la terrible complexité de ce tournant qui, elle seule, peut expliquer pourquoi le président des États-Unis nous annonce que nous entrons dans une guerre très longue, tellement longue qu’elle durera toute une génération, voire plusieurs. C’est la guerre des riches contre tous les autres. Ils veulent nous entraîner dans cette guerre parce qu’ils pensent qu’ils en sortiront victorieux ; ils n’ont pas compris que même les riches n’en reviendront pas vainqueurs. Une guerre où il n’y aura pas de vainqueurs. Et moi, je vous demande, et je me demande : que pouvons-nous faire pour ne pas y aller, dans cette guerre ?

Personnellement, je ne vois aucun sens à aller se brûler, et encore moins de sens à se brûler sans raison. Parce que, justement, je ne suis pas du tout convaincu que cette guerre — une guerre qui implique le massacre de plusieurs centaines de millions d’hommes — soit d’une quelconque utilité pour le destin du genre humain. Et elle ne nous aidera sûrement pas à sauvegarder les valeurs de l’Occident dont, sur le papier, nous sommes si fiers.

(A suivre…)

Copyright Timéli éditions (Suisse).

Ce texte est issu d’une conférence qui s’est tenue au cercle Agorà de Pise le 21 mars 2002 ; il a été revu et mis à jour en août 2003.
Traduit et adapté de l’italien par Delphine Chevallier, Florence.

[1] Village du Val-d’Aoste. Ndt.

[2] « La Guerra Infinita » (Feltrinelli, Milan) a été publié au début du mois de mars 2002.

[3] En réalité, comme il est apparu par la suite, ce document faisait partie d’une étude bien plus vaste qui portait la signature, avec celle de Rumsfeld, de presque tous les membres les plus importants de l’actuelle administration américaine. Il s’agissait du « Project for a New American Century » (PNAC), une sorte de manifeste stratégique des néco-conservateurs..

Giulietto Chiesa

Giulietto Chiesa est journaliste. Il fut correspondant de presse d’El Manifesto et d’Avvenimenti, et collaborateur de nombreuses radios et télévisions en Italie, en Suisse, au Royaume-Uni, en Russie et au Vatican. Auteur de divers ouvrages, il a notamment écrit sur la dissolution de l’URSS et sur l’impérialisme états-unien.

Ancien député au Parlement européen (Alliance des démocrates et libéraux, 2004-2008), il est membre du Bureau exécutif du World Political Forum

07-03

http://www.voltairenet.org/article164024.html



2 Brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 Le président Mahmoud Ahmadinejad qualifie le 11-Septembre de grand mensonge.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a qualifié samedi la version officielle des attentats du 11-Septembre de "grand mensonge", utilisé par les Etats-Unis comme excuse pour justifier leur guerre contre le terrorisme, prélude à l'invasion de l'Afghanistan, d'après les médias locaux.

Le commentaire du président, émis lors d'un discours au ministère du Renseignement, traduit l'escalade des tensions entre l'Occident et l'Iran autour de son programme nucléaire. Ahmadinejad a estimé que les attaques correspondaient à "un scénario sophistiqué des services de renseignement mis en acte".

En 2007, les autorités new-yorkaises avait refusé au dirigeant iranien la possibilité de se rendre sur le site du World Trade Center, parce qu'il avait suggéré que soient réexaminées les raisons de ces attentats. Il avait aussi mis en cause le décompte des victimes, affirmant que les Américains n'avaient jamais donné leurs noms.

AP

07.03.

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/pro...


2-2 Des conseillers d’Obama : 11-Septembre : les accusés pourraient être jugés par des tribunaux militaires d'exception.

Plusieurs conseillers du président Barack Obama souhaitent que les suspects des attentats du 11-Septembre soient traduits devant des tribunaux militaires d'exception, en contradiction avec la position précédente des Etats-Unis, affirme vendredi 5 mars le Washington Post.

Un haut responsable de la Maison Blanche interrogé à ce sujet par l'AFP s'est contenté d'affirmer qu'aucune décision n'avait été prise pour le moment, mais selon le Washington Post, qui cite des sources anonymes de la présidence, "des conseillers du président Obama sont tout près de recommander que Khaled Cheikh Mohammed, le cerveau autoproclamé des attaques du 11 septembre 2001, soit jugé par un tribunal militaire" avec ses quatre coaccusés.

La position de l'administration Obama sur le sort judiciaire de ces cinq détenus de Guantanamo, accusés d'avoir fomenté les attentats qui ont fait près de 3 000 morts, a notablement évolué ces derniers mois.

En novembre 2009, le ministre de la justice Eric Holder avait opté pour la tenue d'un procès civil devant un tribunal de Manhattan à New York.

Mais l'administration a changé de position fin janvier face à l'opposition d'élus, dont le maire de la ville Michael Bloomberg, à la tenue d'un événement de telle portée tout près du site des tours jumelles du World Trade Center.

Et le 12 février, Eric Holder avait laissé ouverte la possibilité qu'un tel procès se déroule devant la justice militaire, affirmant au Washington Post qu'"en fin de compte, quel que soit l'endroit où ce procès aura lieu, devant quelque juridiction que ce soit, ce qu'il faut, c'est que cela ait lieu de façon aussi transparente que possible en respectant toutes les règles".

5/3

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/03/05/11-sep...


2-3 Le Sénat US prolonge trois dispositions de la loi antiterroriste PATRIOT ACT.

Comme le rappelait Obama lors de son discours d’investiture[1], et comme nous le répètent nos détracteurs, inquiets de nous voir si préoccupés par des faits vieux de presque 9 ans (!) il nous faut désormais regarder vers l’avenir, et non retourner les événements du passé.

Oui mais voilà, ces événements passés ont encore un impact majeur sur nos démocraties – à commencer par celles des États-Unis – et les lois du PATRIOT ACT votées dans l’urgence en novembre 2001 restent d’actualité.

Trois de leurs principales dispositions viennent d’être reconduites par le Sénat états-unien.

Le Sénat US prolonge trois dispositions de la loi antiterroriste

Le Sénat américain a prolongé d’un an trois dispositions du "Patriot Act". Cet arsenal législatif de lutte antiterroriste avait été mis en place par l’administration de George W. Bush après le 11-Septembre.

Les sénateurs ont approuvé mercredi la prolongation de ces clauses jusqu’au 28 février 2011.

La "surveillance mobile" des communications de suspects utilisant plusieurs lignes téléphoniques a ainsi été reconduite. Le principe du "loup solitaire", qui permet d’enquêter sur une personne paraissant agir pour son propre compte, a également été prolongé.

Les sénateurs ont enfin maintenu la possibilité pour les autorités d’accéder à "toute donnée tangible", comme des courriers électroniques, sur un suspect. La commission des Affaires judiciaires du Sénat avait approuvé début octobre l’extension de ces mesures.

Cette commission avait également approuvé un encadrement renforcé des activités des forces de l’ordre, loin de la grande liberté d’action dont elles disposaient en vertu du premier Patriot Act voté après le 11-Septembre. Mais devant l’opposition des sénateurs républicains, cette dernière disposition n’a pas été retenue.

"J’aurais préféré ajouter du contrôle et une amélioration du droit de regard judiciaire aux dispositions" du Patriot Act qui arrivent à expiration, a commenté mercredi dans un communiqué le président de la commission des Affaires judiciaires, le sénateur démocrate Patrick Leahy.

Ce vote intervient après que nombre d’élus de l’opposition eurent violemment critiqué la gestion par les autorités américaines de l’attentat manqué contre un avion américain le jour de Noël. Ils estiment notamment que le suspect, Umar Farouk Abdulmutallab, aurait dû être remis à la justice militaire.

Saluant la prolongation des mesures, le sénateur républicain Kit Bond, vice-président de la commission du Renseignement, a toutefois estimé qu’il était "crucial" que l’utilisation de ces outils ne soit pas limitée dans le temps.

GeantVert

mars 4, 2010

paru dans Romandie.com, le 25 février 2010

http://www.reopen911.info/News/2010/03/04/le-senat-us-pro...


2-4 Du 11 Septembre 2001 aux prémisses de la mondialisation.

En 2003, Michael Meacher le ministre de l’Environnement de Tony Blair qualifiait la guerre contre le terrorisme de "bidon" et remettait en cause la version officielle américaine sur le 11/9.

En 2008, le Sénateur Fujita demandait des comptes sur les événements devant le parlement japonais.
Dans cet article daté de 2009 et repris par le 
Réseau Voltaire, le Général Leonid Ivashov, Chef d’état-major des armées russes en poste le 11 Septembre 2001, présente son point de vue sur les répercussions du 11/9. Laissant de côté la puissance d’action si facilement prêtée à al-Qaida, il s’intéresse davantage aux enjeux géostratégiques où la guerre contre le terrorisme sert des desseins bien particuliers et où carte blanche est laissée aux pouvoirs financiers au détriment du droit international. Le coup de semonce du 11/9 révélait une "crise systémique de la civilisation humaine" détruisant un monde multipolaire pour un nouvel ordre unipolaire. La conjoncture mondiale actuelle semble lui donner raison.

apetimedia

Published on février 28, 2010 par

http://www.reopen911.info/News/2010/02/28/du-11-septembre...



3  Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 David Ray Griffin : Michael Hess interviewé sur le 11/9 – les preuves que le NIST a menti.

Un timing qui ne tient pas.

Le professeur David Ray Griffin* revient sur les témoignages télévisés donnés par Barry Jennings et Michael Hess juste après leur évacuation du WTC 7 le 11 Septembre 2001.

Comparant la chronologie des événements tels que les témoins l’ont rapportée à celle établie par le NIST**, D. R. Griffin relève ici des contradictions de taille lui permettant d’affirmer que le NIST, à l’origine de la version officielle de l’effondrement de la tour le 11 Septembre 2001, a menti.

Il note aussi que Michael Hess est revenu sur son premier témoignage quelques temps plus tard, lors d’une autre interview.

Cet article publié dans wanttoknow.info retrace la démarche entreprise par le Professeur pour aboutir à une conclusion de poids.

Cette analyse est un élément de plus qui vient se greffer aux diverses défaillances déjà constatées à propos de  la version officielle.

Quelle crédibilité peut-on encore accorder à l’enquête du  NIST ?


Michael Hess interviewé sur le 11/9 : le NIST a menti sur le moment où lui et Barry Jennings ont été sauvés.

Peu après la première attaque sur le World Trade Center, qui survint le matin du 11 septembre à 8h46, Michael Hess, membre du Conseil Municipal de New-York, et Barry Jennings, directeur adjoint du département de Gestion d’urgence de l’Office du logement de la ville de New-York, ont rejoint le Centre d’opérations d’urgences dans les bureaux de Gestion d’urgence situé au 23ème étage du WTC7, où ils pensaient trouver le Maire Rudy Guiliani.

Mais quand Hess et Jennings sont arrivés, l’endroit était vide. Jennings a alors téléphoné à quelqu’un afin de savoir ce qu’ils devaient faire; on lui dit qu’ils devaient partir immédiatement.

Constatant que les ascenseurs ne fonctionnaient plus, ils ont commencé à descendre les escaliers. Lorsqu’ils sont arrivés au sixième étage, il y eu une puissante explosion provenant du dessous, qui "fit s’effondrer le palier sur lequel ils étaient", a expliqué Jennings aux producteurs du film "Loose Change Final Cut" [1]. Remontant jusqu’au huitième étage, ils ont pu casser une vitre et appeler à l’aide.

Hess affirma par la suite : "[Nous] étions coincés au huitième étage enfumé, une fumée épaisse tout autour de nous, pendant environ une heure et demi, [avant que] les pompiers de New-York … arrivent et nous libèrent." [2]  

Hess a fait cette déclaration à Frank Ucciardo, journaliste de la chaîne UPN 9 News, "à Broadway, à environ un bloc de la Mairie", distante de quelques blocs du WTC 7.

Cette interview avait débuté avant midi.

Concernant le timing exact, certains ont pensé que l’interview avait commencé à 11h34.

Ceci se base sur  le fait que, selon les informations écrites sur un DVD contenant les émissions d’ UPN 9 de ce matin-là, les émissions contenues dans cette vidéo avaient débuté à 10h37 du matin. L’interview de Hess commence quant à elle au marqueur de la 57ème minute, soit à 11h34.

Cependant, des recherches complémentaires ont montré que la vidéo avait en fait débuté à 11h00.

La preuve cruciale est que, au marqueur de la 111ème minute, le programme d’ UPN 9 s’est arrêté pour retransmettre une conférence de presse des Talibans, qui avait commencé à 12h51 [3}, et 12h51 moins 111 minutes fait bien 11h00. L'interview de Hess, comme on l'a vu, débute au marqueur de la minute 57, soit 11h57.

Dans tous les cas, l'interview de Hess a commencé avant midi.

Ce fait est important car le NIST - Institut National des Standards et de la Technologie - qui a développé l'explication officielle sur l'effondrement des Twin Towers et du WTC 7, affirme que Hess et Jennings n'ont pas été secourus avant midi.

Dans son "Interim Report on WTC 7" [NdT : "Rapport intermédiaire sur le WTC 7"] , publié en 2004, le NIST affirme que les deux hommes ont été secourus entre "12h10 et 12h15." [4] Mais si Hess était interviewé à plusieurs blocs du WTC 7 avant midi, cette affirmation est impossible.

Pourquoi le NIST aurait-il déclaré une telle chose ?

Une déclaration de Hess et Jennings provenant d’un autre document du NIST suggère une autre raison : "Dans l’effondrement des deux tours, un employé de la ville de New-York et un membre du personnel du bâtiment WTC 7 se sont retrouvés coincés dans le WTC 7. Ils s’étaient rendus au centre OEM [Office of Emergency Management, bureau de Gestion d'urgence] situé 23ème étage et n’y trouvèrent personne. Alors qu’ils cherchaient un ascenseur pour descendre, les lumières vacillèrent du fait de l’effondrement du WTC 2 [la Tour Sud]. A ce moment, l’ascenseur qu’ils tentaient de prendre ne fonctionna plus, ils prirent donc les escaliers." [5]

Donc, selon le NIST, Hess et Jennings, trouvant le centre OEM vide, ont pris les escaliers juste après 9h59, quand la Tour Sud s’est effondrée. Selon le NIST, c’est cet effondrement qui est responsable du dysfonctionnement de l’ascenseur.

Cependant, comme nous l’avons vu précédemment, Jennings a dit qu’ils étaient arrivés au centre OEM peu après l’impact sur la Tour Nord, soit aux alentours de 9h00 du matin. En fait, il a même ajouté qu’ils devaient se trouver au 23ème étage "quand le second avion s’est crashé". [6] Jennings a suggéré que c’est peu après que Hess et lui ont emprunté les escaliers. Mais selon le NIST, Hess et Jennings n’ont pas pris les escaliers après l’attaque sur la Tours Nord, qui survint à 9h03, mais après l’effondrement de la Tours Sud, qui s’est produit à 9h59.

Malgré ce point en contradiction avec le témoignage de Jennings, le NIST poursuit :

"Quand ils arrivèrent au 6ème étage, le WTC 1 [la Tour Nord] s’effondra, les lumières s’éteignirent dans les escaliers, le système d’extinction automatique des feux [sprinkler] s’alluma brièvement, et la fumée et les débris remplirent l’ escalier. Les deux hommes remontèrent au 8ème étage pour briser une vitre et demandèrent de l’aide." [7]

Selon le NIST, ce que Hess et Jennings prirent pour une explosion dans le WTC 7 était en fait tout simplement un effet secondaire de l’effondrement de la Tours Nord. Cet effondrement survint à 10h28. En conséquence, si les deux hommes ont été bloqués pendant environ 90 minutes avant d’être secourus, ce qu’affirme Hess, alors ils ont du être secourus vers midi. Cela semble être le raisonnement du NIST lorsqu’il affirme qu’ils ont été libérés entre "12h10 et 12h15".

La chronologie du NIST est proprement invraisemblable.

En affirmant que Hess et Jennings ont commencé à descendre les escaliers après que la chute de la Tour Sud ait causé le dysfonctionnement de l’ascenseur, le NIST insinue donc qu’il leur a fallu 29 minutes – de 9h59 à 10h28 – pour descendre du 23ème au 6ème étage.

Cette affirmation est tout simplement impensable à la lumière de la description que donne Jennings de sa descente, qu’il décrit : "Je voulais sortir de cet immeuble au plus vite, donc j’ai commencé, non pas marche par marche, mais en sautant par paliers." [8]

La chronologie du NIST requiert, au contraire, qu’il a fallu à peu près une demi-heure à Jennings et Hess – de 9h59 environ, lors de l’effondrement de la Tour Sud, à 10h28, heure de l’effondrement de la Tour Nord – pour descendre ces 17 étages.

La chronologie du NIST est aussi en contradiction directe avec le témoignage de Jennings, qui décrit : "Lorsque nous sommes remontés au 8ème étage … les deux immeubles étaient toujours debout." [9]

Comment Jennings savait-il que les deux bâtiments étaient toujours debout ? La citation complète de Jennings – "Lorsque nous sommes remontés au 8ème étage … les deux bâtiments étaient toujours debout. Parce qu’en fait, je les cherchais – j’ai regardé d’un côté, regardé de l’autre côté, il n’y a rien de ce côté là … [Les deux] bâtiments étaient toujours là" [10] – pourrait signifier qu’il pouvait voir les Twin Towers. Cela suppose  donc que Hess et lui étaient situés sur le côté sud du WTC 7, face aux tours.

Mais cela serait incorrect. Jennings a affirmé qu’il se trouvait dans "la partie nord du bâtiment." Il a de plus indiqué que quand les tours sont tombées, il n’a pas pu les voir s’effondrer.

"J’étais coincé à l’intérieur quand les deux buildings se sont effondrés. Les pompiers sont venus … et se sont enfuis. En fait, je ne savais pas ce qui se passait. A ce moment là, la première tour est tombée. Quand ils ont commencé à courir, la première tour était en train de tomber. Je n’avais aucun moyen de le savoir. Puis je les ai vu revenir. Et je les vois revenir avec des visages bien plus inquiets. Au lieu de çà, ils sont repartis encore une fois : la deuxième tour tombait." [11]

Comprenons par là que Jennings, bien qu’il ne savait pas à ce moment là ce qui pouvait se passer – c’est à dire que les pompiers s’enfuyaient une première fois à cause de l’effondrement de la Tour Sud, puis s’enfuyaient une seconde fois lors de la chute de la Tour Nord – il le compris par la suite. C’est pour cette raison qu’il savait, au moment où il donnait son interview, que les Twin Towers étaient toujours debout lorsque l’explosion qui survint fit s’effondrer la dalle sous lui.

Jennings a même répété son explication, en affirmant :

"Quand je suis arrivé au 6ème étage, il y a eu une explosion. C’est ce qui nous a forcé à remonter au 8ème étage. Les deux immeubles étaient toujours debout. Gardez bien çà à l’esprit, je vous ai dit que les pompiers étaient venus puis s’étaient enfuis. Ils sont venus à deux reprises. Pourquoi ? Parce que la Tour 1 s’est effondrée, puis la Tour 2 s’est effondrée." [12]

La déclaration de Jennings fournit des preuves solides contre la chronologie du NIST, selon laquelle ce que Hess et Jennings ont appelé "une explosion" était en fait un simple dommage dû aux débris qui ont touché le WTC 7 lorsque la Tour Nord s’est effondrée à 10h28.

La plus forte contradiction avec la chronologie du NIST, cependant, reste l’interview de Hess donnée à UPN 9 News. Les défenseurs de la Version officielle, selon lesquels il n’y aurait eu aucune explosion au WTC 7, pourraient remettre en cause la véracité du témoignage de Jennings. Mais si Hess a donné une interview à environ un demi-mile [du WTC 7] avant midi, alors la chronologie du NIST, selon laquelle les deux hommes n’ont pas été secourus avant midi, est objectivement disqualifiée.

Partant du fait que cette interview a eu lieu à plusieurs blocs du WTC 7, il aurait probablement fallu à Hess presque une demi-heure pour parcourir cette distance après son sauvetage. Donc si l’interview a débuté à 11h57, Jennings et lui ont forcément du être secourus vers 11h30.

L’explication du NIST concernant ce que Hess et Jennings ont pris pour une explosion massive dans le WTC 7, ne peut donc être correcte. Si les deux hommes ont été secourus à environ 11h30 après avoir été bloqués pendant environ une heure trente (selon Hess), l’évènement est survenu au moins avant 10h00.

En fait, cela a du se passer encore avant, puisque Jennings affirma, on l’a vu précédemment, qu’après l’explosion et après que Hess et lui-même furent remontés au 8ème étage, les deux tours étaient toujours debout. [Or] la Tour Sud s’est effondrée à 9h59, donc ce que Hess et Jennings ont appelé une explosion est forcément survenu avant 9h59.

Ainsi, contrairement à ce qu’affirme le NIST, l’évènement en question ne pouvait être l’effondrement de la Tour Nord, puisque celui-ci n’est pas survenue avant 10h 28.

L’affirmation du NIST a pourtant été reprise par la BBC. Une émission spéciale de la BBC concernant le WTC 7, intitulée "“The Conspiracy Files: 9/11 – The Third Tower" [NdT : "Les dossiers de la conspiration : 11/9 – La troisième tour"] diffusée le 6 Juin 2008, reprenait une interview que Jennings avait donnée à la BBC. Mais la présentation de la BBC déformait les propos de Jennings. Bien qu’ayant manifestement donné durant l’interview de la BCC la même version que celle qu’il avait racontée aux producteurs de "Loose Change Final Cut" [6], la BBC s’est arrangée pour intégrer le témoignage à la chronologie du NIST. Et donc, en lien avec les images de Jennings décrivant une explosion massive dans le WTC 7 – qui doit avoir eu lieu à un moment donné entre 9h03, heure de l’attaque sur la Tour Sud, et 9h59, quand celle-ci s’est effondrée – le narrateur de la BBC dit : "A 10h28, quand la Tour Nord s’effondre … la Tour 7 subit un impact direct …

Les preuves initiales d’explosifs étaient simplement des débris provenant d’un gratte-ciel en chute." [13]

Jennings, cependant, ne pourra pas corriger le dossier. [Il] décèdera le 19 Août 2008, à seulement 53 ans, deux jours avant la publication par le NIST de son rapport sur [la chute] du WTC 7. [14]

De plus, après la mort de Jennings, la BBC a diffusé une seconde version de son émission sur le WTC 7, celle-ci intitulée "The Conspiracy Files: 9/11 – The Truth Behind the Third Tower" [NdT : "Les dossiers de la conspiration : 11/9 – La vérité sur la troisième tour"]. [15] Cette version intègre une interview de Michael Hess, qui n’apparaissait pas dans la première version, et qui, d’ailleurs, n’y était même pas mentionnée. Dans cette seconde version, Hess soutient la position du NIST et de la BBC. En confirmant que, le jour du 11/9, il avait "pensé qu’il y avait eu une explosion dans les fondations", il affirme : "Je sais maintenant que c’était causé par une partie nord de la tour 1 [la Tour Nord] tombant sur la partie sud de notre bâtiment." [16]

Dans ‘The Mysterious Collapse of World Trade Center 7: Why the Final Official Report about 9/11 Is Unscientific and False‘ [NdT : ' L'effondrement mystérieux du Word Trade Center 7 : Pourquoi le rapport officiel final sur le 11/9 est faux et non-scientifique '], j’ai donné de multiples raisons montrant que la nouvelle version de Hess n’est pas crédible.

La raison la plus évidente reste cependant le fait que Hess ait donné une interview, éloigné de plusieurs blocs [du WTC 7] à 11h57, après avoir été bloqué dans ce bâtiment pendant au moins une heure et demi. L’évènement en question n’a donc pas pu se produire aussi tard, à 10h28.

L’interview de Michael Hess est maintenant disponible publiquement, grâce à Dylan Avery, qui en a fourni une copie, et Fred Burks, qui l’a publiée pour ‘The Transformation Team’ [NdT : "L'équipe pour le changement] (EDITION : lien vers la vidéo).

NOTES

[1] Cette interview n’est pas incluse dans "Loose Change Final Cut" à la demande de Jennings, après qu’il ait été menacé concernant son emploi, a-t-il dit. Mais après que Jennings ait participé au documentaire de la BBC concernant le WTC 7 ("The Conspiracy Files : 9/11 – The Third Tower"), Dylan Avery, ayant conduit cette interview, l’a publié sur internet sous le titre "Barry Jennings – 9/11 WTC7 Full Uncut Interview,” :

Partie 1 (http://www.youtube.com/watch?v=VQY-ksiuwKU) et Partie 2 (http://www.youtube.com/watch?v=kxUj6UgPODo).

[2] “Michael Hess, WTC7 Explosion Witness,” YouTube (http://www.youtube.com/watch?v=BUfiLbXMa64).

[3] Voir “America Under Attack: Taliban Press Conference,” 11 Septembre 2001 (http://transcripts.cnn.com/TRANSCRIPTS/0109/11/bn.25.html...); “Ratings: Cable World, September 24, 2001” (http://findarticles.com/p/articles/mi_m0DIZ/is_/ai_789636...). Merci à Elizabeth Woodworth d’avoir découvert ce fait.

[4] "Interim Report on WTC 7," à l’annexe L de NIST-SP 1000-5: June 2004: Progress Report on the Federal Building and Fire Safety Investigation of the World Trade Center (http://wtc.nist.gov/progress_report_june04/progress_repor...). La phrase est tirée de la section L-18.

[5] NIST NCSTAR 1-8, Federal Building and Fire Safety Investigation of the World Trade Center Disaster: The Emergency Response Operations (http://wtc.nist.gov/NCSTAR1/PDF/NCSTAR%201-8.pdf): Section 5.9.

[6] “Barry Jennings Uncut,” Partie 2, marqueurs 0:20-0:32.

[7] NIST NCSTAR 1-8: Section 5.9

[8] "The Conspiracy Files: 9/11 – The Third Tower,"  BBC, 6 Juin 2008, (publié à l’adresse http://www.911blogger.com/node/16541), marqueur 12:06-12:26.

[9] "Barry Jennings Uncut,” Partie 2, marqueur 4:52-5:02.

[10] Ibid., marqueur 4:52-5:17.

[11] “Barry Jennings Uncut,” Partie 1, marqueur 2:49-3:44.

[12] “Barry Jennings Uncut,” Partie 2, marqueur 5:08-5:33. En parlant de "Tour Une" et "Tour Deux," Jennings ne fait pas référence aux noms [des tours]. Il se réferre, respectivement, à la première tour qui s’effondre (la Tour Sud, WTC 2) et la deuxième à s’effondrer (la Tour Nord, WTC 1).

[13] "The Conspiracy Files: 9/11 – The Third Tower," marqueur 13:29-13:40.

[14] Aaron Dykes, “Key Witness to WTC 7 Explosions Dead at 53,” Inforwars.com, Mis à jour le 17 Septembre 2008 (http://www.infowars.com/?p=4602).

[15] "The Conspiracy Files: 9/11 — The Truth Behind the Third Tower,” BBC, 26 Octobre 2008 (disponible à l’adresse http://video.google.com/videoplay?docid=53130048182172447... or http://bestdocumentaries.blogspot.com/2009/01/conspiracy-...).

[16] Interview Michael Hess sur la BBC, disponible chez Mike Rudin, “Caught Up in a Conspiracy Theory,” BBC, 21 Octobre 2008 (http://www.bbc.co.uk/blogs/theeditors/2008/10/caught_up_i...). Cet enregistrement se trouve dans "The Conspiracy Files: 9/11 — The Truth Behind the Third Tower," marqueur 30:24-30:40.

Note finale : WantToKnow.info pense qu’il est important de contre-balancer l’inquiétante couverture médiatique avec des écrits inspirés, qui nous incitent à être fidèles à nous-même et à travailler ensemble afin d’oeuvrer pour des changements positifs. Merci de visiter notre ‘Inspiration Center’ [NdT : Centre d'inspiration] à l’adresse http://www.WantToKnow.info/inspirational pour obtenir une abondance de documents remasterisés.

David Ray Griffin


* David Ray Griffin

Professeur de philosophie des religions et de théologie à l’université de Claremont aux Etats-Unis, maintenant retraité, il est l’auteur de douze ouvrages concernant le 11 Septembre dont "…  4 de ces ouvrages ont fait l’objet d’une reconnaissance spéciale : Le Nouveau Pearl Harbor et Omissions & manipulations ont reçu le Prix de la Fondation Hélios en 2006. 11-Septembre, La faillite des médias a obtenu la médaille de bronze dans la catégorie Actualités du Independent Publisher Book Awards 2008. The New Pearl Harbor Revisited fut sélectionné comme l’un des 50 meilleurs livres de l’année 2008 par Publishers Weekly (l’équivalent US de Livres Hebdo) et comme le « choix de la semaine » en novembre de cette même année.(Source éditions Demi-Lune)"

Il fait partie du mouvement Scholars for 9/11 Truth & Justice, s’investit dans le 9/11 Truth Movement et donne des conférences dans le monde.


**Le NIST 

Le National Institute of Standards and Technology est un institut officiel de l’administration américaine qui détermine les standards employés par cette même administration et qui publie le standard de traitement de données fédérale.

Le NIST, en charge d’enquêter sur l’effondrement du WTC 7 a conclu, après trois années d’enquête que les incendies sont à l’origine de l’effondrement de la tour en raisons de problèmes sérieux dans la conception du bâtiment.

La version officielle sur les causes de l’effondrement du WTC 7 repose entièrement sur cette étude du NIST. 


A lire

A voir

Traduction par Fyoul pour ReOpenNews

Published on février 17, 2010

par apetimedia
http://www.reopen911.info/News/2010/02/17/michael-hess-in...


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n°8 - dossiers du 11-09 - du 14-03 : - Suite -: Le 11 septembre 2001 : une provocation mondiale.

n°8 - dossiers du 11-09 - du 14-03 : - Suite -: Le 11 septembre 2001 : une provocation mondiale.


dossiers du 11-09 n°8 du 14-03

       C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire :  

3  Dossiers

3-3  AE911Truth : 1000 Architectes & Ingénieurs demandent une nouvelle enquête sur le 11-Septembre.

3-4 Vincent Robeyns  :  Michael Hess interviewé sur le 11/9 – les preuves que le NIST a menti.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Ben laden a nié être responsable du 11/09, ne l’oubliez pas !

4-2 Le directeur de la commission sur le 9/11 : « La version officielle des attentats est fausse ».

4-3 François Marginean : La Commission sur le 9/11 confirme: La version officielle est un mensonge.

4-4 Netanyahu : « Mon père a prévu les attentats du 11-Septembre dans les années 90 »

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Le géophysicien André Rousseau et les ondes sismiques du WTC.

5-2 Pino Cabras : Forte proportion de passagers liés à l’armée dans le vol 77 qui aurait percuté le Pentagone...

5-3 Thierry Meyssan: "L'Effroyable Mensonge", Cet ouvrage n'est pas une contre-enquête, mais un pamphlet.

5-4 Giulietto Chiesa : Le 11-Septembre et la crise économique aux Etats-Unis.


 

3-3  AE911Truth : 1000 Architectes & Ingénieurs demandent une nouvelle enquête sur le 11-Septembre.

"Ceci n’est pas un effondrement, c’est une explosion" 

(Citation de www.ae911truth.org)

Le cap des 1000 signataires de la pétition Architectes et Ingénieurs pour la vérité sur le 11-Septembre vient d’être franchi.

A cette occasion, nous relayons deux articles en un : d’abord celui du Washington Times du 22 février 2010 qui rappelle les principaux points soulevés par Richard Gage et son association, ainsi que leurs démarches en cours vis-à-vis du Congrès américain.

Ensuite nous vous proposons la lettre parue sur le site belge Vigli.org concernant la conférence de presse qui s’est tenue à Bruxelles le 19 février au sujet de cette démarche des "Architectes et Ingénieurs".


UN SCOOP EXPLOSIF !

Paru dans le Washington Times, le 22 février 2010

Une question technique récurrente continue de tourmenter certaines personnes à propos des attaques terroristes du 11/9, et cette question a des implications politiques : comment les 200.000 tonnes d’acier ont-elles pu se désintégrer et s’effondrer en 11 secondes ?

Plus de mille architectes et ingénieurs veulent comprendre et en appellent au Congrès pour la mise en place d’une nouvelle enquête sur la destruction des Tours Jumelles et du Bâtiment 7 du World Trade Center.

Pour pouvoir abattre une telle masse aussi rapidement, les matériaux ont dû subir des explosions artificielles les propulsant vers l’extérieur explique Richard Gage, un architecte de San Francisco, fondateur de l’association à but non lucratif Architects & Engineers for 9/11 Truth. Mr Gage, qui est membre de l’American Institute of Architects (AIA), a réussi à convaincre plus de 1000 de ses collègues de signer la pétition demandant une nouvelle enquête officielle.

Les rapports officiels de la FEMA (Agence fédérale de protection civile) et du NIST (Institut National des Normes et de la Technologie) fournissent des comptes-rendus insuffisants, contradictoires et frauduleux sur les circonstances de la destruction des tours. En conséquence, nous demandons une enquête par un “grand jury“ sur les responsables du NIST” a rajouté Mr Gage.

Les problèmes techniques entourant l’effondrement des tours a soulevé depuis plusieurs années un débat abject et ridicule.

Mr Gage est particulièrement troublé par le Bâtiment 7, un gratte-ciel de 47 étages qui n’a été percuté par aucun avion, et qui s’est pourtant effondré à la “vitesse de la chute-libre”. Il rappelle aussi que plus de cent secouristes ont rapporté avoir entendu des explosions et vu des flashs alors que les tours s’écroulaient, et il cite des preuves comme les “pièces d’acier de plusieurs tonnes éjectées latéralement sur 200 m à plus de 100 km/h” ou la “pulvérisation de 90.000 tonnes de béton et de matériau métalliques.

De plus, il existe des preuves de ”composants de matériaux explosifs sophistiqués découverts dans les poussières du World Trade Center” explique M. Gage. La pétition du groupe www.ae911truth.org vient d’être envoyée aux membres du Congrès.

Les officiels du gouvernement vont être notifiés que l’”occultation de trahison” Code US 18 (Sec. 2382) est un crime fédéral grave, qui exige une action de la part de ceux qui possèdent les preuves de cette trahison”, a rappelé M. Gage. “Les implications sont gigantesques et pourraient avoir un impact majeur lors du procès à venir de Khalid Cheikh Mohammed.”

paru dans le Washington Times,

le 22 février 2010


*** ARTICLE PARU SUR LE SITE VIGLI.ORG ***

1000 Architectes & Ingénieurs demandent une nouvelle enquête sur le 11 septembre

Et citent des preuves de démolition explosive des trois tours du WTC

Bruxelles, le 19 février 2010

Jean-Luc Guilmot, au nom de Richard Gage, AIA, architecte et fondateur de l’association sans but lucratif Architectes et Ingénieurs pour la Vérité sur le 11/9, Inc., AE911Truth, annoncera aujourd’hui une étape majeure lors d’une conférence de presse qui se tiendra à Bruxelles, parc royal à 11.00 le 19 février 2010, alors que plus de 1,000 architectes et ingénieurs demandant maintenant qu’une nouvelle enquête soit ouverte sur la destruction des Tours Jumelles et du Bâtiment 7 au World Trade Center le 11 septembre 2001.

Après examen détaillé de l’explication officielle, de même que des données légales omises dans les rapports officiels, ces professionnels ont conclu qu’une nouvelle enquête indépendante sur ces effondrements mystérieux était nécessaire.
Des architectes et des professionnels de l’engineering ainsi que d’autres supporters discuteront des découvertes de l’organisation et de ses préoccupations. Une brève présentation des preuves explosives qu’ils ont rassemblées sera donnée, suivi par une session de Q & R. La présentation est une mise à jour importante de Blueprint for Truth – The Architecture of Destruction,” le DVD produit par l’organisation, et disponible sur leur site AE911Truth.org, qui analyse les preuves scientifiques et légales menant à la conclusion que les trois gratte-ciel à New York city ont été démolis au moyens d’explosifs le 11/9. La pétition sera délivrée aujourd’hui à chaque membre du Congrès aux Etats-Unis par les signataires AE911Truth.

Gage et son groupe basent leurs conclusions sur des preuves légales. Gage note : « Les rapports officiels de la FEMA (Agence fédérale de protection civile) et du NIST (Institut National des Normes et de la Technologie) fournissent des comptes-rendus insuffisants, contradictoires et frauduleux sur les circonstances de la destruction des tours. Par conséquent, en plus d’une nouvelle enquête, nous réclamons également la mise sur pied d’un grand jury à l’encontre des officiels du NIST.

Gage indique que la destruction du troisième gratte-ciel le 11/9, le World Trade Center 7, un building de 47 étages qui n’a été heurté par aucun avion, a fait montre d’un effondrement suivant une accélération en pure chute libre de plus de 30 mètres – un fait significatif que le NIST a été forcé d’admettre en raison des recherches conduites par les signataires de AE911Truth.

Les autres points perturbants émergeant des preuves légales sont les suivants :

  • Destruction complète du Bâtiment 7 en à peine 6 ½ secondes, de façon symétrique
  • Destruction complète des deux Tours jumelles en à peine 10 à 14 secondes, selon une accélération proche de la chute libre
  • Plus de 100 témoins de première main ont rapporté des explosions et des flashes
  • Sections en acier de plusieurs tonnes éjectées latéralement à 200 m à 100 km/h
  • Pulvérisation entre ciel et terre de 90.000 tonnes de béton et d’acier
  • Champ de débris de 350 m de diamètre : absence de planchers “en crêpes” dans les débris
  • Ejections explosives isolées entre 20 et 40 étages en dessous du front de démolition
  • Plusieurs tonnes de métal fondu dans les débris
  • Preuves d’incendiaires à base de thermite trouvées dans les échantillons de métal.
  • Preuves de matériaux composites explosifs à base de nano-thermite de haute technologie trouvées dans les poussières par une équipe internationale de scientifiques.

Les conclusions d’AE911Truth sont partagées par des milliers de scientifiques ; des militaires séniors, des officiels de secteur du renseignement et des officiels de gouvernements, des pilotes et des professionnels de l’aviation ; des sapeurs-pompiers ; des académiques et des professeurs d’université ; des survivants du 11 septembre et des membres de leur famille. Les implications sont énormes et ont un potentiel d’impact profond sur le procès à venir de Khalid Sheikh Mohammed.

A propos de AE911Truth

Le mouvement pour la vérité sur le 11 septembre, que le magazine Time a décrit en 2006 comme « une réalité politique dominante », continue à se développer.

Alors que l’influence d’AE911Truth s’étend, Gage a donné plus de 130 conférences, dans 20 états et 13 pays, dont la Belgique (Université Catholique de Louvain) en 2008, de même que l’Australie, la Nouvelle Zélande et le Japon fin 2009. Il a été interviewé par les médias dans le monde entier,– entre autres la BBC, CBC, NatGeo, Fox TV, etc.

Pour plus d’information, contact : 0497 305 220 – www.vigli.org

Site de l’association : www.ae911truth.org

GeantVert

Published on février 26, 2010

http://www.reopen911.info/News/2010/02/26/washington-time...


3-4 Vincent Robeyns  :  Michael Hess interviewé sur le 11/9 – les preuves que le NIST a menti.

Un timing qui ne tient pas.

Le professeur David Ray Griffin* revient sur les témoignages télévisés donnés par Barry Jennings et Michael Hess juste après leur évacuation du WTC 7 le 11 Septembre 2001. Comparant la chronologie des événements tels que les témoins l’ont rapportée à celle établie par le NIST**, D. R. Griffin relève ici des contradictions de taille lui permettant d’affirmer que le NIST, à l’origine de la version officielle de l’effondrement de la tour le 11 Septembre 2001, a menti. Il note aussi que Michael Hess est revenu sur son premier témoignage quelques temps plus tard, lors d’une autre interview. Cet article publié dans wanttoknow.info retrace la démarche entreprise par le Professeur pour aboutir à une conclusion de poid. Cette analyse est un élément de plus qui vient se greffer aux diverses défaillances déjà constatées à propos de  la version officielle.

Quelle crédibilité peut-on encore accorder à l’enquête du  NIST ?


Michael Hess interviewé sur le 11/9 : les preuves que le NIST a menti sur le moment où lui et Barry Jennings ont été sauvés

par David Ray Griffin
(Mis à jour : Août 2009)

Peu après la première attaque sur le World Trade Center, qui survint le matin du 11 septembre à 8h46, Michael Hess, membre du Conseil Municipal de New-York, et Barry Jennings, directeur adjoint du département de Gestion d’urgence de l’Office du logement de la ville de New-York, ont rejoint le Centre d’opérations d’urgences dans les bureaux de Gestion d’urgence situé au 23ème étage du WTC7, où ils pensaient trouver le Maire Rudy Guiliani. Mais quand Hess et Jennings sont arrivés, l’endroit était vide. Jennings a alors téléphoné à quelqu’un afin de savoir ce qu’ils devaient faire; on lui dit qu’ils devaient partir immédiatement. Constatant que les ascenseurs ne fonctionnaient plus, ils ont commencé à descendre les escaliers. Lorsqu’ils sont arrivés au sixième étage, il y eu une puissante explosion provenant du dessous, qui "fit s’effondrer le palier sur lequel ils étaient", a expliqué Jennings aux producteurs du film "Loose Change Final Cut" [1]. Remontant jusqu’au huitième étage, ils ont pu casser une vitre et appeler à l’aide. Hess affirma par la suite : "[Nous] étions coincés au huitième étage enfumé, une fumée épaisse tout autour de nous, pendant environ une heure et demi, [avant que] les pompiers de New-York … arrivent et nous libèrent." [2]  

Hess a fait cette déclaration à Frank Ucciardo, journaliste de la chaîne UPN 9 News, "à Broadway, à environ un bloc de la Mairie", distante de quelques blocs du WTC 7. Cette interview avait débuté avant midi.

Concernant le timing exact, certains ont pensé que l’interview avait commencé à 11h34. Ceci se base sur  le fait que, selon les informations écrites sur un DVD contenant les émissions d’ UPN 9 de ce matin-là, les émissions contenues dans cette vidéo avaient débuté à 10h37 du matin. L’interview de Hess commence quant à elle au marqueur de la 57ème minute, soit à 11h34.

Cependant, des recherches complémentaires ont montré que la vidéo avait en fait débuté à 11h00. La preuve cruciale est que, au marqueur de la 111ème minute, le programme d’ UPN 9 s’est arrêté pour retransmettre une conférence de presse des Talibans, qui avait commencé à 12h51 [3}, et 12h51 moins 111 minutes fait bien 11h00. L'interview de Hess, comme on l'a vu, débute au marqueur de la minute 57, soit 11h57.

Dans tous les cas, l'interview de Hess a commencé avant midi.

Ce fait est important car le NIST - Institut National des Standards et de la Technologie - qui a développé l'explication officielle sur l'effondrement des Twin Towers et du WTC 7, affirme que Hess et Jennings n'ont pas été secourus avant midi. Dans son "Interim Report on WTC 7" [NdT : "Rapport intermédiaire sur le WTC 7"] , publié en 2004, le NIST affirme que les deux hommes ont été secourus entre "12h10 et 12h15." [4] Mais si Hess était interviewé à plusieurs blocs du WTC 7 avant midi, cette affirmation est impossible.

Pourquoi le NIST aurait-il déclaré une telle chose ? Une déclaration de Hess et Jennings provenant d’un autre document du NIST suggère une autre raison :

"Dans l’effondrement des deux tours, un employé de la ville de New-York et un membre du personnel du bâtiment WTC 7 se sont retrouvés coincés dans le WTC 7. Ils s’étaient rendus au centre OEM [Office of Emergency Management, bureau de Gestion d'urgence] situé 23ème étage et n’y trouvèrent personne. Alors qu’ils cherchaient un ascenseur pour descendre, les lumières vacillèrent du fait de l’effondrement du WTC 2 [la Tour Sud]. A ce moment, l’ascenseur qu’ils tentaient de prendre ne fonctionna plus, ils prirent donc les escaliers." [5]

Donc, selon le NIST, Hess et Jennings, trouvant le centre OEM vide, ont pris les escaliers juste après 9h59, quand la Tour Sud s’est effondrée. Selon le NIST, c’est cet effondrement qui est responsable du dysfonctionnement de l’ascenseur.

Cependant, comme nous l’avons vu précédemment, Jennings a dit qu’ils étaient arrivés au centre OEM peu après l’impact sur la Tour Nord, soit aux alentours de 9h00 du matin. En fait, il a même ajouté qu’ils devaient se trouver au 23ème étage "quand le second avion s’est crashé". [6] Jennings a suggéré que c’est peu après que Hess et lui ont emprunté les escaliers. Mais selon le NIST, Hess et Jennings n’ont pas pris les escaliers après l’attaque sur la Tours Nord, qui survint à 9h03, mais après l’effondrement de la Tours Sud, qui s’est produit à 9h59.

Malgré ce point en contradiction avec le témoignage de Jennings, le NIST poursuit :

"Quand ils arrivèrent au 6ème étage, le WTC 1 [la Tour Nord] s’effondra, les lumières s’éteignirent dans les escaliers, le système d’extinction automatique des feux [sprinkler] s’alluma brièvement, et la fumée et les débris remplirent l’ escalier. Les deux hommes remontèrent au 8ème étage pour briser une vitre et demandèrent de l’aide." [7]

Selon le NIST, ce que Hess et Jennings prirent pour une explosion dans le WTC 7 était en fait tout simplement un effet secondaire de l’effondrement de la Tours Nord. Cet effondrement survint à 10h28. En conséquence, si les deux hommes ont été bloqués pendant environ 90 minutes avant d’être secourus, ce qu’affirme Hess, alors ils ont du être secourus vers midi. Cela semble être le raisonnement du NIST lorsqu’il affirme qu’ils ont été libérés entre "12h10 et 12h15".

La chronologie du NIST est proprement invraisemblable. En affirmant que Hess et Jennings ont commencé à descendre les escaliers après que la chute de la Tour Sud ait causé le dysfonctionnement de l’ascenseur, le NIST insinue donc qu’il leur a fallu 29 minutes – de 9h59 à 10h28 – pour descendre du 23ème au 6ème étage.

Cette affirmation est tout simplement impensable à la lumière de la description que donne Jennings de sa descente, qu’il décrit : "Je voulais sortir de cet immeuble au plus vite, donc j’ai commencé, non pas marche par marche, mais en sautant par paliers." [8] La chronologie du NIST requiert, au contraire, qu’il a fallu à peu près une demi-heure à Jennings et Hess – de 9h59 environ, lors de l’effondrement de la Tour Sud, à 10h28, heure de l’effondrement de la Tour Nord – pour descendre ces 17 étages.

La chronologie du NIST est aussi en contradiction directe avec le témoignage de Jennings, qui décrit : "Lorsque nous sommes remontés au 8ème étage … les deux immeubles étaient toujours debout." [9]

Comment Jennings savait-il que les deux bâtiments étaient toujours debout ? La citation complète de Jennings – "Lorsque nous sommes remontés au 8ème étage … les deux bâtiments étaient toujours debout. Parce qu’en fait, je les cherchais – j’ai regardé d’un côté, regardé de l’autre côté, il n’y a rien de ce côté là … [Les deux] bâtiments étaient toujours là" [10] – pourrait signifier qu’il pouvait voir les Twin Towers. Cela suppose  donc que Hess et lui étaient situés sur le côté sud du WTC 7, face aux tours.

Mais cela serait incorrect. Jennings a affirmé qu’il se trouvait dans "la partie nord du bâtiment." Il a de plus indiqué que quand les tours sont tombées, il n’a pas pu les voir s’effondrer.

"J’étais coincé à l’intérieur quand les deux buildings se sont effondrés. Les pompiers sont venus … et se sont enfuis. En fait, je ne savais pas ce qui se passait. A ce moment là, la première tour est tombée. Quand ils ont commencé à courir, la première tour était en train de tomber. Je n’avais aucun moyen de le savoir. Puis je les ai vu revenir. Et je les vois revenir avec des visages bien plus inquiets. Au lieu de çà, ils sont repartis encore une fois : la deuxième tour tombait." [11]

Comprenons par là que Jennings, bien qu’il ne savait pas à ce moment là ce qui pouvait se passer – c’est à dire que les pompiers s’enfuyaient une première fois à cause de l’effondrement de la Tour Sud, puis s’enfuyaient une seconde fois lors de la chute de la Tour Nord – il le compris par la suite. C’est pour cette raison qu’il savait, au moment où il donnait son interview, que les Twin Towers étaient toujours debout lorsque l’explosion qui survint fit s’effondrer la dalle sous lui.

Jennings a même répété son explication, en affirmant :

"Quand je suis arrivé au 6ème étage, il y a eu une explosion. C’est ce qui nous a forcé à remonter au 8ème étage. Les deux immeubles étaient toujours debout. Gardez bien çà à l’esprit, je vous ai dit que les pompiers étaient venus puis s’étaient enfuis. Ils sont venus à deux reprises. Pourquoi ? Parce que la Tour 1 s’est effondrée, puis la Tour 2 s’est effondrée." [12]

La déclaration de Jennings fournit des preuves solides contre la chronologie du NIST, selon laquelle ce que Hess et Jennings ont appelé "une explosion" était en fait un simple dommage dû aux débris qui ont touché le WTC 7 lorsque la Tour Nord s’est effondrée à 10h28.

La plus forte contradiction avec la chronologie du NIST, cependant, reste l’interview de Hess donnée à UPN 9 News. Les défenseurs de la Version officielle, selon lesquels il n’y aurait eu aucune explosion au WTC 7, pourraient remettre en cause la véracité du témoignage de Jennings. Mais si Hess a donné une interview à environ un demi-mile [du WTC 7] avant midi, alors la chronologie du NIST, selon laquelle les deux hommes n’ont pas été secourus avant midi, est objectivement disqualifiée.

Partant du fait que cette interview a eu lieu à plusieurs blocs du WTC 7, il aurait probablement fallu à Hess presque une demi-heure pour parcourir cette distance après son sauvetage. Donc si l’interview a débuté à 11h57, Jennings et lui ont forcément du être secourus vers 11h30.

L’explication du NIST concernant ce que Hess et Jennings ont pris pour une explosion massive dans le WTC 7, ne peut donc être correcte. Si les deux hommes ont été secourus à environ 11h30 après avoir été bloqués pendant environ une heure trente (selon Hess), l’évènement est survenu au moins avant 10h00.

En fait, cela a du se passer encore avant, puisque Jennings affirma, on l’a vu précédemment, qu’après l’explosion et après que Hess et lui-même furent remontés au 8ème étage, les deux tours étaient toujours debout. [Or] la Tour Sud s’est effondrée à 9h59, donc ce que Hess et Jennings ont appelé une explosion est forcément survenu avant 9h59.

Ainsi, contrairement à ce qu’affirme le NIST, l’évènement en question ne pouvait être l’effondrement de la Tour Nord, puisque celui-ci n’est pas survenue avant 10h 28.

L’affirmation du NIST a pourtant été reprise par la BBC. Une émission spéciale de la BBC concernant le WTC 7, intitulée "“The Conspiracy Files: 9/11 – The Third Tower" [NdT : "Les dossiers de la conspiration : 11/9 – La troisième tour"] diffusée le 6 Juin 2008, reprenait une interview que Jennings avait donnée à la BBC. Mais la présentation de la BBC déformait les propos de Jennings. Bien qu’ayant manifestement donné durant l’interview de la BCC la même version que celle qu’il avait racontée aux producteurs de "Loose Change Final Cut" [6], la BBC s’est arrangée pour intégrer le témoignage à la chronologie du NIST. Et donc, en lien avec les images de Jennings décrivant une explosion massive dans le WTC 7 – qui doit avoir eu lieu à un moment donné entre 9h03, heure de l’attaque sur la Tour Sud, et 9h59, quand celle-ci s’est effondrée – le narrateur de la BBC dit : "A 10h28, quand la Tour Nord s’effondre … la Tour 7 subit un impact direct … Les preuves initiales d’explosifs étaient simplement des débris provenant d’un gratte-ciel en chute." [13]

Jennings, cependant, ne pourra pas corriger le dossier. [Il] décèdera le 19 Août 2008, à seulement 53 ans, deux jours avant la publication par le NIST de son rapport sur [la chute] du WTC 7. [14]

De plus, après la mort de Jennings, la BBC a diffusé une seconde version de son émission sur le WTC 7, celle-ci intitulée "The Conspiracy Files: 9/11 – The Truth Behind the Third Tower" [NdT : "Les dossiers de la conspiration : 11/9 – La vérité sur la troisième tour"]. [15] Cette version intègre une interview de Michael Hess, qui n’apparaissait pas dans la première version, et qui, d’ailleurs, n’y était même pas mentionnée. Dans cette seconde version, Hess soutient la position du NIST et de la BBC. En confirmant que, le jour du 11/9, il avait "pensé qu’il y avait eu une explosion dans les fondations", il affirme : "Je sais maintenant que c’était causé par une partie nord de la tour 1 [la Tour Nord] tombant sur la partie sud de notre bâtiment." [16]

Dans ‘The Mysterious Collapse of World Trade Center 7: Why the Final Official Report about 9/11 Is Unscientific and False‘ [NdT : ' L'effondrement mystérieux du Word Trade Center 7 : Pourquoi le rapport officiel final sur le 11/9 est faux et non-scientifique '], j’ai donné de multiples raisons montrant que la nouvelle version de Hess n’est pas crédible. La raison la plus évidente reste cependant le fait que Hess ait donné une interview, éloigné de plusieurs blocs [du WTC 7] à 11h57, après avoir été bloqué dans ce bâtiment pendant au moins une heure et demi. L’évènement en question n’a donc pas pu se produire aussi tard, à 10h28.

L’interview de Michael Hess est maintenant disponible publiquement, grâce à Dylan Avery, qui en a fourni une copie, et Fred Burks, qui l’a publiée pour ‘The Transformation Team’ [NdT : "L'équipe pour le changement] (EDITION : lien vers la vidéo).

NOTES

[1] Cette interview n’est pas incluse dans "Loose Change Final Cut" à la demande de Jennings, après qu’il ait été menacé concernant son emploi, a-t-il dit. Mais après que Jennings ait participé au documentaire de la BBC concernant le WTC 7 ("The Conspiracy Files : 9/11 – The Third Tower"), Dylan Avery, ayant conduit cette interview, l’a publié sur internet sous le titre "Barry Jennings – 9/11 WTC7 Full Uncut Interview,” : Partie 1 (http://www.youtube.com/watch?v=VQY-ksiuwKU) et Partie 2 (http://www.youtube.com/watch?v=kxUj6UgPODo).

[2] “Michael Hess, WTC7 Explosion Witness,” YouTube (http://www.youtube.com/watch?v=BUfiLbXMa64).

[3] Voir “America Under Attack: Taliban Press Conference,” 11 Septembre 2001 (http://transcripts.cnn.com/TRANSCRIPTS/0109/11/bn.25.html...); “Ratings: Cable World, September 24, 2001” (http://findarticles.com/p/articles/mi_m0DIZ/is_/ai_789636...). Merci à Elizabeth Woodworth d’avoir découvert ce fait.

[4] "Interim Report on WTC 7," à l’annexe L de NIST-SP 1000-5: June 2004: Progress Report on the Federal Building and Fire Safety Investigation of the World Trade Center (http://wtc.nist.gov/progress_report_june04/progress_repor...). La phrase est tirée de la section L-18.

[5] NIST NCSTAR 1-8, Federal Building and Fire Safety Investigation of the World Trade Center Disaster: The Emergency Response Operations (http://wtc.nist.gov/NCSTAR1/PDF/NCSTAR%201-8.pdf): Section 5.9.

[6] “Barry Jennings Uncut,” Partie 2, marqueurs 0:20-0:32.

[7] NIST NCSTAR 1-8: Section 5.9

[8] "The Conspiracy Files: 9/11 – The Third Tower,"  BBC, 6 Juin 2008, (publié à l’adresse http://www.911blogger.com/node/16541), marqueur 12:06-12:26.

[9] "Barry Jennings Uncut,” Partie 2, marqueur 4:52-5:02.

[10] Ibid., marqueur 4:52-5:17.

[11] “Barry Jennings Uncut,” Partie 1, marqueur 2:49-3:44.

[12] “Barry Jennings Uncut,” Partie 2, marqueur 5:08-5:33. En parlant de "Tour Une" et "Tour Deux," Jennings ne fait pas référence aux noms [des tours]. Il se réferre, respectivement, à la première tour qui s’effondre (la Tour Sud, WTC 2) et la deuxième à s’effondrer (la Tour Nord, WTC 1).

[13] "The Conspiracy Files: 9/11 – The Third Tower," marqueur 13:29-13:40.

[14] Aaron Dykes, “Key Witness to WTC 7 Explosions Dead at 53,” Inforwars.com, Mis à jour le 17 Septembre 2008 (http://www.infowars.com/?p=4602).

[15] "The Conspiracy Files: 9/11 — The Truth Behind the Third Tower,” BBC, 26 Octobre 2008 (disponible à l’adresse http://video.google.com/videoplay?docid=53130048182172447... or http://bestdocumentaries.blogspot.com/2009/01/conspiracy-...).

[16] Interview Michael Hess sur la BBC, disponible chez Mike Rudin, “Caught Up in a Conspiracy Theory,” BBC, 21 Octobre 2008 (http://www.bbc.co.uk/blogs/theeditors/2008/10/caught_up_i...). Cet enregistrement se trouve dans "The Conspiracy Files: 9/11 — The Truth Behind the Third Tower," marqueur 30:24-30:40.

Note finale : WantToKnow.info pense qu’il est important de contre-balancer l’inquiétante couverture médiatique avec des écrits inspirés, qui nous incitent à être fidèles à nous-même et à travailler ensemble afin d’oeuvrer pour des changements positifs. Merci de visiter notre ‘Inspiration Center’ [NdT : Centre d'inspiration] à l’adresse http://www.WantToKnow.info/inspirational pour obtenir une abondance de documents remasterisés.

Traduction par Fyoul pour ReOpenNews


* David Ray Griffin

Professeur de philosophie des religions et de théologie à l’université de Claremont aux Etats-Unis, maintenant retraité, il est l’auteur de douze ouvrages concernant le 11 Septembre dont "…  4 de ces ouvrages ont fait l’objet d’une reconnaissance spéciale : Le Nouveau Pearl Harbor et Omissions & manipulations ont reçu le Prix de la Fondation Hélios en 2006. 11-Septembre, La faillite des médias a obtenu la médaille de bronze dans la catégorie Actualités du Independent Publisher Book Awards 2008. The New Pearl Harbor Revisited fut sélectionné comme l’un des 50 meilleurs livres de l’année 2008 par Publishers Weekly (l’équivalent US de Livres Hebdo) et comme le « choix de la semaine » en novembre de cette même année.(Source éditions Demi-Lune)"

Il fait partie du mouvement Scholars for 9/11 Truth & Justice, s’investit dans le 9/11 Truth Movement et donne des conférences dans le monde.

**Le NIST 

Le National Institute of Standards and Technology est un institut officiel de l’administration américaine qui détermine les standards employés par cette même administration et qui publie le standard de traitement de données fédérale. Le NIST, en charge d’enquêter sur l’effondrement du WTC 7 a conclu, après trois années d’enquête que les incendies sont à l’origine de l’effondrement de la tour en raisons de problèmes sérieux dans la conception du bâtiment.

La version officielle sur les causes de l’effondrement du WTC 7 repose entièrement sur cette étude du NIST. 


A lire

A voir

Vincent Robeyns

Published on février 17, 2010

Par apetimedia
http://www.reopen911.info/News/2010/02/17/michael-hess-in...


Lire la suite

n°8 - dossiers du 11-09 - du 14-03 : -Annexe -: Le 11 septembre 2001 : une provocation mondiale.


Sommaire :  

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-2 Pino Cabras : Forte proportion de passagers liés à l’armée dans le vol 77 qui aurait percuté le Pentagone...

5-3 Thierry Meyssan: "L'Effroyable Mensonge", Cet ouvrage n'est pas une contre-enquête, mais un pamphlet.

5-4 Giulietto Chiesa : Le 11-Septembre et la crise économique aux Etats-Unis.


5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-4 Giulietto Chiesa : Le 11-Septembre et la crise économique aux Etats-Unis.

Guerre et mensonge (2/3)

La crise économique et financière mondiale n’a pas débuté avec la crise des subprimes en 2007, mais avec le début de la récession aux Etats-Unis, en avril 2001.

Cependant les Etats-Unis ont été sauvés par la guerre globale au terrorisme qui a permis de relancer leur économie, quelques années au moins. Dès lors comment ne pas constater que les attentats du 11-Septembre, loin de blesser les USA au coeur, ont au contraire été leur planche de salut.

Giulietto Chiesa, membre du Bureau exécutif du World Political Forum, poursuit son analyse dans la seconde partie sa conférence « Guerre et mensonge ».
L'opposition à la guerre (nucléaire) infinie
Giulietto Chiesa : Je ne suis pas quelqu'un qui cherche à vendre de l'espoir. Qui vend de l'espoir dans un moment pareil n'est qu'un bonimenteur. D'espoir, nous n'en avons qu'un seul, celui de nous organiser pour empêcher que cette guerre se poursuive. C'est très difficile, d'autant plus que nous avons peu de temps à notre disposition. La guerre contre l'Irak est encore fumante. D'autres guerres suivront et ce seront des guerres asymétriques. Parmi elles, il y en aura de grandes et de mineures. Après l'Irak, ce sera le tour de l'Iran. Les plans de Washington l'exigent parce que l'Amérique doit éliminer tous les adversaires intermédiaires. Tous, avant d'affronter la Chine. Ou mieux, pour être plus précis, les guerres intermédiaires auront pour fonction de maintenir un état de tension permanente qui, à son tour, permettra aux États-Unis de développer une effrayante stratégie de réarmement.
La Chine pourrait aussi devenir un adversaire que l'on ne combat pas, à condition qu'elle soit préalablement mise dans un état d'infériorité absolue et, en tous cas, dans une situation où il lui soit impossible de rivaliser avec la puissance militaire états-unienne et d'approcher — même de beaucoup — des conditions d'égalité. Voilà pourquoi le renversement des obstacles intermédiaires a pour fonction de préparer stratégiquement le grand affrontement : il pourra ainsi être évité par la reddition de l'adversaire potentiel.

Reddition préventive. Pour cela, il faut abattre l'Irak et l'Iran.
Monsieur Bush ne plaisante pas lorsqu'il parle des responsables de l' « Axe du Mal ». Il les a déjà désignés, énumérés, pris dans son collimateur. Il s'agit à présent de trouver le moyen et les prétextes pour les liquider, puisqu'il est évident que la véritable raison pour laquelle on le fera sera inavouable. La nouvelle doctrine nucléaire de l'Amérique confirme tout cela, déclarant ouvertement que les bombes atomiques seront utilisées comme des armes conventionnelles. On nous l'a dit au mois de mars 2002. Les seules conditions posées à leur utilisation seront des évaluations d'intérêt politique, certainement pas des critères militaires. Même à l'encontre des pays qui ne la possèdent pas, la voie de l'utilisation de l'arme atomique est libre.
Pourtant, la possibilité d'arrêter cette guerre existe. En Italie, un mouvement important de la population n'en voulait pas. En Italie toujours, 93 % des députés, y compris ceux du centre-gauche, ont voté en faveur de la guerre en Afghanistan, mais tout ce que je vois et que je ressens en parcourant ce pays, c'est qu'une grande partie de la population ne veut pas de cette guerre. Nous pouvons donc en conclure que le Parlement italien ne représente en aucun cas la moitié — une moitié abondante — de l'Italie réelle. Il y a un grand vide de représentation démocratique.
C'est de là qu'il faut repartir afin de nous organiser pour l'avenir. Nous devons demander, par exemple, à tous les futurs candidats de toutes les futures élections, à tous les niveaux institutionnels — du Conseil de quartier au Parlement italien, jusqu'au Parlement européen — de nous dire avant le vote ce qu'ils ont l'intention de faire s'ils sont élus, quels engagements ils ont l'intention de prendre envers nous. Et puisque la guerre continuera et se multipliera, nous devrons leur demander de signer un pacte avec nous. Plus jamais en faveur de la guerre.
Ceux qui n'accepteront pas de signer ce pacte, nous devrons les considérer comme des adversaires politiques — quels que soient les partis ou les coalitions auxquels ils appartiennent —. Et ils devront le signer publiquement car nous devrons combattre tous ceux qui se déclareront en faveur de la guerre, avec toutes les forces dont nous disposerons, et avec la plus grande intransigeance, dans le respect des règles de la démocratie. Enfin, à l'inverse, nous devrons appuyer tous ceux qui prendront l'engagement de ne pas soutenir la guerre. Je crois que le thème de la guerre et de la paix est fondamental et que c'est à partir de là qu'il faut commencer à organiser notre défense. Voilà la première tâche qui s'impose à nous.
La fin du désarmement : le rôle de la Chine et de la Russie
Protagoniste,
la Chine. Les Chinois ont commencé à se réarmer et ils le font à un rythme très soutenu. Ils construiront des centaines de nouveaux missiles, des centaines de nouvelles ogives nucléaires.

Ils disposent de la technologie nécessaire et dans dix ans, elle sera devenue très sophistiquée : d'une part ils se développent très rapidement, de l'autre ils en ont les moyens. Nous assistons à une nouvelle course aux armements, qui inaugure une phase totalement inédite. Nous croyions que cette époque-là était révolue, eh bien elle repart à toute allure.
Deuxième protagoniste, la Russie, avec Poutine. La guerre en Afghanistan, je l'ai définie de la manière suivante : un nouveau grand Yalta asiatique, dont les Etats-uniens sont sortis vainqueurs, sans conditions, arrachant à l'influence russe non moins de cinq républiques d'ex-Union soviétique.

La guerre afghane s'est achevée par la conquête US non tant de l'Afghanistan que de bases militaires en Asie centrale, notamment la nouvelle base états-unienne du Kirghizistan, près de sa capitale Bichkek, mais surtout non loin des frontières de la Chine : l'observatoire le plus avancé sur la Chine et la Russie que les États-Unis aient jamais eu en Asie.

C'est un tournant géopolitique aux enjeux inimaginables il y a encore une année.
La base du Kirghizistan servira essentiellement à mettre en place le brouillage électronique de la Chine et les contrôles de toutes les communications. Deux autres bases militaires sont en construction en Ouzbékistan et au Tadjikistan. Une autre, très secrète, semble être en construction au Turkménistan. Je n'ai aucune certitude sur ce point. J'ai tenté à plusieurs reprises d'obtenir un visa pour Ashgabat mais on ne me l'a pas accordé. Le secret est total. Simultanément, deux autres anciennes républiques soviétiques sont passées sous le contrôle direct des USA : l'Azerbaïdjan, avec sa part d'exploitation de la mer Caspienne et de son pétrole, et la Géorgie, où les Etats-uniens ont pour la première fois déployé des troupes pour armer et instruire l'armée géorgienne, ainsi que surveiller les frontières méridionales de la Russie (1).
Dire que ça avait commencé comme la grande guerre contre le terrorisme. Il en résulte une géographie politique de l'Asie centrale complètement bouleversée. Poutine a avalé la couleuvre et, en ce sens, il s'est montré sage. Il ne pousse aucun cri car il sait que c'est inutile. Mais il ne faut pas interpréter le silence russe comme une approbation. Il y a des grondements profonds et menaçants, les entendre n'est qu'une question de temps. En décembre 2001, Poutine a lancé le submersible Guépard, le sous-marin nucléaire le plus technologique jamais conçu par la recherche militaire russe, c'est-à-dire soviétique. Les sources états-uniennes elles-mêmes ont écrit qu'il s'agissait là d'une première. Ce qui signifie que ce sous-marin nucléaire, armé d'au moins 120 missiles à tête multiple, devient une arme stratégique extrêmement dangereuse.

Depuis la fin de l'Union soviétique, c'est la première fois que la Russie lance un submersible nucléaire, un an après la catastrophe du Koursk.
L'abandon des continents pauvres
En ce qui concerne les autres partenaires du monde, je ne crois pas qu'ils aient la moindre importance en ce moment. La partie se joue dans les termes que viens d'indiquer. L'Afrique tout entière compte un milliard d'habitants, avec 23 guerres en cours. Tout au plus y aura-t-il une augmentation des débarquements de migrants sur nos plages. Je crois que la super-société globale qui est en train de se former n'a que faire des régions marginales.

Le reste du monde vivra à l'écart.

Nous, nous sommes des consommateurs d'énergie vitale et ces millions, ou plutôt ces milliards de gens qui nous disputerons l'énergie seront non seulement inutiles mais aussi nuisibles pour la société du futur.

Une telle main-d'oeuvre ne sera pas nécessaire et, en tant que consommateurs, ils seront trop pauvres pour présenter de l'intérêt. Ce grand « reste du monde » sera abandonné à son destin et si les 300 millions d'Etats-uniens (plus exactement 10 % des 300 millions d'Etats-uniens) et les 800 autres millions de « riches » qui peuplent cette planète (ceux qui mangent les miettes parce que les vrais riches, avec leurs familles, ne sont qu'une soixantaine de millions) veulent continuer de consommer ce qu'ils consomment actuellement, le reste du monde devra se résigner à consommer beaucoup moins, c'est-à-dire à végéter ou à mourir.
Beaucoup devront mourir, et ils meurent déjà. D'après les données des Nations Unies, on avait décidé de réduire de 20 %, d'ici à 2015, les millions de gens qui souffrent de la faim. Mais six ans ont passé depuis le début de ce programme et le nombre de personnes mortes de faim augmente.

Aujourd'hui, plus de huit cents millions d'êtres humains mangent peu et mal. Le reste du monde a été mis hors de combat dans cette perspective, dans ce dessein.
Le 11-Septembre et la crise économique en Amérique
Cette affaire du 11-Septembre a donc tout l'air d'avoir été une grande opération politique.

Les dirigeants états-uniens se préparaient au grand affrontement, mais un peu plus tard. Il y a eu un imprévu. Et l'imprévu, c'est que l'Amérique s'est arrêtée. Pendant vingt ans, on nous a raconté que le modèle états-unien était le meilleur, que la locomotive US dominait le monde et qu'il n'y avait rien d'autre à faire que d'imiter « l'Amérique » ; le plus beau, c'est qu'on continue, malgré tout, à nous le répéter.

Mais il y a eu un accident, l'Amérique s'est arrêtée.
On nous a fait savoir en novembre 2001 que les Etats-Unis était entrée officiellement dans une phase de récession et novembre, comme on le sait, vient après septembre. Mais tandis qu'on nous annonçait cette belle nouvelle, on nous a aussi dit qu'eux (ceux qui commandent) le savaient depuis avril 2001, et avril, comme on le sait, vient avant septembre. Lorsque j'ai lu cette nouvelle, j'ai songé : parbleu, huit mois pour donner au monde entier l'information la plus importante des vingt dernières années !
Puis, je me suis demandé : ces huit messieurs qui se sont réunis à Gênes pour le sommet du G8, en juin 2001, ils savaient que l'Amérique était arrêtée ou ils ne le savaient pas ? S'ils le savaient, ils nous ont raconté un tas de bobards. Ils se sont réunis en sachant que les Etats-Unis étaient en crise et ils ne nous l'ont pas dit. Si, en revanche, ils l'ignoraient, cela veut dire que ces huit messieurs appartenant au directoire du monde ne possèdent pas les informations essentielles sur la situation mondiale. Mais alors, qui a ces informations ?
Si nous ajoutons à cela que durant ces mois fatals, d'avril à novembre, on a assisté à l'effondrement de l'une des plus grandes multinationales de l'énergie, Enron Corporation, que faut-il en penser ?

40 000 personnes jetées sur le pavé d'un seul coup ; une entreprise ruinée ; deux mille milliards de dollars envolés, dérobés par un groupe dont le chef s'appelait Kenneth Lay : ami intime de George Bush, il avait aussi financé une grande partie des campagnes électorales de Bush, de Dick Cheney et de Donald Rumsfeld.

Tout cela ne vous paraît pas bizarre ?

Il y a trop de coïncidences pour penser que le 11-Septembre soit arrivé par hasard.
Derrière cet événement, il y a une grande opération. Finie l'époque du grand ennemi russe, l'Union soviétique a disparu depuis dix ans et la mondialisation s'est arrêtée. Qui l'a arrêtée ? Y a-t-il un coupable ? Ce ne peut pas avoir été Oussama Ben Laden, lui est arrivé après. Cela veut donc dire que l'Amérique s'est arrêtée toute seule. Ils s'étaient persuadés — et ils en avaient persuadé le monde entier — que leur mondialisation aurait continué telle quelle pour l'éternité. L'histoire était finie et il ne devait plus y avoir de crises cycliques. Mais tout à coup, la machine états-unienne s'est arrêtée ; c'est-à-dire, à ce qu'il semble, que l'histoire est revenue à la vie.

Et tout finit par se payer. Alors voilà qu'un élément de diversion est devenu extraordinairement opportun. Oussama Ben Laden a été le deus ex machina qui a permis de détourner l'attention de la planète, de la distraire du désastre et, dans le même temps, d'allumer un moteur qui remplace celui qui s'était cassé. Il fallait créer un grand ennemi et cet ennemi intermédiaire s'est appelé Islam.
Intermédiaire et transitoire.

On s'en servira tant qu'il s'avèrera utile. Le véritable ennemi, je l'ai décrit plus haut et il ne me reste plus qu'à revenir d'où je suis parti : le système d'information fonctionne pour nous fournir une version des faits qui ne correspond pas le moins du monde à la vérité des choses.

Il nous interdit donc de comprendre ce qui se passe, nous et tous les millions d'individus, d'hommes et de femmes qui s'émeuvent et souffrent devant les écrans de télévision.
Giulietto Chiesa
Giulietto Chiesa, analyste politique de réputation internationale. Il est membre du Club Valdaï, de la conférence Axis for Peace et est membre du Bureau exécutif du World Policial Forum. © Humberto Salgado (Agence IPI
Giulietto Chiesa est journaliste. Il fut correspondant de presse d'El Manifesto et d'Avvenimenti, et collaborateur de nombreuses radios et télévisions en Italie, en Suisse, au Royaume-Uni, en Russie et au Vatican. Auteur de divers ouvrages, il a notamment écrit sur la dissolution de l'URSS et sur l'impérialisme états-unien. Ancien député au Parlement européen (Alliance des démocrates et libéraux, 2004-2008), il est membre du Bureau exécutif du World Political Forum.
© Copyright Timéli éditions (Suisse).
Ce texte est issu d'une conférence qui s'est tenue au cercle Agorà de Pise le 21 mars 2002 ; il a été revu et mis à jour en août 2003.
Traduit et adapté de l'italien par Delphine Chevallier, Florence.

(1) Ce texte a été prononcé en 2002. La Géorgie a attaqué l'Ossétie du Sud en août 2008 avec le soutien militaire des Etats-Unis, du Royaume-Uni et d'Israël.
voltairenet

http://www.voltairenet.org/article164025.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

 

 

 


n°8 - dossiers du 11-09 - du 14-03 : - Fin -: Le 11 septembre 2001 : une provocation mondiale.


 n°8 - dossiers du 11-09 - du 14-03 : - Fin  -: Le 11 septembre 2001 : une provocation mondiale.


dossiers du 11-09 n°8 du 14-03

       C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire :  

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Le géophysicien André Rousseau et les ondes sismiques du WTC.

5-2 Pino Cabras : Forte proportion de passagers liés à l’armée dans le vol 77 qui aurait percuté le Pentagone...

5-3 Thierry Meyssan: "L'Effroyable Mensonge", Cet ouvrage n'est pas une contre-enquête, mais un pamphlet.

5-4 Giulietto Chiesa : Le 11-Septembre et la crise économique aux Etats-Unis.



5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 Le géophysicien André Rousseau et les ondes sismiques du WTC.
(11 Septembre 2001)
Les signaux sismiques enregistrés le 11 septembre 2001 révèlent l'utilisation de puissants explosifs au World Trade Center, selon une étude du géophysicien André Rousseau
Le docteur André Rousseau, ex-chercheur du CNRS en géologie-géophysique et spécialiste des ondes acoustiques nous livre ici les résultats de ses analyses des signaux sismiques enregistrés le 11 septembre 2001 à New York et donne son point de vue de spécialiste sur la question de la destruction des trois tours du World Trade Center.
Une nouvelle étude des signaux sismiques le 11 septembre 2001 à New York par André Rousseau (*), le 18 février 2010
Des signaux sismiques ont été émis le 11 septembre 2001 pendant la période où les Tours Jumelles du World Trade Center (la tour nord étant appelée le WTC1 et la tour sud le WTC2) ont été percutées et se sont effondrées, ainsi qu'au cours de l'effondrement du Bâtiment 7 du WTC (aussi appelé WTC7), lequel n'a été percuté par aucun avion.
Parmi les données sismiques publiées sur ce sujet, c'est la station d'enregistrement sismique de Pasadena, située à 34 km au nord-est de Manhattan, qui semble fournir les trains d'ondes les plus aptes à être interprétés, particulièrement pour la détermination de leurs sources. Ces trains d'ondes, extraits des publications du Lamont-Doherty Earth Observatory of Columbia University, sont représentés dans les figures 1 et les figures 2.
Les sismologues se montrent perplexes dans leurs analyses des signaux enregistrés à cette occasion, tant les contradictions sont grandes, et ils sont tout particulièrement intrigués par la présence de "pics" sismiques avant les effondrements… (voir la figure 4).

Ce texte se concentre sur l'étude de ces signaux sismiques et a pour objectif de montrer qu'une cohérence apparaît dès que l'on sort des explications officielles. Cela donne lieu à une nouvelle interprétation qui rend caduques les assertions de la "version officielle".

Étude de la composition des différents trains d'ondes
Les trains d'ondes dont nous disposons sont :
les signaux des figures 1a et 1b contemporains respectivement des percussions du WTC1 et du WTC2 par les avions,
les signaux des figures 2a et 2b contemporains respectivement des effondrements du WTC1 et du WTC2,
le signal de la figure 2c contemporain de l'effondrement du WTC7.


• Détermination/indétermination du calage temporel du point d'origine des signaux
Dans les cinq cas, l'origine des signaux a été attribuée par les sismologues qui publient ces données aux percussions ou aux effondrements relatés par les vidéos (Kim et al., 2001 ; Irvine, 2001 ; Hoffman, 2006). L'étude de la propagation de tels signaux sismiques s'apparente, de par les distances de propagation et la nature des sources, à la géophysique appliquée. Or dans ce type d'étude, les temps d'origine sont connus avec une grande précision (au moins à la milliseconde) pour calculer les vitesses de propagation des différentes ondes. Tel n'est pas le cas ici. Dans les cas présents, la vidéo a été utilisée pour la tour nord (WTC1) à partir de l'enregistrement effectué par CNN et grâce à la bannière continue de l'horloge sur l'écran (Hoffman, 2006), et les résultats ont été comparés à la méthode utilisée par le Lamont (Kim et al., 2001). Cette dernière a consisté à fixer approximativement une vitesse de 2 km/s pour une onde de Rayleigh traversant plusieurs stations (voir la figure 3) situées à des distances croissantes du point d'origine. L'inconvénient majeur de ce procédé provient de ce que ces stations ne sont pas situées sur une ligne rectiligne, que les terrains superficiels " dans lesquels se propagent les ondes de surface " sont différents et qu'en plus ils n'ont pas la même
vitesse de propagation. En effet, la rivière Hudson se trouve sur une faille qui sépare à l'ouest des terrains sédimentaires du Trias et du Jurassique avec des intrusions de dolérite, le tout surmonté de sédiments récents holocènes, et à l'est des formations cristallines et métamorphiques du Protérozoïque, du Cambrien et de l'Ordovicien qui affleurent. Ces dernières formations sont plus rapides que celles situées à l'ouest, ce qui explique que le chemin WTC-MANY, le seul situé à l'est de l'Hudson, soit plus rapide que tous les autres chemins, situés à l'ouest, ces derniers dépendant étroitement de la vitesse de propagation de la couverture sédimentaire traversée. Autrement dit, il n'est pas étonnant que seules les stations de Pasadena à 34 km, d'Arny à 67,5 km et de TBR à 51 km fournissent un résultat semblable, car elles sont situées sur des formations géologiques semblables. D'ailleurs, l'énorme indétermination de 2 secondes, attribuée par les auteurs des calculs eux-mêmes (Kim et al. 2001) des calculs à la fixation de l'origine du temps de chaque signal, oblige d'ores et déjà à prendre de la distance par rapport aux conclusions officielles.

• Trains d'ondes attribués aux percussions des tours (fig.1a et 1b)
En premier lieu, il faut s'interroger sur la signification de tels signaux en fonction de la cause qui leur est attribuée. Alors que cette cause, la percussion d'un avion, est semblable pour les deux tours, la magnitude " reflétée par les amplitudes " des deux signaux est différente et l'onde générée n'a pas la même vitesse apparente (voir les figures 1a et 1b), bien que les Tours Jumelles puissent être considérées comme confondues au sens de l'origine spatiale par rapport à la distance du lieu d'enregistrement. En effet, le calcul des vitesses de propagation effectué à partir es graphes des figures 1a et 1b, où l'origine a été fixée à l'heure observée de la percussion correspondante, indique 2900 m/s pour le WTC1 et 2150 m/s pour le WTC2 : on a vraisemblablement affaire à des ondes de Rayleigh. Or, même s'ils sont très amplifiés, ces signaux ne peuvent pas avoir été générés par les percussions sur les tours, car les ondes réelles dues aux percussions ont été amorties avant d'arriver au sol, en supposant même qu'on ait affaire aux mêmes (basses) fréquences… En effet, les fréquences des ondes générées par des explosifs sont de l'ordre de l'hertz " ce qui est le cas ici -, alors que celles dues aux percussions sont supérieures à 10 hertz, pour se situer plutôt autour de 100 hertz.
D'ailleurs, la bande passante des enregistrements cités ne permet pas l'enregistrement de telles ondes.Quant à la théorie de l'oscillation des tours, défendue par Irvine (2001), pour expliquer ces signaux, elle ne tient pas la route, car dans ce cas on
aurait un signal "carré" de longue durée et d'amplitude constante, alors que nous observons un signal "en cloche", représentatif d'une impulsion puissante et brève, particulièrement évidente dans le cas du WTC2.
Dans la mesure où il est géophysiquement impossible d'avoir deux vitesses de propagation différentes pour la même onde, à la même fréquence " car les ondes de surface sont dispersives, c'est-à-dire que les vitesses dépendent des fréquences -, sur le même parcours et à quelques minutes d'intervalle, il faut se rendre à l'évidence que les origines supposées des ondes enregistrées ne sont pas correctes, et qu'en l'occurrence elles ne sont pas liées aux percussions des avions, mais à une autre origine, tel un déclenchement d'explosion, avec un décalage de temps non identique pour les deux tours par rapport aux impacts des avions. De même, la différence de magnitude des deux signaux ne peut qu'être liée à des paramètres différents relatifs à un volume d'explosifs et/ou à leur distance au sol.

• Trains d'ondes attribués aux effondrements des tours (fig. 2a, 2b et 2c)
Alors que, pour le géophysicien, les Twin Towers ont approximativement la même masse, les mêmes hauteur et largeur, et le même type de structure interne " en plus de l'identité du point d'origine des ondes et de la distance par rapport à la station d'enregistrement -, les signaux attribués au WTC1 (fig. 2a) et au WTC2 (fig. 2b), au lieu d'être semblables comme l'imposerait la thèse officielle qui attribue la source des ondes sismiques au simple effondrement des tours, sont en fait assez différents du point de vue de leur « forme », de leur composition, et surtout de leur vitesse apparente, celle calculée à partir de l'origine officielle.
En effet, l'enregistrement relatif au WTC1 montre les trois types d'ondes caractéristiques d'une source explosive brève (type "Dirac") confinée dans un matériau solide compact : une onde P de vitesse 6000 m/s, valeur usuelle pour un terrain cristallin ou sédimentaire très consolidé (ce qui est le cas du bed-rock de Manhattan), une onde S de vitesse 3500 m/s et une onde de surface de vitesse 1800 m/s (onde de Rayleigh). Ces valeurs s'accordent avec celles enregistrées pour les tremblements de terre ou en prospection sismique.
En revanche, l'enregistrement relatif au WTC2 ne fait pas apparaître les ondes de volume P et S observées pour le WTC1, mais seulement une onde de surface, dont la répartition des amplitudes sur la durée est différente de celle du WTC1. En fonction de l'origine déterminée du signal, la vitesse de propagation est aussi différente de celle du WTC1, et égale à 2125 m/s (onde de Rayleigh). Cette onde semble suivie d'une deuxième onde de Rayleigh à 4 secondes, durée calculée entre les deux « pics » d'amplitude.
On retrouve le même cas de figure pour le WTC7 où le calcul de la vitesse de l'onde en fonction de l'origine déterminée s'apparente à une onde de Rayleigh avec 2200 m/s. Notons que les amplitudes sont ici comparables à celles des ondes émises en même temps que les percussions des tours par les avions. Cette onde semble suivie d'une deuxième onde de Rayleigh à 6,7 secondes, durée calculée entre les deux « pics » d'amplitude.
Dans les trois cas, la forme des ondes en "cloche" indique une source impulsive et non un ébranlement du sol dû à la chute de matériaux, au demeurant de petite taille, qui a duré une dizaine de secondes (un temps très long pour un géophysicien). Notons au passage que la durée du signal s'allonge en se propageant, corrélativement avec son atténuation, et cette durée est augmentée pour les ondes de surface qui, étant dispersives, ont des vitesses de phases différentes. La durée de ces ondes ne renseigne donc pas sur la source, contrairement à l'amplitude et surtout la fréquence.

Discussion
Dans la mesure où ni la simple percussion ou vibration d'une tour, ni la chute de débris ne peuvent être la source d'ondes sismiques enregistrées à 34 km de distance et où les très basses fréquences ne peuvent avoir été provoquées que par des sources explosives, il faut rechercher pourquoi les trains d'ondes sont différents. Plusieurs cas de figure sont à considérer. On doit en effet distinguer les explosions souterraines, subaériennes (près du sol, sans le toucher) et aériennes.
Les explosions souterraines sont assimilables aux tremblements de terre, en cela que toute l'énergie mécanique est transmise au terrain sous la forme d'ondes de volume (P et S), et d'ondes de surface (Rayleigh et Love) quand le signal atteint une interface solide-fluide (le cas de l'air atmosphérique par exemple) (cas 1). Les explosions aériennes émettent toute leur énergie dans l'air (ondes P dites sonores), et ce qu'il en reste en atteignant le sol " quand elle l'atteint " est alors trop faible pour y créer des ondes de volume… (il peut y avoir des ondes de surface sur une faible distance) (cas 2). Les explosions subaériennes émettent une énergie qui se répartit en ondes sonores principalement dans l'air, et en ondes de surface dans le sol. Les ondes de volume dissipées dans l'air ne peuvent se retrouver qu'amoindries dans le sol, mais les ondes de surface sont bien présentes (cas 3).
En bref, une explosion souterraine ne sera pas entendue dans l'air, mais le sol vibrera et initiera un train d'ondes complet (ondes de volume et de surface), tandis que si l'on entend une explosion, c'est qu'elle est, soit "aérienne" et elle ne donnera pas de signal sismique, soit subaérienne et des ondes de surface pourront être générées.
Ainsi, on peut affirmer que des explosions qualifiées de "subaériennes " ont été déclenchées près de la base des tours simultanément à la percussion de chacune d'elles par les avions, le bruit qui en découle pouvant se confondre alors avec celui des percussions (cas 3). Ces tours ont alors été fragilisées par le bris des colonnes porteuses. L'explosion à la base du WTC1 a été entendue par le témoin William Rodriguez (2006) (voir aussi Spingola (2005)).

En ce qui concerne les effondrements de ces tours, il faut distinguer celui du WTC1 et ceux des WTC2 et WTC7. D'après les types d'ondes provenant de ces deux dernières tours, elles ont subi une très grosse explosion "subaérienne " (cas 3), entendue par les témoins. Par exemple, en ce qui concerne le WTC2, un pompier témoigne d'une explosion avant l'effondrement dans un énorme nuage de poussières (voir [1]), apparemment pas très loin de la base de la tour et accompagnée d'éclairs et de bruit d'après un « Assistant-Commissioner » (voir [2]). Un autre pompier, présent au pied du WTC2, a constaté une grande explosion au niveau de 20 étages au-dessous de la zone d'impact de l'avion, juste avant que le sommet de la tour ne s'effondre (voir [3]). Ces explosions étaient trop hautes pour générer dans le sol des ondes de volume, et l'onde de Rayleigh enregistrée provient probablement uniquement de l'explosion située la plus près du sol. Parmi les autres explosions entendues à la base du WTC2 (Anonyme, 2009), l'une d'elles a généré la deuxième onde de Rayleigh enregistrée 4 secondes après la première.
C'est le même phénomène qui a affecté le WTC7. Un témoin observant cette tour a entendu comme un « coup de tonnerre » qui a fait exploser les fenêtres vers l'extérieur, alors que la base du bâtiment en feu s'est affaissée une seconde plus tard, avant que la tour entière ne suive le mouvement (voir [4]), aidé par une seconde explosion qui a généré une onde de Rayleigh enregistrée 6,7 secondes plus tard.
Quant au WTC1, dont l'effondrement a commencé après celui du WTC2 en dépit du fait qu'il a été percuté avant celui-ci, c'est une explosion souterraine (cas 1) qui a précédé sa chute. Cette eplosion n'a donc logiquement pas été entendue par les témoins extérieurs à 10 h 28 EDT, sauf par ceux situés à côté de cette tour (voir [5]), mais elle a été "ressentie" par une caméra qui, en filmant la tour et en étant solidaire du sol, est secouée par la vibration de ce sol au moment de l'explosion (voir [6]). En revanche, il est tout aussi logique que les nombreuses explosions que montrent les vidéos dans les étages supérieurs avant et pendant les effondrements n'aient pas provoqué d'ondes sismiques (cas 2), en raison de la fragmentation dans le temps de l'énergie détonante avec multiplication de sources successives, chacune d'elles ayant une impulsion imitée, insuffisante pour générer des ondes sismiques dans le sol.
Même si les démolitions contrôlées bien faites ne créent pas d'ondes sismiques (explosions aériennes), il est utile de comparer ces observations avec les données sismiques obtenues lors des démolitions contrôlées du Kingdome à Seattle (voir Anonyme, 2000) et à Oklahoma City (États-Unis) (Holzer et al., 1996). Le cas du Kingdome est particulier, car c'est à la demande expresse des sismologues que les explosions ont été paramétrées (ils voulaient profiter de l'occasion), et celui d'Oklahoma est consécutif à la reconstitution d'un attentat à l'explosif. Ces deux exemples entrent dans le cas 3 évoqué ci-dessus, avec une explosion subaérienne puissante et l'émission consécutive d'ondes de Rayleigh, et où la chute des débris est sans conséquence du point de vue sismique, même à des distances plus faibles que 34 km (respectivement moins de 7 et de 26 km).
Les hauteurs et profondeurs des explosions des deux tours WTC1 & WTC2 qui ont généré des ondes sismiques sont donc différentes. Cela est à corréler avec le fait que ces deux tours ne s'effondrent pas de manière identique : en effet, d'une part le temps écoulé entre la percussion et l'effondrement est plus long pour le WTC1 (1 heure 42 minutes) que pour le WTC2 (56 minutes), d'autre part, tandis que le sommet du WTC1 commence à s'effondrer de travers, ce ne peut être objectivement que la puissante explosion souterraine située sous cette tour qui permet à tout le bâtiment de s'effondrer verticalement.
Les magnitudes locales ML, que les sismologues ont calculées d'après les ondes de surface, donnent des résultats qui confortent nos analyses. En effet, sur l'échelle de Richter, elles se révèlent supérieures à 2 pour les ondes émises au moment des effondrements. Or il est impossible d'obtenir une telle magnitude à partir de la seule chute de débris, et plus particulièrement sur une durée d'une dizaine de secondes !! Même si la tour entière avait été ramenée à une boule compacte, il aurait fallu un déplacement de vitesse "météoritique", en tout cas supérieure à celle due à l'attraction terrestre pour espérer atteindre une telle magnitude !! De plus, il faut noter que la magnitude attribuée à l'explosion souterraine, celle du WTC1, est ML=2,3 " comparable à celle du séisme survenu à Manhattan le 17 janvier 2001 (ML=2,4) -, alors que la magnitude provenant de l'explosion subaérienne du WTC2 est ML=2,1, donc plus faible, et cet écart " logique pour les explosions décrites " est particulièrement appréciable dans cette échelle logarithmique. Ceci est à comparer au fait que les tours étant de masse et de hauteur semblables, la chute de leurs débris aurait dû générer une magnitude semblable, si c'eût été la source des ondes…
Remarquons que la géophysique appliquée sait générer des ondes sismiques dans le sol, en utilisant des sources impulsives non explosives de type "weight dropping" " qui consistent à laisser tomber une masse de 3 tonnes sur le sol " ou bien des "vibrateurs" plaqués au sol. Mais les énergies des ondes développées dans le sol sont alors trop faibles pour que ces ondes y parcourent plus que quelques hectomètres…

Relations ondes sismiques/processus d'effondrement
L'observation de l'effondrement de chacune des trois tours montre qu'il a été différent, et cela est à corréler avec les émissions d'ondes sismiques correspondantes.L'effondrement du WTC7 est celui qui se rapproche le plus de la démolition contrôlée classique, avec effondrements successifs des étages à partir de la base du bâtiment fragilisée par une puissante explosion subaérienne. En ce qui concerne les Tours Jumelles, elles ont d'abord été fragilisées par des explosions à leur base au moment où les avions les percutaient. Ensuite, il faut distinguer la partie du bâtiment située au-dessus de la zone de percussion des avions, et celle située au-dessous. Si les ondes sismiques n'ont pu être générées par les explosions visibles dans les étages et qui ont permis les effondrements graduels du bas vers le haut au-dessus de la zone de percussion et du haut vers le bas au-dessous de cette zone, c'est une puissante explosion située à la base du bâtiment pour le WTC2 et une autre souterraine pour le WTC1, qui ont accéléré le processus de ruine totale, et ont émis les ondes sismiques étudiées. C'est d'ailleurs selon toute vraisemblance l'explosion sous le
WTC1 qui, en précipitant la ruine de la base de la tour, a « remis » dans la verticalité la trajectoire initialement oblique de la chute du sommet du WTC1.
Conclusion
Au moment de la percussion des Tours Jumelles par les avions et de l'effondrement de ces dernières, ainsi que de celui du WTC7, des ondes sismiques ont été générées. Dans la mesure où (1) les ondes sismiques ne sont créées que par des impulsions brèves et (2) où les basses fréquences sont associées à une énergie (magnitude) comparable à celle d'un séisme instrumental, ces ondes révèlent indubitablement une origine explosive. Même si la percussion par les avions et la chute des débris des tours sur le sol ont pu générer des ondes sismiques, d'une part leur magnitude a été insuffisante pour être enregistrée à 34 km, et d'autre part elles ne pouvaient qu'être homogènes.
Or les signaux sismiques montrent des différences significatives dans leur composition et leur magnitude et surtout dans leur vitesse de
propagation, alors que leur parcours est pourtant identique dans des conditions identiques. Cette dernière différence étant physiquement inexplicable dans le cadre de la version officielle, on doit remettre en question le calcul des vitesses effectué à partir d'une origine calée sur les images vidéo. On ne peut que conclure qu'en réalité la source (explosive) a été déclenchée manuellement, donc avec un décalage variable pour chaque origine par rapport aux vidéos.
La composition des ondes est révélatrice de l'emplacement de la source et la magnitude dépend de l'énergie transmise au sol. L'origine souterraine des ondes émises au moment de l'effondrement du WTC1 est attestée par la présence des ondes de volume (P et S) en plus des ondes de surface (ondes de Rayleigh), lesquelles sont présentes dans les cinq cas. L'emplacement de la source des quatre autres explosions est subaérien, ce qui est attesté par la seule présence des ondes de Rayleigh. Les explosions aériennes visibles sur les vidéos dans les étages supérieurs des Tours Jumelles ne fournissent pas d'ondes sismiques à 34 km de distance de la source.
Il y a un facteur dix entre la puissance des explosions contemporaines des percussions des Tours Jumelles (ainsi que de celle contemporaine de l'effondrement du WTC7) et la puissance de celles " les plus puissantes " contemporaines de leur effondrement, l'explosion souterraine sous le au sol.Notons aussi que dans la mesure où les ondes de surface sont dispersives (la vitesse dépend de la fréquence), la durée du signal enregistré n'est pas représentative de la durée du signal à sa source.
Enfin, la démolition contrôlée des trois tours, suggérée par les témoignages visuels et auditifs, ainsi que par les observations sur leur chute est donc démontrée par l'analyse des ondes sismiques émises au moment des percussions par les avions et au moment des effondrements.
par André Rousseau (*)


(*) André Rousseau, Docteur d'État, est retraité du CNRS, où il a étudié plus particulièrement les relations entre les caractéristiques des ondes mécaniques progressives et la géologie. Il a publié de nombreux articles sous comité de lecture sur la géophysique ainsi que participé à de nombreux congrès, y compris à comité de sélection.
Dans cet article, il met en évidence que les ondes sismiques enregistrées le 11 Septembre à New York sont le résultat d'explosions souterraines et subaériennes participant à la démolition contrôlée des Tours Jumelles et du Bâtiment 7.

FIGURES
(À noter que pour des raisons de lisibilité, ces figures sont reprises sans modification des échelles, lesquelles sont dans un rapport de un à dix entre les enregistrements au moment de l'effondrement des WTC1 et WTC2 et ceux au moment de leur percussion, de même que pour l'enregistrement lors de l'effondrement du WTC7.)

Ondes émises au moment de l'impact des avions
Figure 1a : signal enregistré à Palisades lors de l'impact sur le WTC1
Figure 1b : signal enregistré à Palisades lors de l'impact sur le WTC2
Ondes émises au moment de l'effondrement des tours
Figure 2a : signal enregistré à Palisades lors de la chute du WTC1
Figure 2b : signal enregistré à Palisades lors de la chute du WTC2
Figure 2c : signal enregistré à Palisades lors de la chute du WTC7
Figure 3 : Calage du temps d'origine du WTC1
Figure 4 : les "pics" sismiques


NOTES
TÉMOIGNAGES CITÉS
Les témoignages cités dans les notes (1), (2), (3) et (5) proviennent de : Oral Histories From Sept. 11 Compiled by the New York Fire Department " The New York Times (2005)


(1) Interview du pompier Richard Banaciski, situé dans la rue en face du WTC2
« Je m'en souviens, on était… au début on était dans la rue, et puis des gens ont commencé à sauter, alors tout le monde est revenu en arrière vers le parking couvert, en direction du bâtiment, pour être à l'abri de ce qui tombait.
On est restés là peut-être 10 ou 15 minutes et je me rappelle qu'il y a eu justement une explosion. Ça ressemblait à ce qu'on voit à la télévision quand on détruit un bâtiment. C'était comme si ça faisait tout le tour comme une ceinture, toutes ces explosions. Tout le monde s'est alors écrié : « courez ! », on est partis en se retournant et on s'est rués dans le parking couvert, parce que c'était de là qu'on venait. En courant tout droit c'est là qu'on arrivait. On ne pensait pas que le bâtiment était en train de s'écrouler. On pensait juste qu'il y avait eu une grosse explosion, que des trucs allaient nous tomber dessus. Puis un énorme nuage de fumée s'est engouff'ré dans le parking. »
http://graphics8.nytimes.com/packages/pdf/nyregion/20050812_WTC_GRAPHIC/9110253.PDF


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14.03.2010

n° 61 - Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan - 13-03 : Début : - “L'Otan n’attaquera jamais la Russie” ?

n° 61 - Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan - 13-03 : Début  : - “L'Otan n’attaquera jamais la Russie” ?


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan.

n° 61- 13-03

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

1 Brèves

1-1  L'Otan a besoin d'au moins 2.000 policiers instructeurs en Afghanistan.

1-2 Pavot : la Russie met en cause la responsabilité de l’OTAN.

1-3 La géopolitique de l’opium afghan.

2 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion.

2-1 Électrophore : La complexité, ennemi intime de l’OTAN.

1-2 Djerrad Amar :   “L'Otan n’attaquera jamais la Russie” ?

Suite

1-3 Rick Rozoff : Expansion de l'OTAN, déploiements de missiles et nouvelle doctrine militaire de la Russie..

1-4 Rick Rozoff : Le rôle de l'OTAN dans l'encerclement de l'Iran.

Début

1-5 Nathalie Guibert & Guillaume Perrier : instructeurs en Afghanistan.: la réponse tardive de la France à l'OTAN.

1-6 Dmitri Babitch : Pas d’une prompte adhésion de l'Ukraine à l'OTAN !

1-7 Hélène Nouaille : une "année croisée" 

2 Annexe

2-1 Les armes nucléaires menacent toujours le monde.

2-2 Washington annonce une "réduction spectaculaire" de ses armes atomiques.

2-3 Un retrait des 200 ogives nucléaires tactiques US ?

2-4 Quatre pontes politiques plaident pour un monde sans armes nucléaires.

2-5 Des BOMSPOTTERS mènent une inspection civile à l’intérieur de la base de Kleine Brogel.

 



1 Brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

1-1  L'Otan a besoin d'au moins 2.000 policiers instructeurs en Afghanistan.

L'Otan a besoin d'au moins 2.000 policiers instructeurs pour former une police afghane aux effectifs croissants, a indiqué lundi le secrétaire général de l'Otan.

 "En ce qui concerne la police, il y a réellement une grande insuffisance. Il nous manque toujours plus de cent équipes" de formation, a déclaré Fogh Anders Rasmussen à la presse.

Ces équipes étant généralement fortes de 20 à 30 instructeurs, un responsable de l'Otan a confirmé qu'il faudrait de 2.000 à 2.400 policiers supplémentaires pour les constituer.

M. Rasmussen a prévenu que "cela était le nombre requis actuellement, mais dans les deux années à venir il en faudra d'autres encore".

L'Otan a confirmé sa stratégie d'"afghanisation" lors d'une conférence internationale sur l'Afghanistan le 28 janvier à Londres.

Elle prévoit notamment que la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) commandée par l'Otan transfèrera progressivement à l'appareil de sécurité du gouvernement afghan la responsabilité de la Defense et du maintien de la loi et de l'ordre face aux résistants.

Simultanément, la police qui compte 80.000 hommes aujourd'hui, devrait être portée à 109.000 membres en octobre 2010 et à 134.000 en octobre 2011.

Les instructeurs de l'opération d'encadrement de la police afghane financée par l'Union européenne ne peuvent y suffire. Ils sont moins de 200 policiers européens, en raison de difficultés de recrutement, alors que 400 étaient prévus.

Leur mission, par ailleurs, est de former des officiers de police, et non le policier de base.

Du côté de la formation militaire, il y a aussi des insuffisances, quoique moins criantes. "Il nous manque 21 équipes d'instructeurs militaires", a indiqué M. Rasmussen. L'armée gouvernementale, actuellement forte de près de 100.000 soldats, devrait passer à 134.000 hommes en octobre 2010, puis à 171.000 en octobre 2011.

Pour former dans un premier temps ces 134.000 soldats, il faut au moins 180 équipes sur le terrain --ce qu'en jargon Otan on connaît sous l'acronyme d'"OMLT"--, a précisé à l'AFP un responsable militaire de l'Otan.

"Nous disposons aujourd'hui de 140 OMLT, 76 américaines et 64 des autres nations contribuant à l'Isaf. Et 19 autres ont été proposées par des pays autres que les Etats-Unis" lors d'une récente réunion au quartier général de l'Otan à Mons (sud de la Belgique), a-t-il ajouté.

"Ce qui nous en laisse 21 à trouver", a conclu cet officier.

M. Rasmussen a annoncé qu'il discuterait avec les alliés de la possibilité de combler ce manque, lors de la réunion des ministres de la Defense de l'Otan les 4 et 5 février à Istanbul.

1/2

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-41565260@7-6...


1-2 Pavot : la Russie met en cause la responsabilité de l’OTAN.
En quelques années la consommation d’héroïne afghane est devenue un problème majeur de santé publique en Russie.

Selon les données recoupées par l’ONU et par le Service fédéral russe pour le contrôle des stupéfiants, les récoltes de pavot à opium ont été multipliées par 40 depuis l’intervention états-unienne en Afghanistan, pour atteindre 7 500 tonnes en 2008.

La culture du pavot s’étend sur au moins 193 000 hectares. La récolte est transformée grâce à des produits chimiques importés. Les plantations et les laboratoires sont situés à 92 % dans les zones où les troupes de l’OTAN exercent leur autorité.

En 2008, l’héroïne afghane a tué plus de 100 000 de personnes dans le monde.

Aussi Moscou a t-il décidé de mettre en cause la responsabilité de l’OTAN devant le Conseil de sécurité de l’ONU.

Officiellement, les stratèges US s’opposent aux fumigations des cultures pour ne pas se mettre à dos les paysans afghans. Ils préfèrent lutter contre l’importation des agents chimiques nécessaires.

Durant la période soviétique, la CIA, conseillée par le directeur des services secrets français Alexandre de Marenches, avait encouragé les Moujahidnes à cultiver le pavot pour intoxiquer les jeunes soldats de l’Armée rouge. A l’époque, les produits chimiques nécessaires étaient importés par des agents français infiltrés dans l’association Médecins sans frontières. Le trafic était organisé sur place par la famille Karzai.

De notoriété publique, l’essentiel de la production afghane actuelle est achetée et traitée par une organisation criminelle dirigée par le demi-frère du président Karzai et contrôlée par le Pentagone. La partie de la production destinée à l’Europe occidentale est acheminées par les avions des forces US vers camp Bondsteel (Kosovo), puis prise en charge par la mafia kosovare d’Hashim Thaçi. Ce dernier est devenu Premier ministre du Kosovo grâce au soutien de l’ambassadeur Frank Wisner Jr., et de Richard Holbrooke, actuel représentant spécial du président Obama pour l’Afghanistan.

Pour en savoir plus :
 Dans le secret des princes,
entretien de Christine Ockrent-Kouchner avec Alexandre de Marenches (Stock, 1986).
 « Le gouvernement kosovar et le crime organisé », par Jürgen Roth
 « La géopolitique derrière la guerre bidon des États-Unis en Afghanistan »,
par F. William Engdahl

 

http://www.voltairenet.org/article164334.html


1-3 La géopolitique de l’opium afghan.

D’après un rapport officiel de l’ONU, la production d’opium afghan a augmenté de façon spectaculaire depuis la chute du régime taliban en 2001. Les données du Bureau des drogues et des crimes des Nations-Unies montrent qu’il y a eu plus de cultures du pavot pendant chacune des quatre dernières saisons de croissance (2004-2007), qu’en une année sous le régime taliban. Plus de terres sont dédiées à l’opium à présent en Afghanistan que pour la culture du coca en Amérique latine. En 2007, 93% des opiacés du marché mondial provenaient d’Afghanistan. Ce n’est pas par hasard.

Il a été démontré que Washington à choisi soigneusement le controversé Hamid Karzaï, un chef de guerre pachtoune de la tribu Popalzai, longtemps au service de la CIA, revenu de son exil aux États-Unis, fabriqué comme une mythologie hollywoodienne autour de sa « courageuse autorité sur son peuple. » Selon des sources afghanes, Hamid Karzaï est aujourd’hui le « Parrain » de l’opium afghan. Ce n’est apparemment pas par hasard s’il a été et reste aujourd’hui encore l’homme préféré de Washington à Kaboul. Pourtant, même avec l’achat massif de votes, la fraude et d’intimidation, les jours de Karzaï en tant que président pourraient se terminer.

Longtemps après que le monde a oublié qui est le mystérieux Oussama Ben Laden et ce qu’est Al Qaida, sa prétendue organisation terroriste, — ou se demande même s’ils existent — la seconde raison de la fixation de l’US army en Afghanistan apparait comme un prétexte pour créer une force de frappe militaire étasunienne permanente avec un série de bases aériennes fixes en Afghanistan. L’objectif de ces bases n’est pas de faire disparaître les cellules d’Al Qaïda qui pourraient avoir survécu dans les grottes de Tora Bora ou d’éradiquer un « taliban » mythique, qui, selon des rapports de témoins oculaires, est en ce moment composé majoritairement d’habitants afghans ordinaires en lutte une fois encore pour débarrasser leurs terres des armées occupantes, comme ils l’ont fait dans les années 80 contre les Soviétiques.

Pour les États-Unis, la raison des bases afghanes, c’est d’avoir dans leur ligne de mire et d’être capables de frapper les deux nations du monde qui, réunies, constituent aujourd’hui la seule menace à leur pouvoir suprême sur le monde, à l’America’s Full Spectrum Dominance (domination US sous tous ses aspects), comme l’appelle le Pentagone.

L’armée US occupe l’Afghanistan pour deux raisons : principalement pour rétablir et contrôler la plus grande fourniture mondiale d’opium des marchés internationaux de l’héroïne et utiliser la drogue comme arme contre ses adversaires sur le plan géopolitique, tout particulièrement, la Russie. Le contrôle du marché de la drogue afghane est capital pour les liquidités de la mafia financière en faillite et dépravée de Wall Street.

 

http://www.voltairenet.org/article162766.html



2 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

2-1 Électrophore : La complexité, ennemi intime de l’OTAN.

La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information

Nb - ndlr : il faut toujours savoir ce que pensent les ennemis.

Lors de la première guerre du Golfe, les armées américaines et européennes affrontaient une autre armée conventionnelle configurée selon un modèle russe.

La doctrine Powell et la stratégie Schwarzkopf firent le reste en deux temps trois mouvements.

Dans les Balkans, l’OTAN eut rapidement le dessus face à une armée serbe qui, malgré ses tentatives d’hybridation ou de paramilitarisation à sa périphérie, demeurait une force classique typiquement centre/est-européenne.

Dans un cas comme dans l’autre, quelques réadaptations et mises à jour des doctrines et des stratégies sédimentées durant la guerre froide suffirent pour assurer une incontestable victoire contre les appareils politiques/militaires irakien et serbe.
En Afghanistan, l’OTAN affronte ce qui est à la fois une guerre irrégulière et une crise complexe permanente à tous les niveaux : géopolitique, stratégique, socioculturel, narcotique, psychologique et religieux.
L’échec du sommet de Copenhague a amplement démontré l’incapacité des états modernes à gérer des crises complexes. Ceci est d’autant plus vrai pour ces mêmes états et leurs armées lorsqu’il s’agit d’un conflit irrégulier doublé d’une crise complexe permanente qui, dans le cas afghan, trouve ses racines contemporaines dans les années 60-70.
Forgé dans les certitudes bipolaires de la guerre froide, l’OTAN a développé une extraordinaire science de la guerre dans laquelle priment l’approche linéaire, les lignes d’opération, l’analyse séquentielle et les résultats quantifiables. Sur le théâtre afghan, les multiples dimensions du pays réel sont étroitement imbriquées ou fusionnées, et revêtent autant d’importance que la seule dimension militaire. Sans pour autant négliger ses capacités conventionnelles, l’OTAN doit donc se forger un art croisé de la conduite de guerre et de la gestion de crises.

Dès lors, pourquoi ne pas muter en forces hybrides « à la schizophrénie contrôlée, capables à la fois d’analyser, de ressentir et de pressentir le terrain ? »
Cette transformation cognitive des armées est, à mes yeux, plus à portée d’une Europe riche de diverses cultures, langues et histoires. Ainsi, ses armées seraient mieux adaptées ou mieux adaptables aux exigences non-militaires des futures contre-insurrections (ou assimilables) dans quasiment n’importe quel coin du globe.
Si
la COIN est un début positif en ce sens, elle n’est encore qu’au stade cosmétique ou exosquelettique dans les doctrines de l’OTAN et de ses armées respectives. Je doute qu’il en soit autrement avec les générations actuelles de hauts gradés certes expérimentés mais dont les compétences désormais cristallisées entravent ou annihilent quelque « esprit révolutionnaire ». Explications.
En effet, malgré leurs incontournables trésors des savoirs accumulés, les professionnels expérimentés de tout poil sont rarement ceux qui produisent des concepts férocement novateurs.

Ceci vaut également pour les capitaines d’industrie et pour les scientifiques chevronnés.

Einstein n’avait pas été nobellisé pour sa théorie de la relativité, par trop choquante pour ses pairs, mais pour ses hypothèses un peu plus coulantes sur la nature corpusculaire de la lumière.

Par la suite, il éprouva d’énormes difficultés à pleinement appréhender la physique quantique de Bohr, de Feynman, de Heisenberg et consorts.
Ne blâmons point les hauts gradés, les capitaines d’industrie ou les scientifiques chevronnés pour cette incapacité : s’éloigner ou rompre de son noyau de compétences pour forger un paradigme révolutionnaire et/ou les sous-ensembles inhérents exige à la fois du travail acharné, une constante remise en question de sa carrière et de soi-même, une bonne dose de chance et, peut-être, un don auparavant inexploité. D’où l’immense difficulté à esquisser des solutions claires et percutantes au problème afghan, et ce, malgré la profusion d’excellentes analyses stratégiques qui se boivent plus qu’elles se lisent.
Pour ceux qui ne le savent pas, la fameuse contre-insurrection (COIN) telle qu’on l’entend actuellement n’a rien d’une innovation majeure, c’est un corpus théorique d’inspiration essentiellement française, savamment réactualisé et mis en oeuvre sur les théâtres irakien et afghan par d’affables et perspicaces officiers anglo-saxons.

Même le Général Petraeus (né en 1956) reconnaît que sa génération « a été formée pour détruire des chars soviétiques avec nos hélicoptères. Une formation inutile dans la lutte moderne contre le terrorisme. »
Cette COIN suffira-t-elle à braver les entreprises virtuelles agiles que sont les Résistants Af-Pak et leurs alliés d’Al-Qaïda ? Une part de moi en doute sérieusement.
Comme je l’avais déjà évoqué dans le guide du terroriste urbain, l’état moderne et son armée classique sont tout le contraire d’une entreprise virtuelle intrinsèquement tâtillonnes, mues par des enchaînements d’inerties et consubstantiellement rétentrices d’informations. De telles mécaniques éprouvent inéluctablement des difficultés herculéennes voire sisyphiennes à combattre des entités à la fois nomades, sédentaires, redondantes et remarquablement coordonnées.
De l’illusion à la cécité
Quand les barbares germaniques aperçurent les légions romaines construire un pont fluvial de bois en moins d’une semaine, ils se réfugièrent dans les montagnes. Plus tard, Rome fit preuve d’inertie et d’inaptitude face aux mêmes barbares qui écrasèrent sa meilleure légion et sabotèrent patiemment son réseau impérial d’aqueducs. L’Europe fut littéralement hypnotisée et assommée par la puissance et la rapidité du Blitzkrieg. Quelques années plus tard, l’Allemagne nazie délaissa sa Defense territoriale et ne put rien faire contre les vagues incessantes de bombardiers B-17 dans son ciel. Pire : malgré les avertissements répétés de ses espions, elle fut complètement insensible aux statistiques astronomiques de la production militaro-industrielle américaine. Que dire de la vaine supériorité tactique et technique de l’US Air Force, de l’US Navy et de l’US Army face à une guérilla vietnamienne nettement plus rusée sur les plans psychologique et politique ?
Autres temps, autres guerres, autres circonstances. Gardons-nous de tout déterminisme mais n’oublions jamais les leçons de l’histoire.
Car vient toujours un moment où un appareil politique et militaire d’abord trop confiant sur ses capacités, s’enferme d’autant plus dans son canevas stratégique sous la pression combinée d’événements complexes et d’un ennemi lui infligeant une innovation ou une révolution stratégique. Peu à peu, « les logiciels politiques et militaires » se cloîtrent dans leur confort intellectuel puis tournent en boucle sans s’en rendre compte. Dans leur entêtement à poursuivre la guerre, ils deviennent sourds et aveugles aux signaux avertisseurs, se persuadent de la justesse de leurs décisions et actions et s’embourbent en toute splendeur.
Questions à un billet aller/retour Bruxelles-Kaboul : l’OTAN est-elle exempte de tels « bogues » ? Et si les énièmes grandes offensives contre les Résistants n’avaient que très peu ou aucun effet, jusqu’où peut-elle ou doit-elle s’obstiner ?
Au risque très élevé de m’attirer quelques foudres, les guerres me semblent finalement bien plus faciles à décrypter ou à mener avec un glaive Intel et un bouclier Windows. Ce qui, en toute sincérité, n’est pas nécessairement une bonne chose.*
http://electrosphere.blogspot.com/.


1-2 Djerrad Amar :   “L'Otan n’attaquera jamais la Russie” ?

L’Iran, ce phénix de toutes les convoitises !

Le secrétaire général de l’Otan a déclaré : “La nouvelle doctrine militaire russe qui cite l’élargissement de l’Otan et le déploiement de systèmes de défense antimissiles (ABM) parmi les principales menaces pour la Russie ne reflète pas la réalité.” Quelle est donc cette réalité ?

Militariser presque un continent, qui se trouve être en face de la Russie, appuyé par un nouveau système ABM et destiné à contrer une “éventuelle attaque iranienne” ?

Même les sots n’y croiraient pas.

Quand on y ajoute la Méditerranée (avec Israël, son gendarme) ainsi que le Golf persique, on comprend mieux les objectifs géopolitiques de l’Occident.

En effet, depuis l’effondrement de l’URSS, l’Occident, en particulier l’Amérique imposante et arrogante, accompagnée d’une Europe servante et suiveuse, ne cesse de tenter d’imposer son hégémonie sur cette partie du globe, du moins en commençant par les ex-pays du “bloc de l’Est”, puis l’Irak, par la force sous le fallacieux prétexte d’armes de “destruction massive”, ensuite l’Afghanistan pour “lutter contre le terrorisme”. Allant même jusqu’à pervertir certaines institutions internationales (y compris la CPI) pour les rendre — au fil du temps, des conjonctures internationales et des intérêts — leurs auxiliaires et faire-valoir. Citer l’Iran comme prétexte dans ce contexte, avec “remake” d’un Irak-bis, pour les mêmes allégations, on comprend qu’il reste le dernier pays résistant à la stratégie de l’Occident.

Lorsque M. Rasmussen avait “balancé”, il y a quelques jours, une étrange déclaration (à Novosti), à savoir que “l’Otan n’attaquera jamais la Russie”, nous avions commenté que ce discours nous conduit à nous questionner sur l’utilité de l’armada de missiles en Europe si ce n’est permettre à l’Occident de dominer, par la politique des “petits pas”, les économies du maximum de pays du monde en imposant “sa” conception selon “ses” seuls intérêts. L’objectif ne pouvait être que de mettre “hors course” tous les concurrents potentiels, principalement la Russie et la Chine lesquelles semblent bien réussir au détriment de cet Occident toujours insolent, injuste et paternaliste. Après l’Ukraine et la Géorgie, l’Irak et l’Afghanistan, il ne reste que l’Iran qui semble être le dernier rempart.

La Russie prise en étau serait bien contrainte de “capituler” s’il se produit un déséquilibre de forces trop prononcé. Tout l’obstacle vient donc de cet Iran irréductible et entreprenant, c ! ar la clé et le dernier maillon décisif de leur stratégie. Pour ce faire, ils y mettent tous les moyens médiatico-économico-politiques en fomentant même des troubles dans ce pays. Mais 30 années d’embargo et une guerre à la clé n’ont pas permis de faire infléchir ce pays ; en misant sur la déliquescence du régime.

Cette adversité a eu l’effet inverse puisque le régime s’est consolidé.

En comptant sur ses propres forces, l’Iran s’est développé technologiquement d’une façon fulgurante et sans précédent, ce qui a troublé l’Occident. La réaction et le comportement actuels de l’Iran sont des plus normaux. Il n’y a que les États-Unis, l’Angleterre et la France — le trio à l’origine des troubles dans le monde du fait de leur arrogance — qui y voient un crime de lèse-majesté et une provocation. Comment faire confiance à des États au passé entaché de sang, ou ayant des antécédents génocidaires ou colonialistes ?

Comment l’Iran peut-il faire confiance à des États qui programment sa destruction ou du moins s’échinent à imposer leur hégémonie ?

Lui un pays indépendant, souverain et millénaire qui a contribué au progrès de l’humanité au moment où les États-Unis n’existaient pas et où l’Europe sombrait dans l’obscurantisme et l’intolérance. Pourtant, ce pays n’a jamais colonisé ou agressé un quelconque pays ! En tout cas, même avec ses insuffisances, l’Iran actuel est plus libre et plus démocratique que l’Iran du shah, que l’Occident a soutenu dans la répression.

Durant les dernières élections, ce qui est clair, c’est que l’Occident ne veut pas que l’opinion voit, dans les manifestations, un acte de démocratie, de liberté d’expression. Comme dans toutes les manifestations d’Europe, on sait bien qu’il y a des “fauteurs de troubles” (manipulés ou pas) et que les services de sécurité sont bien obligés de les neutraliser. En Occident, c’est un acte de “salubrité publique” contre des voyous ; en Iran ou autres pays “hors Europe”, c’est de la répression contre la liberté. Et puis, d’où vient cet intérêt de l’Occident à soutenir, comme par miracle, une tendance ou une opposition (légale) ?

Enfin, si changement de régime il doit y avoir, il ne doit venir que des Iraniens seuls et non de ce que l’Occident (à leur tête l’Amérique) veut bien qu’il soit par les multiples ingérences que l’on constate ! Les Iraniens sont cultivés.

Ils savent mieux que quiconque le système politique et économique qui les arrange sans se voir dicter la conduite par les “faiseurs d’opinions” de l’Occident. Entre la proposition de livrer l’uranium “par partie” de l’Iran et l’exigence de l’Occident de le livrer “en totalité”, il y a un profond manque de confiance auquel il faudra trouver une issue ou une solution avec d’autres acteurs et une autre approche. Surtout si la violence verbale d’Israël, envers l’Iran, s’y met de la partie ! Si la dernière décision de l’Iran d’enrichir lui-même son uranium est vue comme “la preuve qu’il envisage un usage militaire”, on peut dire aussi que cette crainte est aussi “la preuve que l’Occident n’avait pas l’intention d’exécuter l’échange”, d’où les tergiversations et les menaces sur ce pays.

Ce qui nous autorise à supposer qu’il y avait mauvaises intentions sur l’uranium en question ! À notre sens, le jeu pervers des “blocs” n’est pas près de disparaître de sitôt tant que les deux antagonistes historiques (Amérique et Russie) n’ont pas “délimité leurs zones” d’influence ou que l’un d’eux ait cédé. Car qui tient l’Iran tient la zone la plus riche et la plus prometteuse. Oui, l’Iran est devenu un pays stratégique incontournable dans le règlement des conflits de la région ! Son développement technologique, propre, en particulier dans le domaine nucléaire, jusque-là conforme à ses engagements internationaux, suscite des inquiétudes non pas pour les dangers de déviation de cette énergie, mais plus pour le risque de voir ce pays, devenant fort, échapper à leur influence ou autorité comme à l’époque du shah.

C’est aussi et surtout un pays riche en ressources, notamment pétrolières. Dès lors, la réaction russe par “La nouvelle doctrine militaire russe” citant l’élargissement de l’Otan et le déploiement de systèmes (ABM) parmi les principales menaces pour la Russie ne peut être que la réponse sûrement appropriée au regard des réactions de l’Occident, pris entre le marteau de sa stratégie faussement “de défense”, mais sûrement hégémonique, et l’enclume du doute et des conséquences imprévisibles.

Il y a cependant un doute.

La Russie, contrairement à l’Occident, en particulier les États-Unis, a toujours tenu à ses principes.

Un désengagement dans ce domaine aurait, pour la Russie, des conséquences particulièrement tragiques et irréversibles.

Car beaucoup de pays réfléchiront longuement avant de s’engager avec elle. Au profit de qui ? L’avenir nous le dira.

Source Liberté du 14 février 2010

Djerrad Amar

17 février 2010

http://www.setif.info/article4248.html


 

n° 61 - Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan - 13-03 : Suite : - “L'Otan n’attaquera jamais la Russie” ?


n° 61 - Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan - 13-03 : Suite  : - “L'Otan n’attaquera jamais la Russie” ?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan.

n° 61- 13-03

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

2 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion.

1-3 Rick Rozoff : Expansion de l'OTAN, déploiements de missiles et nouvelle doctrine militaire de la Russie..

1-4 Rick Rozoff : Le rôle de l'OTAN dans l'encerclement de l'Iran.


1-3 Rick Rozoff : Expansion de l'OTAN, déploiements de missiles et nouvelle doctrine militaire de la Russie.

En quelques jours, l’OTAN a révélé ses ambitions.

L’Alliance enrôle un à un, plus ou moins de force, tous les Etats d’Europe, du Proche-Orient et d’Océanie dans la guerre sans fin d’Afghanistan. Simultanément, sous le prétexte fallacieux de répondre à une prétendue menace iranienne, elle déploie aux marches de la Russie un système d’interception de missiles nucléaires qui détruit l’équilibre stratégique avec Moscou et remet en cause le principe du désarmement nucléaire progressif. De son côté, la Russie, se considérant comme directement menacée, relance d’urgence ses alliances et ses programmes d’armement.

Les événements liés aux questions militaires et de sécurité en Europe et en Asie ont été nombreux ce mois-ci. Ils se sont condensés en moins d’une semaine de réunions, de déclarations et d’initiatives sur des questions allant du déploiement du bouclier antimissile jusqu’à l’escalade de la plus grande guerre du monde, et allant d’un nouveau système de sécurité pour l’Europe jusqu’à une nouvelle doctrine militaire russe.

Une génération après la fin de la Guerre froide et presque autant depuis l’éclatement de l’URSS, les événements de la semaine passée sont évocateurs d’une autre décennie et d’un autre siècle. La guerre de vingt ans ou plus en Afghanistan et les installations controversées de missiles en Europe ont constitué l’actualité dans un monde bipolaire.

Vingt ans après, alors qu’il n’y a plus d’Union Soviétique, plus de pacte de Varsovie et une Russie considérablement diminuée et tronquée, les États-Unis et l’OTAN ont militarisé l’Europe à un niveau sans précédent —subordonnant en fait presque tout le continent à un bloc militaire dominé par Washington— et ont lancé l’offensive la plus vaste en Asie du Sud dans ce qui est déjà la plus longue guerre actuelle dans le monde.

Des 44 nations en Europe et dans le Caucase (à l’exclusion des micro-Etats et du pseudo-Etat otanien du Kosovo), seulement six —le Belarus, Chypre, Malte, la Moldavie, la Russie et la Serbie— ont échappé à la mobilisation de leurs citoyens par l’OTAN pour le déploiement sur le front afghan. Ce nombre sera bientôt réduit encore.

De ces 44 pays, seulement deux —Chypre et la Russie— ne sont pas membres de l’OTAN ou de son programme de transition de Partenariat pour la Paix, et Chypre est soumise à une pression intense pour se joindre à le second.

Les 4 et 5 février 2010, les 28 ministres de la Défense de l’OTAN au grand complet se sont réunis à Istanbul, en Turquie, pour deux jours de délibérations. Elles se sont concentrées sur la guerre en Afghanistan, le déploiement du bloc militaire au Kosovo et les plans accélérés d’expansion d’un système de missiles intercepteurs d’envergure mondiale vers l’Europe de l’Est et le Proche-Orient. Ce rassemblement suivait d’une semaine une réunion de deux jours du Comité militaire de l’OTAN à Bruxelles qui runissait 63 chefs d’états-majors des nations de l’OTAN et des 35 « pays fournisseurs de troupes », selon la terminologie du bloc, y compris les hauts commandants militaires d’Israël et du Pakistan. Cette conférence était axée sur la guerre afghane et sur le nouveau Concept stratégique de l’OTAN qui doit être formalisé officiellement lors d’un sommet de l’Alliance plus tard cette année.

Le commandant des 150 000 soldats des États-Unis et de l’OTAN en Afghanistan, le général Stanley McChrystal, a assisté aux réunions des deux jours. Le secrétaire US à la Défense Robert Gates a présidé la deuxième. « L’Afghanistan et la défense anti-missile sont les exemples des nouvelles priorités que sur lesquelles Gates veut que l’OTAN se concentre. » [1]

Comme l’indiquait le nombre de chefs d’état-major ayant participé aux réunions de Bruxelles —63—, la portée de l’OTAN a été étendue bien au-delà de l’Europe et de l’Amérique du Nord au cours des dix dernières années. Les troupes servant sous le commandement du bloc en Afghanistan proviennent de tout continent peuplé, du Proche-Orient et d’Océanie : l’Australie a le plus gros contingent des non-membres avec plus de 1 500 soldats, et les autres nations non européennes comme l’Arménie, l’Azerbaïdjan, Bahreïn, la Colombie, l’Egypte, la Géorgie, la Nouvelle Zélande, Singapour, la Corée du Sud et les Émirats arabes unis ont des troupes en Afghanistan ou sont en train d’en envoyer.

Le jour où à commencé la réunion des ministres de la Défense de l’OTAN à Istanbul, le président roumain Traian Basescu a annoncé qu’il avait satisfait à la demande de l’administration Obama de baser des missiles intercepteurs US dans son pays. Cette décision est intervenue cinq semaines après l’annonce que des missiles antibalistiques U.S. Patriot seraient stationnés dans une région de la Pologne à une demi heure de la frontière la plus occidentale de la Russie.

Le lendemain, le 5 février, c’est-à-dire deux mois après l’expiration du Traité START [2] entre les États-Unis et la Russie réglementant la réduction des armes nucléaires et des systèmes de lancement, [3] l’agence de presse russe Interfax a annoncé que « le président Dmitri Medvedev a approuvé la doctrine militaire décennale de la Russie et les principes de base de sa politique de dissuasion nucléaire. » [4]

La même source a cité le Secrétaire adjoint du Conseil de sécurité et ancien chef d’état-major, le général Iouri Baluyevsky, commentant la nouvelle doctrine : « Il est prévu de développer les composants terrestres, maritimes et aériens de la triade nucléaire.... La Russie a besoin de garantir la cohérence de son développement démocratique en utilisant une garantie de stabilité telle que les armes nucléaires, telle qu’une forme de dissuasion stratégique.... La Russie se réserve le droit d’utiliser des armes nucléaires uniquement si son existence en tant qu’Etat est mise en danger. » [5]

Le commentaire du quotidien indien The Hindu spécifiait que « La doctrine détaille 11 menaces militaires externes à la Russie, dont sept venant de l’Ouest. L’expansion vers l’est de l’OTAN et son insistance pour un rôle mondial sont identifiées comme la menace numéro un pour la Russie. »

L’article ajoutait : « Les U.S.A. sont la source d’autres menaces majeures répertoriées dans la doctrine, même s’ils ne sont jamais explicitement mentionnés dans le document. Celles-ci incluent les tentatives visant à déstabiliser des pays et des régions et à saper la stabilité stratégique ; la militarisation accrue des Etats et des mers voisins ; la création et le déploiement de défense anti-missile stratégique, ainsi que la militarisation de l’espace et le déploiement de systèmes stratégiques non nucléaires de haute précision. »

En ce qui concerne la date choisie pour approuver cette nouvelle stratégie militaire russe, l’article la présente comme une réponse aux récentes décisions sur le bouclier antimissile U.S. et aux lenteurs des pourparlers START.

« La nouvelle doctrine de défense a fait l’objet d’une loi qui a été publiée au lendemain de l’annonce par la Roumanie de son intention de déployer des missiles intercepteurs US dans le cadre d’un bouclier de missiles global auquel la Russie s’oppose farouchement. Des articles antérieurs avaient observé que le Kremlin avait reporté l’approbation de sa doctrine, préparée l’année dernière, parce qu’il ne voulait pas mettre en péril les négociations START en cours avec les États-Unis. » [6]

Une remarque similaire a été formulée dans une dépêche de l’Agence de presse chinoise Xinhua :

« Les analystes disent que la décision roumaine intervient à un moment crucial où Washington et Moscou sont sur le point de signer un document successeur du Traité de Réduction des Armes Stratégiques (START-1) arrivé à expiration. Par conséquent, la mesure peut bouleverser les relations Russie - États-Unis en train de se dégeler et mettre à l’épreuve leurs liens bilatéraux. » [7]

Sous le titre de « Principales menaces externes de guerre », la nouvelle Doctrine militaire russe [8] a répertorié dans l’ordre décroissant les préoccupations suivantes :

 Le fait de s’arroger des prérogatives mondiales en violation du droit international, et d’étendre une infrastructure militaire jusqu’aux frontières de la Russie, y compris par le biais de l’élargissement d’une alliance militaire ;

 La déstabilisation de différents États et régions, ce qui revient à affaiblir la stabilité stratégique ;

 Le déploiement de contingents militaires d’Etats (et blocs) étrangers sur les territoires voisins de la Russie et de ses alliés, ainsi que dans leurs eaux territoriales ;

 L’établissement et le déploiement de systèmes de défense anti-missile stratégique qui sapent la stabilité mondiale et violent l’équilibre des forces dans le domaine nucléaire, ainsi que la militarisation de l’espace avec le déploiement d’armes de précision des systèmes non nucléaires stratégiques ;

 Les revendications territoriales à l’encontre de la Russie et de ses alliés et l’ingérence dans leurs affaires intérieures ;

 La prolifération des armes de destruction massive et des lanceurs, augmentant le nombre d’Etats nucléarisés ;

 La violation par un Etat d’accords internationaux, et l’échec à ratifier et à mettre en œuvre les traités internationaux précédemment signés sur la limitation et la réduction des armes ;

 Le recours à la force dans les territoires des Etats riverains de la Russie en violation de la Charte des Nations Unies et des autres normes du droit international ;

 L’escalade des conflits armés sur les territoires voisins de la Russie et des nations alliées ;

À la 46ème Conférence de Sécurité annuelle de Munich qui s’est tenue les 6 et 7 février, le secrétaire général de l’Alliance Anders Fogh Rasmussen a déclaré : « Je dois dire que cette nouvelle doctrine ne reflète pas le monde réel », bien que toute lecture objective des neuf points précédents confirme qu’elle dépeint le monde exactement tel qu’il est. Malheureusement.

Par exemple, après que le président de la Roumanie ait révélé que les missiles U.S. devraient être déployés dans son pays, une déclaration de son ministère des Affaires étrangères a précisé : « La Roumanie a été et continue d’être un promoteur cohérent au sein de l’OTAN du projet concernant le développement progressif et adapté du système de défense antimissile en Europe... La décision de prendre part au système US est entièrement en accord avec ce qui a été décidé à cet égard aux sommets de l’OTAN de Bucarest en 2008 et à Strasbourg-Kehl en 2009." [9]

Le premier jour de la Conférence de Sécurité de Munich, le ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov a déclaré que : « Avec la désintégration de l’Union Soviétique et de l’Organisation du Traité de Varsovie une réelle opportunité a émergé pour faire de l’OSCE [Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe] une organisation à part entière offrant une sécurité égale à tous les Etats de la région euro-atlantique. Toutefois, cette occasion a été manquée, parce que le choix a été fait en faveur de la stratégie d’expansion de l’OTAN, qui signifie non seulement préserver les lignes séparant Europe au cours de la Guerre froide en des zones ayant des niveaux de sécurité différents, mais également déplacer ces lignes vers l’est. Le rôle de l’OSCE était, en fait, réduit au service de cette politique par le biais de la supervision des questions humanitaires dans l’espace post-soviétique. »

Il a continué avec un examen de l’échec des mesures de sécurité post-Guerre froide en Europe :

« Que le principe de l’indivisibilité de la sécurité au sein de l’OSCE ne fonctionne pas n’est pas long à prouver. Rappelons-nous le bombardement de la République fédérale de Yougoslavie en 1999, quand un groupe d’Etats membres de l’OSCE, liés par cette déclaration politique, a commis une agression contre un autre Etat membre de l’OSCE.
Tout le monde se souvient aussi de la tragédie d’août 2008 en Transcaucasie, où un Etat membre de l’OSCE, signataire de divers engagements dans le domaine du non-usage de la force, a recouru à cette force, y compris contre les soldats de la paix d’un autre Etat membre de l’OSCE, en violation non seulement de l’Acte final d’Helsinki, mais également de l’accord de maintien de la paix en Géorgie-Ossétie du Sud, qui exclut l’utilisation de la force. » [
10]

Il était suivi le lendemain par le secrétaire général de l’OTAN, Rasmussen. Non seulement il n’a pas pu répondre à l’accusation que la paix et la sécurité en Europe ont été mises en danger par l’avancée implacable de son organisation militaire vers les frontières de la Russie, mais il a préconisé l’implication de l’OTAN au-delà du continent pour englober le monde.

En proclamant qu’ « à l’ère de l’insécurité mondialisée, notre défense territoriale doit commencer au-delà de nos frontières », Rasmussen a insisté pour que « l’OTAN puisse devenir un forum de consultation sur les questions de sécurité dans le monde. »

Son discours incluait également la demande de « porter la transformation de l’OTAN à un nouveau niveau —en connectant l’Alliance avec le système international plus large dans des voies entièrement nouvelles—. »

La Russie ne peut pas proposer un système de sécurité commune pour l’Europe, mais l’OTAN peut en ordonner un qui soit international.

Rasmussen s’est félicité que la Force internationale d’assistance à la sécurité de l’OTAN en Afghanistan « va encore être renforcée cette année, avec plus de 39 000 soldats supplémentaires, »

Non seulement il n’a pas exprimé de réserve à propos d’une guerre qui dure depuis 9 ans déjà et qui est tous les jours plus meurtrière, mais il l’a célébrée comme un modèle pour le monde : « Notre expérience en Afghanistan (…) m’amène à une [autre] considération : la nécessité de transformer l’OTAN en un forum de consultation sur les questions de sécurité dans le monde (…) L’OTAN est un cadre qui a déjà prouvé être capable de façon unique de combiner la consultation en matière de sécurité, la planification militaire et les opérations sur le terrain de manière plus efficace que la somme de ses membres. Encore une fois, regardez l’Afghanistan. » [11]

Konstantin Kosachev, président de la Commission des affaires internationales de la Douma russe, a également pris la parole à la conférence de sécurité de Munich : « Je pense que le problème de l’OTAN aujourd’hui est que l’OTAN se développe en sens inverse : elle essaie d’agir de plus en plus mondialement, mais elle continue à penser localement.... Dès que l’OTAN commence à aller au-delà de ses frontières, ce n’est plus seulement une affaire interne pour l’OTAN. »

Il a également « accusé l’alliance de provoquer le conflit Géorgie-Russie en promettant une éventuelle adhésion à Tbilissi.... » [12]

L’actuel vice-Premier ministre et ancien ministre de la Défense russe Sergei Ivanov est également intervenu à Munich. A propos des pourparlers START en panne, il a souligné qu’ « Il est impossible de parler sérieusement de la réduction des capacités nucléaires lorsqu’une puissance nucléaire travaille à déployer des systèmes de protection contre les lanceurs des têtes nucléaires des autres pays ». Il a rappelé aux participants à la conférence que « La Russie a réduit unilatéralement ses arsenaux nucléaires tactiques de 75 % par rapport à leur niveau du début des années 1990, mais les États-Unis n’y ont pas répondu par une mesure similaire et ont même refusé de retirer leurs armes d’Europe. » [13]

Deux jours après la conférence de Munich le secrétaire du Conseil de sécurité de la Russie, Nikolaï Patrouchev, a réaffirmé les inquiétudes précédentes de Lavrov et de Kosachev, en indiquant : « Nous doutons sérieusement [que la Russie sera plus sécurisée en raison de l’expansion de l’OTAN.] L’OTAN représente plutôt une grave menace pour nous. »

Une très importante agence de presse russe a écrit que « Patrouchev a critiqué l’OTAN pour ses efforts continus d’élargissement, y compris pour ses encouragements aux demandes d’adhésion de la Géorgie et de l’Ukraine.
Il a reproché également à l’OTAN d’armer et de préparer
la Géorgie pour une attaque contre l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie. Il a affirmé que les pays de l’OTAN continuaient de fournir de l’armement à Tbilissi malgré les protestations de la Russie. » [14]

Pour justifier ces préoccupations, la 10ème semaine annuelle de l’OTAN a commencé en Ukraine le 9 février et à la même date le gouvernement de la Géorgie « a approuvé le Programme national annuel de coopération avec l’OTAN [PNA] pour 2010 » [15], une initiative lancée par l’OTAN, peu de temps après l’invasion par la Géorgie de l’Ossétie du Sud et de la guerre avec la Russie en août 2008.

Guerre dans les Balkans, guerre en Asie du Sud, guerre dans le Caucase. Voilà le modèle de que l’OTAN appelle à reproduire à l’échelle mondiale. Et comme le bloc se déplace encore vers l’est, il apporte dans son sillage des troupes et des équipements militaires, des bases aériennes et navales et des installations de bouclier antimissile.

Le 9 février, le chef de l’état-major général des Forces armées de Russie Nicolas Makarov a averti que : « Le développement et la mise en place du bouclier antimissile (des USA) est dirigé contre la Fédération de Russie. » [16]

Il a dit aussi « que les différences avec les États-Unis à propos du bouclier antimissile étaient en train de bloquer le traité de réduction des armes nucléaires », que « les différences avaient jusqu’à présent empêché la signature du traité sur ces armes. » [17]

Se référant encore aux négociations START, il a déclaré : « Les plans de défense antimissile U.S. constituent une menace pour la sécurité nationale russe et ont ralenti la progression d’un nouveau traité sur le contrôle des armes avec Washington ».

Selon les propres termes de Makarov, « Le traité sur les armes stratégiques offensives sur lequel nous travaillons actuellement doit tenir compte du lien entre les armes stratégiques défensives et offensives. Ce lien est très étroit, elles sont absolument interdépendantes. Il serait faux ne pas prendre en compte la défense antimissile. » [18]

Au début de la semaine, le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Andrei Nesterenko a réitéré la demande de son pays que les armes nucléaires tactiques U.S. soient retirées d’Europe. Il a dit que le « retrait des armes tactiques états-uniennes d’Europe vers les États-Unis serait le bienvenu. Il devrait être accompagné de la démolition complète et irréversible de l’ensemble des infrastructures prenant en charge le déploiement de telles armes en Europe ». Il a réaffirmé la position de son pays selon laquelle « Les armes nucléaires doivent être déployés exclusivement sur le territoire des Etats qui les possèdent. » [19]

Six jours après, pour ajouter au pressentiment de la Russie et pour manifester la réluctance de l’Ouest sur la question, l’ex-secrétaire général de l’OTAN George Robertson a été cité dans la presse turque, exigeant que les ogives U.S. restent en Allemagne. A cette occasion, il a reconnu que les États-Unis ont de 40 à 90 armes nucléaires sur la base aérienne d’Incirlik en Turquie. Lord Robertson n’est bien entendu ni allemand, ni états-unien, mais c’est un ancien patron de l’OTAN et il se considère lui-même en droit de décider de questions d’une nature aussi grave.

Le 10 février, un haut conseiller de la présidence polonaise, Wladyslaw Stasiak, était à Washington pour discuter du déploiement imminent de missiles anti-balistiques Patriot Advanced Capability-3 (PAC-3). Il a rencontré les membres du Conseil national de sécurité U.S et des « experts de l’Heritage Foundation à tendance conservatrice et du Center for International and Strategic Studies. »

Par la suite, il a déclaré : « Nous avons parlé de l’avenir de l’OTAN dans le contexte d’un nouveau concept stratégique, ainsi que de l’OTAN d’aujourd’hui, notamment en ce qui concerne l’article 5 et sa mise en œuvre pratique », c’est-à-dire la clause d’assistance mutuelle. [20]

Le même jour, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères ukrainien a exprimé des préoccupations à propos du déploiement de missiles U.S. dans sa nation sœur de la mer Noire, la Roumanie. « En tant que pays voisin de la Roumanie, nous ne pouvons accepter que les plans U.S. de déploiement de bouclier antimissiles à proximité de notre frontière passent inaperçus, surtout dans la mesure où certains éléments sont censés être basés en mer Noire. » [21]

Vladimir Voronin, président jusqu’en septembre dernier de la Moldavie, limitrophe à la fois de la Roumanie et de l’Ukraine, a récemment averti que le déploiement de missiles US sur et au large des côtes de la Roumanie « peuvent transformer la Moldavie voisine en une zone de front de première ligne » et que « la position de la Roumanie sur le bouclier antimissile U.S. et un soutien aussi ouvert de la part de la direction actuelle moldave pourraient avoir des conséquences désastreuses pour la sécurité dans la région. » [22]

De la sorte, il faisait écho à l’ambassadeur russe à l’OTAN Dmitri Rogozine, qui expliquait deux jours avant : « Les plans U.S. pour baser un système de défense antimissile en Europe sont un prétexte pour empiéter sur les frontières de la Russie » et « Les USA sont en train d’utiliser les actions de l’Iran pour mondialiser leur système de défense antimissile. » [23]

Quatre jours après ses précédents commentaires, Voronin déclarait pour la Moldavie que « le déploiement d’ABM US en Roumanie ramène l’Europe à la Guerre Froide » et qu’il doutait que « les ABM US soient braqués contre la menace iranienne. » [24]

Le Pentagone a ouvert une base radar dans le désert israélien du Néguev en 2008, dotée de plus de 100 hommes. Ses matériels ont une portée de 2 900 milles, soit presque trois fois la distance séparant les capitales israélienne et iranienne. Le radar FBX de la base avancée de Nevatim Air Base peut contrôler toute la partie orientale et une grande partie de la Russie du Sud.

Plus les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN tempêteront contre la prétendue menace iranienne, plus le cordon de missiles intercepteurs occidentaux sera assuré autour de la Russie.

Le 10 février, la presse locale a écrit que « la République Tchèque est en discussion avec l’administration Obama pour accueillir un centre de commandement dans le cadre du plan de défense antimissile modifié des États-Unis. » [25]

Le jour suivant l’ambassadeur de Chine en Russie, Li Hui, a a réaffirmé que « Pékin est préoccupé par les plans [de bouclier antimissile U.S.] qui pourraient perturber l’équilibre stratégique et la stabilité actuels et intensifier les tensions ». Caractérisant correctement la véritable portée du projet missile intercepteur états-unien, « il a soutenu que la création d’une défense antimissile globale minait les efforts internationaux pour arrêter la prolifération nucléaire. » [26]

Ses avertissements, comme ceux de la Russie, ont été entendus à Washington et parmi ses alliés de l’OTAN. Le 12 février la Pologne a approuvé un Accord sur l’état des forces (ASOF) avec les États-Unis pour « 100 soldats US devant être stationnés en Pologne, dans le cadre du bouclier, qui comprendra des missiles Patriot et SM-3. » [27] C’est peut-être la première confirmation que les intercepteurs Standard Missile-3 0 à longue portée embarqués sur des navires (et/ou basés au sol) seront déployés avec les missiles Patriot Advanced capacité-3 près de la frontière occidentale de la Russie.

Egalement le 12 février, le Premier ministre bulgare Boiko Borisov a révélé que les États-Unis engageront des pourparlers avec son gouvernement pour placer des composants potentiels de missiles intercepteurs de première frappe dans ce pays de la mer Noire. L’ambassadeur états-unien James Warlick a confirmé que les discussions préliminaires ont déjà eu lieu. Le chef de l’Etat bulgare a justifié sa volonté de prendre cette mesure risquée en déclarant : « Mon opinion est que nous avons à faire preuve de solidarité. Lorsque l’on est membre de l’OTAN, il faut travailler pour la sécurité collective. » [28]

Considérant tout ce qui précède, le fait que gouvernement russe ait invité l’ancienne secrétaire d’Etat des USA Madeleine Albright et sa coterie des « Sages » du « Groupe d’Experts » chargé d’élaborer le nouveau concept stratégique de l’OTAN à prononcer un exposé à l’Institut des relations extérieures de Moscou le 11 février est une farce.

L’OTAN n’est pas le fournisseur de sécurité internationale qu’elle prétend être. Elle n’est pas un partenaire de l’organisation des Nations Unies, qu’elle a éclipsé et émaculé, ni d’aucune autre organisation internationale ou régionale. Elle n’est pas le fondement d’une « alliance des démocraties ».

L’OTAN est un pacte offensif, sans loi et meurtrier, qui se réserve unilatéralement le droit de répéter son agression armée dans les Balkans et en Asie du Sud sur une échelle mondiale. C’est une menace pour l’humanité.

Notes

 [1] Bloomberg News, February 4, 2010

[2] Strategic Arms Reduction Treaty (START).

[3] « With Nuclear, Conventional Arms Pacts Stalled, U.S. Moves Missiles And Troops To Russian Border », par Rick Rozoff, Stop NATO, 22 janvier 2010.

[4] Interfax, 5 février 2010.

[5] Ibid.

[6] « Vladimir Radyuhin, New Russian doctrine sees NATO, U.S. as main threat », The Hindu, 7 février 2010.

[7] Xinhua, 8 février 2010.

[8] Texte disponible en russe uniquement.

[9] Financiarul, 6 février 2010.

[10] Sténogramme de l’]intervention de S.V.Lavrov, Ministre des Affaires étrangeres de la Russie->http://www.ln.mid.ru/brp_4.nsf/7b52...], a la 46e Conference de Munich sur les problemes de la politique de la securite, le 6 février 2010

[11] « Speech by Anders Fogh Rasmussen at the 46th Munich Security Conference », Voltaire Network, February 7, 2010.

[12] Reuters, 7 février 2010.

[13] RIA Novosti, 6 février 2010.

[14] RIA Novosti, 9 février 2010.

[15] Georgia Times, 10 février 2010.

[16] Reuters, 9 février 2010.

[17] Reuters, 9 février 2010.

[18] Associated Press, 9 février 2010.

[19] Itar-Tass, 4 février 2010.

[20] Polish Radio, 10 février 2010.

[21] RosBusinessConsulting, 10 février 2010.

[22] RIA Novosti, 7 février 2010.

[23] Bloomberg News, 5 février 2010.

[24] Voice of Russia, 11 février 2010.

[25] Prague Post, 10 février 2010.

[26] Voice of Russia, 11 février 2010.

[27] Deutsche Presse-Agentur, 12 février 2010.

[28] Reuters, 12 février 2010.

Rick Rozoff,

Chicago, le 15 février 2010

Rick Rozoff,

Diplômé de littérature européenne. Journaliste.

Directeur de Stop NATO international.

Traduction par André Comte

Source : Réseau Voltaire
http://www.voltairenet.org/...
 


1-4 Rick Rozoff : Le rôle de l'OTAN dans l'encerclement de l'Iran.

S'étant déclaré lui-même « commandant-en-chef d'une nation engagée dans deux guerres » et, de surcroît, le chef d'État de « l'unique superpuissance militaire au monde »[1], rien de moins, tout en étant le récipiendaire de ce qu'on appelle, inexplicablement, le prix Nobel de la paix, le président des États-Unis, Barack Obama, à l'occasion de son premier discours sur l'état de la nation, le 27 janvier, a affirmé que « la communauté internationale est de plus en plus unie, tandis que la république islamique est de plus en plus isolée ». Il s'est aussi fait menaçant : « Puisque les dirigeants de l'Iran continuent de faire fi de leurs obligations, soyons rassurés : ils en subiront les conséquences. Je vous le promets. »

Deux jours plus tard, sa secrétaire d'État, Hillary Clinton, a livré un discours à une importante académie militaire française, ce qui est assez révélateur en soi, et en cet endroit, elle a non seulement vivement dénoncé l'Iran, elle a aussi fait une mise en garde pas très diplomatique à la Chine : « La Chine se verra pressée de reconnaître l'impact déstabilisateur sur le golfe (Persique) qu'exercerait un Iran doté d'armes nucléaires... »[2]

Pressée par Washington, il va sans dire. Le jour même, la Maison blanche confirmait qu'elle avait finalisé une vente d'armes au coût de 6,4 milliards $ à Taïwan.

Le 9 février, le porte-parole du département de la Défense, Geoff Morrell, a déclaré à la presse que son patron, le chef du Pentagone, Robert Gates, veut que les Nations unies imposent des sanctions à l'Iran dans les prochaines « semaines et non des mois » et « pense de toute évidence qu'il faut agir sans attendre ».[3]

Pendant la Première Guerre mondiale, le journaliste et dramaturge autrichien Karl Kraus s'indignait : « Quelle est cette confusion mythologique ? Depuis quand Mars est-il le dieu du Commerce et Mercure, le dieu de la Guerre ? »

Aujourd'hui, il s'étonnerait également du fait que la diplomate la plus importante des États-Unis livre un discours dans une académie militaire (tout en y réprimandant avec beaucoup de condescendance la nation la plus peuplée du monde) et que le chef de la défense étasunienne pousse d'autres pays à imposer des sanctions punitives à un pays qui n'a agressé personne depuis des siècles.

Le secrétaire général de « l'unique bloc militaire au monde », dirigé par les États-Unis – Anders Fogh Rasmussen – a pris la parole à la Conférence annuelle de Munich sur la sécurité, le 7 février, et y a livré une harangue dont le titre était « L'OTAN au XXIe siècle : Pour une nouvelle confluence mondiale », au cours de laquelle il a loué la capacité du bloc militaire à s'introduire dans presque tous les interstices imaginables : la guerre en expansion en Afghanistan, le terrorisme, les attaques cybernétiques, les pénuries d'énergie provoquées – les deux derniers interstices se référant, doit-on conclure, à la Russie – la non-prolifération nucléaire, les changements climatiques, la piraterie, les États en faillite, les drogues, « les catastrophes humanitaires, les conflits ayant comme point de litige les terres arables, et la concurrence grandissante pour les ressources naturelles »,[4] la Corée du nord et l'Iran.

Rasmussen a répété les revendications de l'Alliance et d'autres dirigeants occidentaux à l'effet que « l'OTAN doit devenir un forum de consultation sur les questions de sécurité mondiale », et a déclaré qu'« afin d'accomplir efficacement le travail de l'OTAN aujourd'hui, l'Alliance doit se faire l'axe d'un réseau de partenaires pour la sécurité ainsi que le centre de consultation sur les questions de sécurité internationale... Et inutile de commencer à zéro. Déjà, l'Alliance possède un vaste réseau de partenariats sur la sécurité, dans des régions aussi éloignées que l'Afrique du nord, le golfe, l'Asie centrale et le Pacifique. »[5]

En effet, l'OTAN possède un vaste réseau de membres et de partenaires militaires en pleine expansion à travers le monde. Un de ces membres est la Turquie, le deuxième plus grand contributeur de troupes au bloc, qui partage des frontières avec l'Iran. L'autre est un allié partenaire, l'Azerbaïdjan, autre pays frontalier de l'Iran.

L'allusion de Rasmussen au golfe Persique invoque les contacts militaires en croissance, les visites et les activités conjointes entre l'OTAN et les six membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui vont main dans la main avec la présence croissante des États-Unis dans la région[6], laquelle présence est assurée dans le cadre de l'Initiative de coopération d'Istanbul (ICI) lancée en 2004.[7]

Le nom du projet vient du fait qu'il a été inauguré au sommet de l'OTAN à Istanbul, lequel sommet a absorbé presque complètement toute l'Europe de l'est dans le bloc grâce à un processus de partenariat graduel. Le même processus qui avait incorporé dix nouveaux membres européens, incorpora ensuite les sept nations du Dialogue méditerranéen du Moyen Orient et de l'Afrique (l'Algérie, l'Égypte, Israël, la Jordanie, la Mauritanie, le Maroc et la Tunisie) et six États du golfe Persique (le Bahreïn, le Koweït, l'Oman, le Qatar, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis). Les treize sont la responsabilité de l'ICI, mais le prolongement pour la première fois des partenariats militaires de l'OTAN à six nations du golfe Persique est l'aspect à la fois le plus ambitieux et le plus significatif du programme. Il fut le point de départ de l'offensive de l'OTAN dans le golfe visant à compléter la stratégie étasunienne de contenir et d'éventuellement confronter l'Iran.

Un des objectifs déclarés de l'ICI était d'« inviter les pays intéressés à se joindre à l'Opération effort actif (OEA) »,[8] qui est une opération de surveillance et d'interdiction navale (un blocus de facto) à la grandeur de la Méditerranée et qui aura neuf ans le mois d'octobre prochain. L'Initiative de coopération d'Istanbul lie le contrôle de la Méditerranée à l'expansion vers la Mer rouge jusqu'au golfe d'Aden, ou l'opération navale de l'OTAN, Ocean Shield, est présentement à l'oeuvre, y inclus la mer Arabique allant jusqu'au golfe Persique.

Un article précédent dans cette série énumérait les principaux objectifs de l'ICI :

- Se servir d'États appartenant au CCG afin d'y placer des troupes, des avions de guerre, des cargos et de la surveillance pour des opérations à la fois dans la région et dans ce qu'on appelle le Moyen-Orient élargi.

- Incorporer les États du golfe dans un programme de surveillance globale de missiles et de bouclier anti-missile.

- Amener les pays du CCG non seulement sous le parapluie nucléaire et anti-missile des États-Unis, mais effectivement sous l'influence de l'article 5, clause de défense mutuelle de l'OTAN, ce qui pourrait mener à ce qu'on prétende qu'un ou des membres du CCG est menacé par un non-membre (c'est-à-dire l'Iran) et qu'on crée ainsi un prétexte pour déclencher des attaques « préventives ».

- Activer l'Opération effort actif de l'OTAN dans le golfe en instituant une vaste interdiction navale – un blocus – dans le détroit d'Hormuz où a lieu de 40 à 50 % du transport international de pétrole.

En 2006, l'OTAN a signé des ententes de renseignement militaire et de passage avec le Koweït et a mis sur pied une nouvelle faculté du Moyen-Orient au Collège de défense de l'OTAN à Rome. L'OTAN a tenu une conférence sur l'ICI au Koweït en décembre à laquelle ont participé tous les six États du Conseil de coopération du golfe.

L'année suivante, quatre des six membres du CCG – le Bahreïn, le Koweït, le Qatar et les Émirats arabes unis – se sont joints formellement à l'Initiative de coopération d'Istanbul.

La pénétration du golfe par l'OTAN s'est poursuivie sans arrêt et en mai 2009, l'amiral Luciano Zappata de la marine italienne et commandant suprême adjoint des forces alliées Transformation (dont la base est à Norfolk, en Virginie), parlant du nouveau concept stratégique de l'OTAN présentement en cours, a loué l'Initiative de coopération d'Istanbul comme un « exemple de réussite » du nouveau modèle de « partenariat et de coopération » auquel songe l'Alliance pour la presque totalité de la planète.

Les intentions de Zappata (pour une fois on n'a pas invoqué le prétexte iranien pour justifier l'expansion militaire dans le golfe Persique pour camoufler les véritables visées de l'OTAN) sont révélées en détail dans ce qu'il a décrit comme étant « la dimension maritime de la nouvelle stratégie ».

Il a dit que « le réseau de ports, d'infrastructures et de pipelines ainsi que de navires suivant les lignes de communication maritimes qui soutient le commerce est vulnérable.

« Comme on commence l'exploitation des ressources sur le plancher océanique, il y a aussi un déplacement des intérêts stratégiques et de sécurité. »

L'amiral a ajouté que les Émirats arabes unis (ÉAU) sont « un partenaire commercial important et un fournisseur d'énergie important dans l'économie mondiale. La nouvelle base militaire française devant ouvrir au Port Zayed servira de support aux efforts internationaux pour renforcer la sécurité maritime. »[10]

Le jour même du rapport ci-haut mentionné, le 26 mai 2009, le président français, Nicolas Sarkozy, a visité les Émirats arabes unis pour y ouvrir une nouvelle base militaire, la première pour la France dans le golfe Persique et la première base étrangère dans les ÉAU. L'installation française dans le Port de Zayed, sur la côte du détroit d'Hormuz, « contient une base navale et aérienne ainsi qu'un camp d'entraînement ».[11]

« La base accueillera 500 membres du personnel de la marine l'armée terrestre et l'armée de l'air de la France. Elle pourra recevoir deux frégates de la flotte française opérant dans la région... La flotte française est la première du genre dans le golfe Persique. »

Un analyste du golfe fut cité au passage, disant : « Les États-Unis ont plusieurs bases militaires, aériennes et maritimes, dans le Koweït, le Qatar et le Bahreïn. La base maritime française d'Abu Dhabi est la première base militaire étrangère destinée à une armée amie dans les ÉAU. »[12]

« En ce qui concerne la France, la base militaire accroît son prestige au sein de l'OTAN et auprès des États-Unis puisqu'elle devient le seul membre de l'OTAN, autre que les États-Unis, à avoir un pied ferme dans le golfe. »[13]

Le mois suivant, Sarkozy a complété un contrat avec les ÉUA pour l'achat de 60 avions de combat Rafale au coût de 8-11 million $.

L'année précédente, la France avait effectué des exercices de guerre simulée dans les ÉAU, le Bouclier du Golfe 01, d'une durée de 12 jours, avec des homologues militaires provenant du pays hôte et du Qatar. Quatre mille soldats ont participé aux exercices, lesquels ont « simulé une guerre mettant en conflit deux pays de la région et leur allié contre un état voisin qui a envahi un des deux pays ».[14]

Vers la fin du mois d'octobre 2009, une conférence de deux jours sur « les relations OTAN-ÉAU et la voie vers l'avant pour l'Initiative de coopération d'Istanbul » avait lieu à Abu Dhabi, la capitale des Émirats arabes unis. Elle réunissait « 300 participants, y inclus le secrétaire général de l'OTAN, les représentants permanents de l'OTAN au Conseil de l'Atlantique Nord, le secrétaire général adjoint de l'OTAN, le président du Comité militaire de l'OTAN ainsi que d'autres haut placés de l'OTAN, des leaders d'opinion, des académiciens et des éminences grises de pays de la région du golfe.[15]

Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a dit à un correspondant d'Al Arabiya que « l'OTAN voir la région du golfe comme une continuation de la région de sécurité euro-atlantique », et en référence à l'Iran – qui ne fut pas, évidemment, invité à la conférence – « nous sommes tous sérieusement préoccupés par les ambitions nucléaires et par l'effet d'entraînement nucléaire qu'il pourrait déclencher dans une région charnière pour la stabilité et la sécurité mondiales ».[16]

Ces dernières semaines, les États-Unis ont annoncé qu'ils avaient fait des ventes de missiles terrestres d'interception au Bahreïn, au Koweït, à Qatar et aux Émirats arabes unis. Ils ont approvisionné les États du CCG en Patriotes à capacité avancée-3 et en systèmes de missiles de Défense terminale de zone de haute altitude (THAAD) et ont déployé des missiles d'interception Standard-3 mer-air dans le golfe sur des navires de guerre équipés du système Aegis.

Tôt en février, le secrétaire général adjoint de l'OTAN, Claudio Bisogniero, était au Qatar et, « louant l'appui donné par Qatar à l'OTAN depuis l'Initiative d'Istanbul en 2004 », il a dit que « le Qatar est devenu un participant actif dans la plupart des délibérations tenues sous l'égide de l'OTAN... »[17]

Les États du CCG présentement intégrés aux opérations internationales sont recrutés pour la guerre en Afghanistan. Une publication des forces armées des États-Unis a révélé à la fin de janvier que 125 membres du personnel de sécurité du Bahreïn montaient la garde devant « les quartiers généraux des opérations militaires étasuniennes dans la province volatile de Helmand, ou sont stationnés plus de 10 000 marines et où d'autres sont attendus ».[18] C'est à partir de Helmand que les États-Unis et l'OTAN mènent leur bataille la plus intense et la plus sanglante dans leur guerre de plus de huit ans en Afghanistan.

Des troupes des ÉAU sont au service de l'OTAN et de son commandement en Afghanistan depuis plusieurs années.

L'Agence de nouvelles du Koweït écrivait le 28 janvier que le président du Comité militaire de l'OTAN, l'amiral Giampaolo Di Paola, avait dit que « l'Alliance est en discussion présentement avec un État du golfe sur le déploiement d'avions AWACS pour des missions de reconnaissance au-dessus de l'Afghanistan en appui à sa mission de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) ainsi que pour contrer la piraterie au large de la Somalie ».

De surcroît, Di Paola aurait déclaré que « l'Alliance prévoit régler prochainement la question de base avec l'un des pays du golfe » et « nous prévoyons être en position de remplacer le déploiement temporaire que nous avons aujourd'hui en Oman par un déploiement plus permanent et à long-terme ».[19] L'Oman est à proximité de l'Iran dans le détroit d'Hormuz.

La vraie puissance militaire dans la région du golfe, l'Arabie saoudite – armée jusqu'aux dents avec des armes modernes des États-Unis – est engagée dans sa toute première guerre depuis novembre dernier. Riyadh a lancé des attaques régulières avec infanterie, véhicules blindés et avions de guerre dans le nord du Yémen, son voisin, contre des rebelles houthi. On rapporte la mort de centaines de civils yéménites victimes d'attaques, qui, selon les porte-parole des rebelles, ont été accompagnées d'attaques aériennes des États-Unis.[20] Deux cents mille civils ont été déplacés par les combats au nord depuis 2004.

Le gouvernement saoudien reconnaît qu'il y a eu plus de 500 victimes de guerre, y inclus morts et blessés.

La population du nord Yémen est chiite en termes de conviction religieuse, et l'offensive saoudienne peut non seulement se transformer en guerre avec l'Iran mais peut, en fait, servir de répétition générale pour une guerre en bonne et due forme.

En ce qui concerne d'autres pays partageant des frontières avec l'Iran, en juillet dernier le secrétaire général adjoint de l'OTAN, Claudio Bisogniero, a signé un accord avec le ministre irakien de la Défense dans le but de former les forces de sécurité de ce pays. Le site web de l'OTAN rapporte que : « Cette entente représente un point tournant dans la coopération entre la République de l'Irak et l'OTAN et démontre la force de l'engagement pris par l'Alliance... L'entente donne à l'OTAN une base légale pour continuer sa mission d'assister le gouvernement de la République de l'Irak à développer davantage les capacités de ses Forces de sécurité. »[21]

Le mois dernier, l'OTAN s'est mise à recruter des Kurdes ethniques pour la Force de sécurité nationale de l'Irak dans le nord du pays près de la frontière iranienne.

Sur la frontière occidentale de l'Iran, au cours de rencontres de ministres de la Défense de l'OTAN en Turquie tard la semaine dernière, le chef du Pentagone, Robert Gates, a rencontré le chef d'état-major général de la Turquie, Ilker Basbug, et Gates a dit qu'il avait « discuté avec le général Basbug du rôle de la Turquie dans le système de défense anti-missile et des relations entre les deux armées ».[22]

L'ancien secrétaire général de l'OTAN, George Robertson, dans le but de convaincre de l'importance de conserver les ogives nucléaires étasuniennes en Allemagne, a divulgué récemment qu'il existe entre 40 et 90 armes nucléaires étasuniennes sur la base aérienne d'Incirlik en Turquie, selon des dispositions de l'OTAN.

Au nord-est de l'Iran, l'Azerbaïdjan est de plus en plus développé en tant qu'avant-poste de l'OTAN dans le Caucase du sud et dans le bassin de la mer Caspienne. Plus tôt ce mois-ci, « un groupe de travail du ministère de la Défense de l'Azerbaïdjan et du commandement européen des États-Unis (USEUCOM) a tenu une réunion à Stuttgart, en Allemagne... La réunion fut organisée dans le cadre du plan d'action des États-Unis et de l'Azerbaïdjan pour la coopération militaire » et a duré cinq jours.[23]

Le pays s'est vu accorder un Plan d'action de partenariat individuel de l'OTAN comme d'autres anciens États soviétiques tels que la Géorgie, l'Ukraine et, plus récemment, la Moldavie. En janvier, l'Azerbaïdjan a été l'hôte d'une conférence de planification pour l'exercice militaire de 2010 de la réaction régionale de l'OTAN. L'année dernière, « l'entraînement militaire de la Force de réaction régionale 2009 a eu lieu dans le cadre du programme du Partenariat pour la Paix de l'OTAN (PfP), en avril 2009, à Bakou.

« Le commandant des forces terrestres des États-Unis, Carter Ham, y a participé. »[24]

L'Azerbaïdjan a doublé la puissance de ses troupes en Afghanistan et formera les officiers de l'Armée nationale de l'Afghanistan dans ses écoles militaires. Le ministère des Affaires étrangères de ce pays a annoncé que l'Azerbaïdjan est intéressé à se joindre à la Force de réaction de l'OTAN avec l'Ukraine, et l'Alliance en donne la description suivante :

« La Force de réaction de l'OTAN (NRF) est une force prête à l'action et dotée d'une technologie moderne, composée de forces conjointes, terrestres, aériennes et maritimes, que l'Alliance peut déployer rapidement peu importe la région.

« Elle est en mesure d'entreprendre des missions à l'échelle mondiale et dans tous les créneaux d'opérations... »[25]

Vers la fin de janvier, un ancien conseiller présidentiel de l'Azerbaïdjan, Vafa Guluzade, prenant la parole à un séminaire sous le titre « Coopération OTAN-Azerbaïdjan : une perspective civile », a dit : « Le territoire et le peuple de l'Azerbaïdjan sont faits sur mesure pour une coopération militaire avec l'OTAN. Le pays est un emplacement géostratégique propice... l'Azerbaïdjan possède des aérodromes militaires propices pour des bases de l'OTAN. »[26]

À l'est de l'Iran, les États-Unis et l'OTAN auront bientôt plus de 150 000 troupes, et selon une récente étude, 400 bases en Afghanistan, et les deux belligérants occidentaux coordonnent des actions militaires avec le Pakistan, l'Alliance coordonnant par le biais de la Commission militaire trilatérale Afghanistan-Pakistan-OTAN.

Un étau se resserre autour de l'Iran par toutes les directions et l'OTAN en est le manipulateur principal.

Notes

1. La doctrine Obama : une guerre éternelle pour une humanité imparfaite, Stop NATO, le 10 décembre 2009

2. Sur ordonnance de Hillary Clinton : faire de la planète un protectorat de l'OTAN, Stop NATO, le 31 janvier 2010

3. Associated Press, le 9 février 2010

4. L'OTAN, le 7 février 2010

5. Ibid

6. U.S. extends Missile Buildup From Poland and Taiwan To Persian Gulf, Stop NATO, le 3 février 2010

7. L'OTAN dans le golfe Persique : De la troisième guerre mondiale à Istanbul, Stop NATO, le 6 février 2009

8. L'OTAN, l'Initiative de coopération d'Istanbul.

9. L'OTAN dans le golfe Persique : De la troisième guerre mondiale à Istanbul.

10. Khaleej Times, le 26 mai 2009

11. Radio Netherlands, le 26 mai 2009

12. Gulf News, le 23 mai 2009

13. Gulf News, le 27 janvier 2008

14. Agence France-Presse, le 6 mars 2008

15. L'OTAN, le 28 octobre 2009

16. Al Arabiya, le 1 novembre 2009

17. Gulf Times, le 8 février 2010

18. Stars and Stripes, le 23 janvier 2010

19. Agence de nouvelles du Koweït, le 28 janvier 2010

20. Yémen : la guerre du Pentagone sur la péninsule arabique, Stop NATO, le 15 décembre 2009

21. L'OTAN, le 26 juillet 2009

22. World Bulletin, le 6 février 2010

23. Azeri Press Agency, le 1 février 2010

24. Azeri Press Agency, le 21 janvier 2010

25. L'OTAN, la Force de réaction de l'OTAN.

26. Novosti Azerbaijan, le 22 janvier 2010

Rick Rozoff,

 Stop NATO,

10 février 2010 -

http://www.cpcml.ca/francais/Lmlq2010/Q40039.htm#1


n° 61 - Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan - 13-03 : Fin : - “L'Otan n’attaquera jamais la Russie” ?

n° 61 - Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan - 13-03 : Fin  : - “L'Otan n’attaquera jamais la Russie” ?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan.

n° 61- 13-03

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

2 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion.

1-5 Nathalie Guibert & Guillaume Perrier : instructeurs en Afghanistan.: la réponse tardive de la France à l'OTAN.

1-6 Dmitri Babitch : Pas d’une prompte adhésion de l'Ukraine à l'OTAN !

1-7 Hélène Nouaille : une "année croisée" 

2 Annexe

2-1 Les armes nucléaires menacent toujours le monde.

2-2 Washington annonce une "réduction spectaculaire" de ses armes atomiques.

2-3 Un retrait des 200 ogives nucléaires tactiques US ?

2-4 Quatre pontes politiques plaident pour un monde sans armes nucléaires.

2-5 Des BOMSPOTTERS mènent une inspection civile à l’intérieur de la base de Kleine Brogel.

 


1-5 Nathalie Guibert & Guillaume Perrier : instructeurs en Afghanistan.: la réponse tardive de la France à l'OTAN.

L'Otan a besoin d'au moins 2.000 policiers instructeurs en Afghanistan.
Quatrième pourvoyeur de forces en Afghanistan, la France aura été le dernier des grands Etats membres de l'OTAN, et parmi les toutes dernières des 44 nations participant a la guerre, à répondre à la demande de renforts formulée par le président américain, Barack Obama, le 30 novembre 2009.

 

Coalition : les principaux contributeurs

Etats-Unis 72 000 soldats engagés (+ 30 000 prévus en 2010)

Royaume-Uni 9 500 soldats (+ 500 annoncés)

Allemagne 4 415 soldats (+ 500) 

France 3 750 soldats (+ 80)

Italie 3 150 soldats (+ 1 000)

Autres pays participants  

Canada (2 830), Pologne (1 955), Pays-Bas (1 940), Turquie (1 755), Autriche (1 500). 

Total En 2010, la coalition devrait compter 150 000 soldats.
La décision française a été dévoilée vendredi 5 février, à Istanbul, à l'issue de la réunion informelle des ministres de la défense de l'Alliance atlantique, par le Français Hervé Morin : "Moins d'une centaine d'instructeurs, 70 à 80 selon nos premières estimations, seront envoyés dans les mois qui viennent, pour le printemps." M. Obama avait réclamé 10 000 soldats aux alliés, dont 1 500 à
la France.

 

 Une partie de ces nouveaux instructeurs seront intégrés dans des unités de l'armée afghane ; 300 soldats français travaillent déjà dans six de ces "Operational mentoring and liaison team" (OMLT). Les autres, en coopération avec l'Allemagne, mettront sur pied une école de cavalerie. Ils rejoindront les 3 750 militaires et les 150 gendarmes déjà déployés.

Pourquoi avoir tant tardé ? De nombreux pays de l'OTAN, dont l'Italie, la Pologne, la Turquie, mais aussi des "partenaires" de l'Alliance, avaient répondu dès le 4 décembre 2009, trois jours après le discours de M. Obama sur la nouvelle stratégie en Afghanistan.

La France, comme l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Espagne, avait dit vouloir attendre la conférence internationale sur l'Afghanistan de Londres, le 28 janvier, pour donner sa réponse. Son silence s'est prolongé bien au-delà.

En octobre 2009, Nicolas Sarkozy avait répété qu'il n'enverrait "pas un soldat de plus", conformément aux engagements politiques pris en 2008. Mais fin novembre, l'Elysée commence à préparer l'opinion à un nouvel effort. "Renoncer, ce serait laisser le champ libre au terrorisme et à la violence barbare des fanatiques", déclare le président le 30 novembre. Son entourage précise alors : "Nous ne disons pas non à Obama." Le chef de l'Etat est alors tenté de couper la poire en deux : 700 soldats.

Paris privilégie la formation des forces de sécurité afghanes. Dans la zone de responsabilité de la France, au nord-est de Kaboul, il n'est en effet pas besoin de soldats de plus. Mais l'hypothèse n'est pas totalement enterrée. Il est encore question aussi d'envoyer plus de gendarmes pour former la police afghane.

Le 25 janvier, trois jours avant la conférence de Londres, M. Sarkozy indique sur TF1 : "Pas de soldats combattants." Le lendemain, l'Allemagne joue les francs-tireurs et annonce 500 formateurs.

A Paris, l'évaluation est à la baisse. Comment communiquer après cette annonce allemande ? Sur le sujet afghan, les deux pays ne sont pas au diapason. La proposition française d'engager la Brigade franco-allemande est jugée prématurée par la chancelière Angela Merkel. De plus, une concurrence se fait jour, au sujet de la formation des forces afghanes. Sur ce terrain, qu'elle occupe depuis 2002, la France veut garder un leadership : "On est petits dans la coalition, mais on intervient sur une fonction stratégique", dit-on au ministère de la défense. Ecole d'officiers, école des commandos, OMLT : les Français ont formé 11 000 Afghans depuis six ans, 60 % des nouveaux officiers de l'armée nationale.

Mais à Londres, le 28 janvier, rien. Lundi 1er février, dans le long entretien qu'il accorde au Figaro sur l'Afghanistan, le ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner, n'apporte pas plus de précisions. Le flottement est manifeste chez Hervé Morin qui, le même jour, reçoit la presse. "J'annoncerai ça en marge de la réunion d'Istanbul", promet-il. Jeudi, le porte-parole français de la défense, Laurent Teisseire, évoque encore, à propos des renforts, "un exercice en cours".

L'état-major a pourtant fourni depuis longtemps ses scénarios. Une fois avalisé l'objectif américain de faire passer, en deux ans, l'armée afghane de 100 000 à 171 000 hommes et la police nationale de 96 000 à 134 000, l'augmentation du nombre d'instructeurs se déduit de façon mécanique. Les calculs étaient faits.

Mais, depuis deux mois, en France, le contexte politique national a rattrapé le dossier afghan. Selon plusieurs sources, ce sont les derniers sondages d'opinion qui ont convaincu l'Elysée de faire profil bas, à l'approche des élections régionales de mars. Non seulement la popularité de M. Sarkozy est au plus bas, mais les Français ont un jugement de plus en plus critique sur l'Afghanistan.

Depuis novembre, et le second tour manqué de la présidentielle afghane, une rupture s'est produite : le soutien à l'engagement allié était alors tombé à 30 %, alors qu'une courte majorité favorable prévalait jusqu'alors. L'hostilité des Français à l'envoi de soldats s'est affirmée. Même s'ils restent ouverts à l'idée de l'"encadrement" des forces nationales afghanes. D'où le concept du "soldat non combattant" qui a prospéré dans les cercles officiels.

Le distinguo n'a guère de sens en ce qui concerne les instructeurs des OMLT. Ces cadres, sous-officiers ou officiers spécialistes du combat d'infanterie, sont en première ligne dans les unités afghanes ; 70 d'entre eux sont même ponctuellement déployés dans le Helmand, la province du sud, la plus exposée aux combats.

 Une quarantaine de pays ont au final promis 9 000 militaires de plus. Washington estime qu'il manque toujours des instructeurs et formateurs. Vendredi, le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a appelé les Etats à "racler les fonds de tiroir ". Il faut "plus " et "immédiatement", a-t-il conclu. Les alliés se retrouveront le 23 février pour décider.

Nathalie Guibert avec Guillaume Perrier (à Istanbul)

06.02.10

LE MONDE


1-6 Dmitri Babitch : Pas d’une prompte adhésion de l'Ukraine à l'OTAN !

Taras Kuzio a tout à coup découvert que les Ukrainiens eux-mêmes ne veulent pas d’une prompte adhésion de l'Ukraine à l'OTAN.

 

Les réactions des pays occidentaux au premier tour de la présidentielle ukrainienne sont bien plus intéressantes que le scrutin lui-même.
Les désirs et la réalité s’opposent dans les reportages et les commentaires des journaux polonais, britanniques et américains.
Certes, la plupart des analystes et des hommes politiques de Varsovie, des capitales de l’Europe occidentale et de Washington, souhaiteraient voir la politique antirusse de Viktor Iouchtchenko se poursuivre.
Mais que faire si, comme l'écrit Taras Kuzio, le principal expert pour l'Ukraine, dans une publication de
la Jamestown Foundation, 80% des citoyens ukrainiens se prononcent pour de bonnes relations avec la Russie?
D'ailleurs, tous les journaux affirment en chœur que Viktor Iouchtchenko qui a recueilli moins de 6% des voix, a quitté à jamais la ligue supérieure de la politique ukrainienne. Et cela est dû, notamment, à ses escapades antirusses.

Il faut se résigner à la triste réalité et chercher des compromis. Même Taras Kuzio, partisan convaincu de l'éloignement de l'Ukraine de la Russie, écrit que les accusations lancées par Viktor Iouchtchenko à l'adresse de la "coalition moscovite" (c'est ainsi que Iouchtchenko appelle Timochenko et Ianoukovitch) sont insensées.

Si même Taras Kuzio a cessé de voir des espions du Kremlin dans le gouvernement ukrainien, quelque chose a effectivement bougé dans le monde.
Taras Kuzio a tout à coup découvert que les Ukrainiens eux-mêmes ne veulent pas d’une prompte adhésion de l'Ukraine à l'OTAN et que non seulement Viktor Ianoukovitch, mais aussi Sergueï Tiguipko (13% des voix au premier tour) se prononcent pour que
la Flotte russe de la mer Noire reste à Sébastopol.
Tous les journaux soulignent que ce résultat fait de Sergueï Tiguipko un "faiseur de rois" (kingmaker).
L'issue de l'élection dépendra de qui Tiguipko et ses partisans soutiendront au second tour, car les électeurs radicaux de gauche (qui soutiendront probablement Viktor Ianoukovitch au second tour) et l'électorat nationaliste de Viktor Iouchtchenko sont en équilibre.

Cependant, The Economist fait remarquer que c’était justement Sergueï Tiguipko qui avait dirigé en 2004 la campagne électorale de Viktor Ianoukovitch. Et c’est dans cette campagne que Viktor Ianoukovitch a joué, selon The Economist, un rôle de scélérat soutenu par la Russie (had the role of the Russian-backed villain).
La logique élémentaire devrait suggérer aux auteurs de The Economist que soit les électeurs ukrainiens sont devenus fous et masochistes, soit Viktor Ianoukovitch n'est pas un scélérat et sa campagne n'a pas été plus sale que les manigances de Viktor Iouchtchenko et de Ioulia Timochenko. On peut ainsi rappeler les diatribes répugnantes lancées en direct et la lutte pour le contrôle de l'argent "gazier", la dissolution par le président du parlement élu de façon démocratique, ainsi que le mépris non dissimulé pour la principale minorité nationale du pays.

Bien que, dans n'importe quel pays démocratique, cette conduite marquerait un terme à toute carrière politique, les médias occidentaux ne font que commencer à reconnaître que leurs favoris y sont peut être allés trop fort. Il aurait fallu agir plus doucement, prudemment, graduellement. Cette approche a remplacé les exigences d'admission immédiate de l'Ukraine à l'UE et à l'OTAN avancées il y a quatre ans, par exemple, par la presse polonaise.
Mais ce changement ne doit nullement être interprété comme une sympathie pour
la Russie. Les erreurs sont reconnues dans la tactique, mais pas dans la stratégie.
Le principal objet de la discussion se réduit à ceci: que faire pour que la perte de Viktor Iouchtchenko n’enterre  l'espoir de voir une Ukraine antirusse.

Les avis sont différents. La majorité se prononce pour Ioulia Timochenko, qui a plusieurs fois manifesté son état d'esprit antirusse.
Taras Kuzio, par exemple, rappelle le soutien apporté par Ioulia Timochenko en 2007 à la législation interdisant toute forme de privatisation des gazoducs en Ukraine.
D'autres observateurs proposent de ne pas se désespérer en cas de victoire de Ianoukovitch, en constatant avec satisfaction l'oubli dans lequel a été jeté le russe dans les écoles secondaires et supérieures ukrainiennes lorsqu’il était premier ministre.

 Les analystes occidentaux ne s'interrogent pas sur la conformité de toutes ces actions avec les documents internationaux sur les droits des minorités et la Charte de l'énergie à laquelle a adhéré l'Ukraine et qui encourage la privatisation des gazoducs.
Seul le New Republic a osé émettre une appréhension sur le trop grand désir d’autorité de Timochenko, et la crainte qu’une fois au pouvoir elle jette à la poubelle cette démocratie à laquelle elle avait juré fidélité en 2004 à Maïdan, la place centrale de Kiev.

 Comment ceux qui émettent toutes ces idées à Washington, Bruxelles et Varsovie peuvent-ils espérer que non seulement en Ukraine, mais aussi en Russie on croie à la sincérité de leurs paroles sur la démocratie, les droits des minorités etc., à leurs propos sur une nouvelle belle Europe, que ce soit sans la Russie et sans l’Ukraine, soit avec une Ukraine et une Russie qui n'ont jamais existé?
L'expérience prouve que le résultat d’une politique méprisant quatre cents ans d’histoire ne peut être que très triste. En appliquant une telle politique, l'Europe (et plus précisément, l'Union européenne) risque de perdre aussi bien
la Russie que l'Ukraine.

Dmitri Babitch,

19 janvier

 RIA Novosti,


1-7 Hélène Nouaille : une "année croisée" 

L’année 2010 est, pour Paris et Moscou, une "année croisée" : " Aux termes d’une décision adoptée par les chefs des deux Etats, 2010 a été proclamée Année de la Russie en France et de la France en Russie " précise le site russe Ria Novosti, qui consacre un épais dossier à l’événement. " Annoncée lors de la visite en France du Président Poutine en septembre 2006, l’année croisée France-Russie 2010 a été confirmée officiellement au moment du séminaire gouvernemental de novembre 2007 au cours duquel le Premier Ministre et son homologue russe ont signé une déclaration bilatérale sur l’année croisée France/Russie 2010 " (1) explique de son côté le ministère français des Affaires étrangères.

Préparée de longue date, l’année croisée marque, pour les deux capitales, une volonté de rapprochement en rupture avec les préventions exprimées par le candidat Sarkozy à l’endroit du président Vladimir Poutine. Volonté confirmée par le président français lors de la visite à Paris, en novembre dernier, du président russe Dimitri Medvedev : " J’apprécie beaucoup les efforts que le président Medvedev fait pour moderniser son pays. J’apprécie aussi son ouverture. Le président Medvedev est un partenaire fiable", rapportait l’agence russe (2). Parmi les sujets abordés figuraient, " les relations entre l’Europe et la Russie qui est un partenaire incontournable ; la sécurité commune ".

Depuis, on aura remarqué par exemple les discussions franco russes sur la participation de GDF au gazoduc sous la Baltique Northstream (une affaire d’abord allemande, sous l’égide de l’ancien chancelier Gerhard Schröder) pour lequel les derniers obstacles ont été levés par les pays riverains, ou à celui de Southstream, concurrent du projet américain Nabucco, au sud, et bien sûr aussi la vente par la France à la Russie d’un navire de guerre, un bâtiment de projection et de commandement, le porte hélicoptères Mistral. Début d’une commande plus conséquente ? " Ce ne serait plus un navire mais quatre" demandés par la Russie et la France est "en train d’examiner la nouvelle mouture de cette demande", a précisé Jacques de Lajugie, directeur international de la DGA (délégation générale pour l’Armement), lors d’une conférence de presse " (3).

L’un et l’autre mouvements sont signifiants de l’attention portée par la Russie à ses liens avec l’Europe, qui est son premier partenaire économique et pour laquelle elle est le premier pourvoyeur d’hydrocarbures, interdépendance à prendre en compte, insiste-t-elle, et à développer. Mouvements révélateurs aussi de la manière russe d’envisager ses rapports, directement avec les pays membres, au travers d’échanges bilatéraux passés avec des partenaires appartenant ou non à l’Union (Serbie, Slovénie, Bulgarie, Espagne, Italie, ...) et bien sûr en premier lieu avec l’Allemagne et la France, deux poids lourds en matière économique, l’Allemagne étant le premier investisseur mondial en Russie, et au-delà, des éléments centraux en matière géopolitique sur le continent européen, la Grande Bretagne se tenant à l’écart, proche des positions de Washington.

Non pas que Moscou se désintéresse de l’Asie, vers laquelle elle a multiplié ses capacités d’acheminement d’hydrocarbures, avec l’ouverture sur la côte pacifique du terminal Kozmino (4) vers le Japon (voir la carte) et les projets menés de longue main en commun avec la Chine (5), avec laquelle aussi elle travaille au sein de l’Organisation de Shanghai (6) et d’autres organisations régionales sur les questions économiques et de sécurité (Corée du Nord). Mais l’ancrage européen est, si l’on considère le travail accompli par le tandem Poutine-Medvedev sur la durée, une préoccupation primordiale de la géostratégie russe - politique menée à l’encontre des mouvements nationalistes, une donnée qui tient peu de place dans les médias occidentaux.

On le sait, l’Europe de la guerre froide met du temps à effacer les marques et les craintes laissées par l’ancienne URSS, Europe préoccupée par la sécurité des anciens pays de l’Est et d’une manière générale, de l’environnement proche de la Russie, comme Moscou l’est de sa sphère d’influence.

A cette double préoccupation, Dimitri Medvedev a répondu par une proposition de nouveau traité de sécurité européenne, que nous avons évoqué ici dès 2008 (7). Ce pacte réunirait les "trois branches" (Russie, Europe, Etats-Unis et Canada) de la région euro-atlantique " fondé, naturellement, sur les principes de la Charte des Nations Unies " et verrait des partenaires égaux signer ensemble un traité juridiquement contraignant.

Avec un élément clef : " Tous les pays européens sans exception devraient participer à ce sommet, mais individuellement, en laissant de côté toute allégeance à des blocs ou à d’autres associations. Les intérêts nationaux complètement départis de toute motivation idéologique déformante devraient être le point de départ de tous les participants ”. A l’époque (juillet 2008, avant la guerre russo géorgienne), les réactions américaines avaient été neutres, une partie de l’establishment politique américain plaidant pour une réévaluation de la politique extérieure - la vie politique américaine était ailleurs. Pour le président Sarkozy, la proposition n’était pas sans intérêt (" un arc de sécurité de Vancouver à Vladivostok, ça mérite d’être étudié ").

Puis, en août 2008, la France, qui occupe la présidence tournante de l’UE, assure une médiation entre Russes et Géorgiens, en l’absence remarquée de tout mouvement agressif des Etats-Unis, peu soucieux d’une confrontation directe avec les Russes. C’est la fin de l’ère George Bush, et si le statu quo est contesté, la situation se fige. Avec l’arrivée du président Obama, qui plaide pour une remise à zéro des relations russo américaines, fait un geste d’apaisement important envers Moscou en renonçant à installer des éléments de bouclier anti missiles en Pologne et en Tchéquie et reprend les négociations START II de réduction bilatérale des arsenaux nucléaires, le paysage semble s’éclairer.

La suite est plus obscure, les négociations s’enlisent, apparaît un nouveau projet de bouclier en Roumanie, le nouveau président est très occupé de sa guerre afghane et semble mécontent du peu d’enthousiasme européen à fournir des troupes supplétives - et, d’une manière générale, paraît se détourner des affaires européennes. Son absence aux cérémonies commémoratives de la chute du Mur de Berlin, en novembre 2009, chagrine fortement les médias. Les Russes pourtant font montre de patience, minimisant les propos de guerre froide du vice-président Jo Biden (la Russie est faible, nos concessions sont inutiles, elle pliera d’elle même, propos tenus lors d’une conférence de presse en juillet 2009), accordant à l’OTAN les passages logistiques qu’elle réclamait pour l’Afghanistan.

Et elle continue de travailler avec la France et l’Allemagne - dont le "partenariat stratégique" avec la Russie est réaffirmé - dans la tourmente économique qui balaye le globe. Entre temps, la France a réintégré le commandement militaire intégré de l’OTAN, et se montre très discrète sur son soutien réel aux projets de transformation de l’alliance militaire souhaitée par les Etats-Unis - c’est l’Allemagne qui dit nettement ses réserves lors de la conférence de Munich sur la Sécurité (8), début février 2010 : " Nous ne voulons pas entrer en compétition avec les Nations unies. Nous ne voulons pas faire de l’Otan une agence de sécurité mondiale ". Dans les cercles du pouvoir français, on murmure que les relations entre Nicolas Sarkozy et le président Obama ne sont pas très chaleureuses. La vente du Mistral aux Russes suscite des réserves outre atlantique.

C’est alors que fin janvier, la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton choisit Paris pour venir parler, à l’Ecole militaire (9), de la future sécurité européenne. " La Russie n’est plus désormais notre adversaire mais souvent un partenaire clef des affaires mondiales ". Et les institutions qui ont préservé la sécurité au siècle dernier ne sont plus adaptées aux menaces actuelles et à venir. Mais " le partenariat transatlantique " qui a été " à la fois la pierre d’angle de la sécurité mondiale et une force puissante du progrès dans le monde ", s’il doit se transformer, reste au coeur des préoccupations américaines. Non, les voix de ceux qui pensent " que l’administration Obama est occupée, en politique étrangère, de défis ailleurs dans le monde " ne sont pas pertinentes. " En fait, la sécurité européenne reste une ancre de la politique étrangère et de sécurité américaine ".

En revanche, si " la Russie a récemment suggéré à la fois un nouveau traité de sécurité européenne et un nouveau traité OTAN-Russie " et que les Etats-Unis en partagent certains aspects, "ces objectifs communs doivent être poursuivis dans le contexte des institutions existantes, telles que l’OSCE (Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe) et le conseil OTAN-Russie, plutôt qu’en négociant de nouveaux traités (...) ". Une fin de non recevoir aux propositions russes donc, enveloppée dans un discours prudent qui reprend, si on lit bien, tous les vieux chevaux de bataille du temps de George Bush, OTAN élargie et nouvelles missions - dont celle, défendue en son temps (10) par le sénateur républicain Richard Lugar, de contrôler la sécurité énergétique des pays membres. Et pas une allusion à la PESD (Politique de défense et sécurité européenne), dont Nicolas Sarkozy avait promis le renforcement en retour de son adhésion complète à l’OTAN.

Quel est l’intérêt d’un tel discours ? Il situe la position américaine - sans influer, si nous regardons les faits, sur le continuum des relations à l’oeuvre en Europe entre Paris et Moscou, ni Berlin et Moscou, disons-le ainsi, les deux capitales occidentales étant souvent en rivalité. Il n’empêche nullement l’Allemagne de supprimer les missiles américains restants sur son territoire " des reliques de la guerre froide. Ils ne servent plus des objectifs militaires " dira un peu plus tard le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, à la Conférence de Munich - propos repris et commentés par le New York Times (11) : " Il est hautement inusuel qu’un pays de l’OTAN annonce qu’il veut retirer les armes nucléaires américaines de son sol. Les quelque 2000 têtes stationnées en Europe au sortir de la guerre froide ont été réduites à 200 l’année dernière ". La décision allemande est par ailleurs violemment critiquée par un rapport du Center for European Reform (12) qui dénonce " l’ouverture d’une boîte de Pandore ".

Le discours d’Hillary Clinton est symbolique des difficultés qui compliquent les relations entre des partenaires transatlantiques dont les intérêts divergent, aussi bien sur le plan économique (le prix stabilisé des hydrocarbures autorise des recettes fiables à la Russie, elle est un partenaire de choix pour les Européens) que sur le plan financier (la faiblesse organisée du dollar pèse sur les exportations européennes). La vision mondiale du président Obama privilégie, au-delà des discours de main tendue mais en cohérence avec son souci de leadership mondial tout aussi clairement exprimé, des options militaires qui sont unanimement rejetées par les populations européennes - les électeurs européens. De leur côté, les capitales européennes et russe travaillent, comme par la force des choses, dans la continuité d’une politique déjà mise en oeuvre après la décision de George Bush d’attaquer l’Irak en 2003 et dans une perspective qui n’est pas dénuée de sens historique, même si leurs intérêts ne sont pas identiques, sinon rivaux. La déstabilisation du monde initiée en septembre 2008 aux Etats-Unis accentue les divergences.

En réalité, le monde bouge, et c’est à cela que nous assistons. A suivre, avec attention.

Hélène Nouaille

Cartes :

La Russie et l’OTAN (octobre 2007)

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/spip/IMG/jpg_Qi_27_Russie_et_OTAN.jpg

Le pipeline EPSO vers le Pacifique :

http://graphics.thomsonreuters.com/129/RS_OILKZ1209.gif

Northstream et des développements possibles :

http://www.robertamsterdam.com/marshrut.jpg

Notes :

(1) Site dédié :

http://www.france-russie2010.fr/

Sur le site français du Ministère des Affaires étrangères :

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/russie_463/annee-croisee-france-russie-2010_19935/index.html

(2) Ria Novosti, le 9 novembre 2009, La Russie, un partenaire incontournable de l’Europe (Sarkozy)

http://fr.rian.ru/world/20091109/185477393.html

(3) Ria Novosti, le 8 février 2010, Moscou achète quatre navires français (médias)

http://fr.rian.ru/defense/20100208/186014320.html

(4) Reuters, Russia’s Putin launches new Pacific oil terminal

http://www.reuters.com/article/iDUSTRE5BROGJ20091228

(5) Chinadaily.com, le 30 octobre 2008, China-Russia pipeline pact boosts energy links

http://www.chinadaily.com.cn/china/2008-10/30/content_7156881.htm

(6) L’organisation de Shanghai comprend la Russie et la Chine, ainsi que les pays d’Asie centrale, Kazakhstan, Ouzbékistan, Kirghizistan, Tadjikistan ainsi que des pays observateurs, Inde, Mongolie, Pakistan et Iran.

(7) Léosthène n° 418/2008 Sécurité européenne : la Russie à l’ouverture

http://www.leosthene.com/spip.php ?article854

(8) Léosthène n° 551/2010 Conférence de Munich : brouillard sur l’avenir de l’OTAN

http://www.leosthene.com/spip.php ?article1062

(9) US Department of State, le 29 janvier 2010, Hillary Clinton, Ecole militaire, Paris, France, Remarks on the Future of European Security http://www.state.gov/secretary/rm/2010/01/136273.htm

(10 Jamestown Foundation, le 30 novembre 2006, Vladimir Socor, Lugar urges active role for NATO in energy security policy

http://www.jamestown.org/single/ ?no_cache=1&tx_ttnews[tt_news]=32287 ">http://www.jamestown.org/single/ ?no_cache=1&tx_ttnews[tt_news]=32287>

(11) The New York Times, le 8 février 2010, Germany Is Chastised for Stance on Nuclear Arms

http://www.nytimes.com/2010/02/09/world/europe/09iht-germany.html Rapport téléchargeable :

(12) Center for European Reform, février 2010, Rapport de Franklin Miller, George Robertson et Kori Schake, Germany Opens Pandora’s Box téléchargeable :

http://www.cer.org.uk/

Léosthène, Siret 453 066 961 00013 FRANCE APE 221E ISSN 1768-3289.

Directeur de la publication : Gérald Loreau (gerald.loreau@neuf.fr)

Directrice de la rédaction : Hélène Nouaille (helene.nouaille@free.fr)

Hélène Nouaille

24 février 2010,

Comité Valmy

La lettre de Léosthène, le 17 février 2010, n° 553/2010

http://www.leosthene.com/

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?article526



2 Annexe

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

2-1 Les armes nucléaires menacent toujours le monde.

Un mois avant la Conférence d’examen du traité de non-prolifération des armes nucléaires, des actions massives et non-violentes seront menées sur toutes les bases militaires européennes où sont entreposées des armes nucléaires de l’OTAN : en Allemagne, au Pays-Bas, en France, en Italie, en Turquie, en Angleterre et en Belgique.
Le 3 avril, Vredesactie rassemblera tous les bomspotters en vue d’occuper la base militaire de Kleine Brogel où sont entreposées les bombes nucléaires de l’OTAN.

Il est devenu indispensable que tous, nous nous réunissions pour montrer notre désapprobation envers les armes nucléaires et envers l’inertie politique de ces dernières années.

Rejoins-nous ce samedi 3 avril dans l’action de masse non-violente en vue d’occuper la base militaire de Kleine Brogel et ainsi rendre impossible l’usage des bombes nucléaires qui y sont entreposées. Tu peux aussi rejoindre les activités autour de la base : manifester en rythme avec une fanfare, en faire le tour à vélo,…

Nous ne sommes pas impliqués dans les négociations, mais nous pouvons empêcher que les accords illégaux sur les armes nucléaires continuent à être maintenu dans le silence.

LA FIN DES ARMES NUCLÉAIRES, C’EST MAINTENANT OU JAMAIS !!!

Les armes nucléaires menacent toujours le monde. Les neuf pays possédant ensemble plus de 25.000 bombes nucléaires, ne respectent toujours pas les accords de désarmement. Les États-Unis, l’OTAN, la Russie,… ont clairement annoncé qu’ils n’hésiteraient pas à utiliser l’arme nucléaire en premier en cas de conflit et plusieurs pays ont leurs propres programmes de développement nucléaire.

2010 offre au monde une chance unique au désarmement nucléaire. Ce qui paraissait être un rêve lointain s’avère aujourd’hui à portée de main. Même Barak Obama prône le désarmement nucléaire. Du 3 au 28 mai, la Conférence d’examen du Traité de Non-Prolifération des armes nucléaires (TNP) rassemblera 187 pays au siège de l’ONU, à New York.

En 2010, l’OTAN redéfinira son concept stratégique pour les dix prochaines années et il apparaît primordial d’y retirer l’éventualité d’utilisation des armes nucléaires par l’organisation.

Le monde politique européen souhaite de plus en plus voir disparaître les armes nucléaires de l’OTAN. Le nouveau gouvernement allemand a défini comme prioritaire le retrait des armes nucléaires américaines de son territoire. Le gouvernement norvégien s’est engagé à lancer le débat au sein de l’OTAN. Des personnalités politiques de France, d’Angleterre et des Pays-Bas prônent le désarmement nucléaire.

Qu’en est-il de la Belgique ?

Le Premier ministre Yves Leterme a annoncé que la Belgique prendrait, avec quatre autres alliés de l'OTAN, une initiative en faveur d'un monde sans armes nucléaires dans le cadre de la révision du concept stratégique de l'Alliance atlantique à la fin de cette année.
"
La Belgique prendra une initiative en ce sens avec l'Allemagne, les Pays-Bas, le Luxembourg et la Norvège dans le cadre de la révision du concept stratégique de l'OTAN cette année", a indiqué le chef du gouvernement.
Selon lui,
la Belgique est favorable à un monde sans armes nucléaires et défend cette position au sein de l'OTAN en préparation de la conférence de révision du traité sur la non prolifération (TNP), prévue en mai à New York.


2-2 Washington annonce une "réduction spectaculaire" de ses armes atomiques.
Le président Barack Obama élabore une stratégie de défense nucléaire qui comprendra une "réduction spectaculaire" du nombre d'armes atomiques des Etats-Unis, a annoncé lundi un haut responsable de son administration.

Cette stratégie, cohérente avec la volonté de M. Obama de lutter contre la prolifération nucléaire, "visera une réduction spectaculaire des stocks [d'armes nucléaires], tout en conservant une dissuasion solide et fiable par les investissements du budget" fédéral, a expliqué ce responsable sous le couvert de l'anonymat.
Cette mise à jour de la stratégie nucléaire américaine, la première depuis 2002, "ira plus loin que les précédentes en embrassant les buts de la non-prolifération, dont la sécurité nucléaire et les étapes que le président a développées à Prague", le 5 avril 2009, lorsqu'il avait prôné l'avènement d'un monde sans armes atomiques.

De même source, le document qui doit être présenté au Congrès à huis clos "visera un rôle accru pour les armes conventionnelles dans la dissuasion" et renoncera aux armes atomiques "anti-bunkers" voulues par la précédente administration de George W. Bush.

Selon le New York Times, qui a révélé dimanche soir les grandes lignes de ce document en préparation, il s'agirait de réduire le nombre de têtes nucléaires des Etats-Unis de "plusieurs milliers". Mais le journal souligne que plusieurs aspects de cette politique font l'objet de "débats passionnés au sein de l'administration" et que le secrétaire à la guerre, Robert Gates, doit soumettre à Barack Obama ces points à trancher lors d'une réunion lundi.

LEMONDE.FR avec AFP


2-3 Un retrait des 200 ogives nucléaires tactiques US ?

Signe des tensions au sein de l'administration, l'examen de la stratégie nucléaire américaine doit être présenté au Congrès avec deux mois de retard.

Les partisans de la dénucléarisation appellent le président à proclamer que "l'unique objet" de l'arme nucléaire est de dissuader une puissance nucléaire de menacer les Etats-Unis. Selon eux, la supériorité de l'armée américaine en matière d'armements classiques rend la bombe atomique inutile dans tout autre contexte.

D'une telle doctrine découlerait naturellement un retrait des 200 ogives nucléaires tactiques que Washington possède en Europe, retrait que cinq pays membres de l'OTAN (Allemagne, Belgique, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas) ont appelé de leurs vœux en février. Elle s'oppose à celle de "la dissuasion étendue" qui appelle les Etats-Unis à maintenir ou déployer leur "parapluie nucléaire" en Europe, en Asie et même au Moyen-Orient, incitant les pays protégés à ne pas chercher à se doter de leurs propres armes. 

Le "rôle accru pour les armes conventionnelles" évoqué par le responsable américain se traduirait par l'élaboration d'armes de forte puissance mais non nucléaires, dites "Prompt Global Strike" (frappe mondiale immédiate) selon le New York Times. Ces armes, tirées des Etats-Unis, devraient être capables de frapper n'importe où dans le monde dans un délai d'une heure. Parmi leur utilisation possible figurerait, selon le journal, des attaques contre "la direction d'Al-Qaida dans les montagnes du Pakistan", ou "contre un lancement de missile imminent en Corée du Nord".

Tout se passe comme si le premier projet trop médiatisé, pe rencontrant de trop fortes résistances,  avait été escamoté officiellement pour revenir beaucoup plus discrètement - qui en parle en dehors de Ria Novosti?

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2010-03-01/etats-u...


2-4 Quatre pontes politiques plaident pour un monde sans armes nucléaires.

Quatre personnalités politiques belges plaident pour le retrait des armes nucléaires. Un appel qui ne reste pas lettre morte puisque le Premier ministre Yves Leterme va soumettre le projet aux Etats-Unis. Quatre autres pays de l'Otan partagent la même position. 

Deux anciens Premiers ministres et deux ex-ministres des Affaires étrangères belges - Jean-Luc Dehaene (CD&V) et Guy Verhofstadt (Open Vld) ainsi que Louis Michel (MR) et Willy Claes (sp.a) qui a aussi été secrétaire général de l'Otan - publient ce vendredi une carte blanche dans la presse. Ces quatre poids lourds de la politique belge plaident en faveur du retrait des armes nucléaires d'Europe et donc aussi de Kleine-Brogel.

La Guerre froide est définitivement terminée. Il est temps d'adapter notre politique nucléaire aux nouvelles circonstances, écrivent les quatre ministres d'Etat. Cette carte blanche est une initiative de Tom Sauer, professeur de politique internationale à l'université d'Anvers, et de Jo Hanssens, président de Pax Christi.

Soutenons Obama

"Les armes nucléaires tactiques américaines en Europe ont perdu toute importance militaire", écrivent les ex-ministres qui ajoutent que "l'engagement du président américain Barack Obama en vue d'éliminer toutes les armes nucléaires mérite un soutien urgent".

"Nous appelons notre gouvernement à suivre l'exemple du gouvernement allemand et à plaider au sein de l'Otan pour un retrait rapide des armes nucléaires", écrivent encore les quatre ministres d'Etat.

Samedi 20. Février 2010 

http://fr.groups.yahoo.com/group/alerte_otan/message/2179...

 

Le plaidoyer, main sur le cœur, des politiciens atlantistes belges, en faveur du retrait des bombes de Kleine Brogel, pourrait bien être tout sauf spontané (cf http://fr.groups.yahoo.com/group/alerte_otan/message/2179...) Du fait